Création du programme de stages GNOME

En plus de son investissement dans les programmes Google Summer of Code et Outreachy, la fondation GNOME vient d’annoncer la création d’un nouveau programme de stages propre au projet GNOME, aux objectifs bien plus complexes et stratégiques.

Pour reprendre l’annonce officielle, « l’objectif du programme de stages GNOME est d’amener le développement vers des sujets qui sont essentiels à la réalisation des objectifs de GNOME. Pour accomplir des tâches aussi importantes, les projets de génie logiciel et les projets non techniques sont les bienvenus, et tout le monde est encouragé à poser sa candidature. Puisque ces tâches sont considérées comme étant plus complexes que ce que l’on trouve dans les autres programmes de stages de la communauté du logiciel libre, les stages GNOME auront une allocation de 8000$ pour une période de trois mois. La fondation GNOME est désormais en mesure de réorienter les fonds vers des thèmes spécifiques qui peuvent être levés par le biais de campagnes et d’autres initiatives. »

Les premiers projets proposés sont axés autour de la sécurité et du respect de la vie privée, comme la protection contre les attaques par le biais de l’USB (en se basant sur USBGuard), la création d’une application pour la gestion des mots de passe et autres identifiants, un nouveau portail PipeWire, la création d’une session invité, facilité l’utilisation de matériel cryptographique tel que TPM ou pouvoir ajuster automatiquement les politiques de sécurité en fonction de la position géographique de l’utilisateur (domicile, travail, lieu public, conférence).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page du programme ou celle des différents projets.

La fondation GNOME adhère au Manifeste des données utilisateur 2.0

Ces dernières années, Microsoft a fait de gros progrès en ce qui concerne la stabilité et la sécurité de ses produits. Dans le même temps, le logiciel libre a également énormément progressé en termes d’ergonomie et de simplicité d’utilisation. À tel point que de nos jours, les offres sont sensiblement identiques des deux côtés, et la bataille se joue désormais sur les questions de respect de l’utilisateur, de sa vie privée, et du contrôle de ses données.

C’est dans cet esprit que la version 2.0 du Manifeste des données utilisateur (User Data Manifesto) a été annoncée le 29 août, lors de la conférence des contributeurs d’ownCloud qui se déroulait à Berlin. Cette nouvelle version, plus claire et concise, définit le droit fondamental au respect de la vie privée à l’ère du numérique, et les différents droits auxquels devraient pouvoir prétendre chaque utilisateur :

Le contrôle des données. Les données volontairement envoyées par l’utilisateur devraient rester sous le contrôle ultime de l’utilisateur. Les utilisateurs devraient être en mesure de pouvoir décider à qui accorder un accès direct à leurs données, ainsi que les conditions et la licence accordées pour un tel accès.

Savoir comment les données utilisateur sont stockées. Lorsque les données utilisateur sont envoyées vers un fournisseur de service spécifique, les utilisateurs devraient être informés de la localisation géographique où le fournisseur de service sauvegarde les données, dans quelle juridiction le fournisseur de service opère, ainsi que les lois qui y sont appliquées.

La liberté de choisir une plate-forme. Les utilisateurs devraient toujours être en mesure de pouvoir récupérer leurs données à tout moment, sans subir le moindre enfermement propriétaire. Des standards ouverts pour les formats de fichiers et les protocoles sont nécessaires pour pouvoir offrir de telles garanties.

Et comme l’indique la fondation dans son communiqué, « GNOME est fier de supporter le Manifeste des données utilisateur, et espère que d’autres projets feront de même. En tant que projet de logiciel libre, GNOME a travaillé dur pour faire en sorte que chacun puisse avoir accès à une plate-forme qui leur redonne le contrôle de leurs ordinateurs et de leurs données. Et puisque de plus en plus de données personnelles sont désormais sauvegardées dans le cloud, il est crucial que les utilisateurs sachent où sont stockées leurs données, et qu’ils puissent y accéder avec des logiciels libres et open source. »