GNOME pourrait avoir son application simple de dessin

Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir besoin d’effectuer diverses manipulations plutôt basiques sur une image : découpage, déplacement, ajout de texte, un peu de dessin… Et tout de suite, on pense à des applications telles que GIMP ou Krita. Mais quand on est pas infographiste, on peut vite être découragé par le foisonnement d’options, où tout paraît compliqué.

Des recherches plus approfondies nous donnent bien GNU Paintgnome-paint et autre KolourPaint, mais soit les applications sont abandonnées depuis de nombreuses années (2007 et 2010 pour les deux premières), utilisent de vieilles technologies (GTK+ 2) et ne respectent pas les bonnes pratiques pour l’IHM de GNOME, soit nécessitent d’installer de nombreuses dépendances relatives à KDE et ne s’intégreront pas correctement dans notre environnement préféré.

Marcin Kolny a donc décidé de prendre le problème à bras-le-corps et de se lancer dans le développement d’une toute nouvelle application, GNOME Paint, qui fera peut être un jour parti des applications GNOME officielles.

Comme vous pouvez le constater sur le capture d’écran, il s’agit d’une version préliminaire et un designer est activement recherché. Mais avec un peu de chance, une première version utilisable sera peut-être disponible fin juillet pour le GUADEC 2017.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’annonce de Marcin Kolny sur son blog.

Pourquoi GNOME ?

Maintenant que Mark Shuttleworth vient d’annoncer l’abandon d’Unity 8 (et probablement celui de Mir), certains se posent la question du choix de GNOME sur les forums, plutôt qu’un environnement plus traditionnel comme peuvent l’être MATE ou Xfce.

Je vais donc profiter de l’occasion pour rappeler qu’un environnement de bureau ne se limite pas à la partie visible, que ce soit avec ou sans panel au bas de l’écran et autre menu principal.

Mais avant toute chose, il est important de rappeler qu’Ubuntu a toujours utilisé GNOME, ne remplaçant finalement que son shell par ce fameux Unity. Mais pour tout le reste, que ce soit les applications de base (gestionnaire de fichiers, éditeur de texte, visionneur d’images, agenda, contacts, terminal…), le centre de contrôle ou les technologies sous-jacentes (GTK+, GVFS, GStreamer, Cairo, D-Bus, dconf…), la majeure partie des différentes briques nécessaires pour pouvoir proposer un environnement complet, homogène, fonctionnel… provenaient du projet GNOME.

Ce même GNOME qui n’a aucun problème à s’appuyer sur des projets modernes tels que systemd, PulseAudio, NetworkManager… qui permettent de construire un environnement robuste et pleinement fonctionnel, parfaitement adapté à notre époque (technologies récentes, informatique dans les nuages, mobilité…), là où d’autres préfèrent partir dans des trolls sans fin, préférant voir l’utilisateur tout configurer par lui-même plutôt que de lui proposer un environnement qui juste marche.

Ensuite, et c’est le plus important, il ne faut pas limiter un environnement de bureau à un panel et un menu principal. Ça se doit d’être avant tout une plateforme proposant un certain nombre de technologies (bibliothèques, frameworks, couches d’abstraction, système de configuration…) facilitant le travail des développeurs tout en leur permettant de concevoir des applications qui seront parfaitement intégrées à l’environnement et qui pourront interagir les unes avec les autres.

Cinq jours avant l’annonce de Mark Shuttleworth, Dustin Kirkland, le chef de projet d’Ubuntu, intervenait sur Hacker News pour interroger la communauté et connaître ses retours et ses attentes quant à la version 17.10 d’Ubuntu. Une intervention suivie avec grand intérêt par Christian Schaller, le responsable de l’équipe Red Hat en charge de l’environnement de bureau GNOME. Deux jours avant l’annonce de Mark Shuttleworth, ce dernier publiait à son tour un long billet de blog pour rappeler que la majeure partie des demandes étaient déjà présentes dans Fedora au travers de GNOME, Wayland, libinput et autres technologies libres nécessaires pour obtenir un bureau pleinement fonctionnel.

Parmi les principaux points soulevés, on peut citer la prise en charge des écrans à haute densité de pixels, qui se trouvent être déjà fonctionnels sous GNOME avec une mise à l’échelle 2, et dont la mise à l’échelle fractionnée (par exemple, 1.5) devrait arriver dans Fedora 27, voir même dans Fedora 26 s’ils arrivent à tout finaliser dans les temps. Il en profite d’ailleurs pour rappeller qu’en plus de sa prise en charge dans GNOME, Red Hat a employé des développeurs pour que Firefox et LibreOffice puissent utiliser GTK+ 3 et être compatibles avec Wayland.

Pouvoir utiliser les pavés tactiles avec trois doigts ou plus. Pendant longtemps, on ne pouvait utiliser que des gestes utilisant maximum deux doigts. Là encore, dans le but de supprimer une telle limitation, Red Hat a mis des développeurs sur le coup pour créer libinput et améliorer les pilotes comme celui de Synaptics, qui utilisait encore le port de communication PS/2, ce qui limitait les possibilités.

Faire des progrès sur la consommation énergétique en cas d’utilisation d’un ordinateur portable. Là encore, Red Hat a embauché des développeurs pour investiguer, corriger ce qui pouvait l’être, discuter avec les fabricants de matériel en vue d’améliorer leurs pilotes (comme ceux de nVidia, qui ne sont malheureusement pas libres).

GNOME Battery Bench

Corriger les problèmes concernant l’UEFI. Là encore, un employé Red Hat est membre du comité UEFI, ce qui aide grandement à ce que tout se passe bien avec le libre. Tout comme ils ont également embauché des développeurs pour que la mise à jour des firmwares UEFI puissent se faire directement depuis la logithèque GNOME. Christian Schaller en profite d’ailleurs pour annoncer que normalement, d’ici la fin de l’année tous les principaux fabricants devraient fournir des mises à jour au travers du service fwupd qu’utilise la logithèque GNOME.

Wayland. Les utilisateurs d’Ubuntu réclamaient Wayland. Ça tombe bien, c’est le choix par défaut sous GNOME :p Christian Schaller annonce qu’en plus du multi-DPI, on devrait voir arriver la prise en charge du HDR (grande gamme dynamique) ainsi que la prochaine génération de machines hybrides (multi-GPU), en travaillant de concert avec nVidia pour s’assurer que leurs pilotes fonctionnent parfaitement sur des systèmes libres (comprendre, sans avoir à bidouiller).

Quelque chose comme Redshift. Pour rappel, il s’agit d’une application permettant d’ajuster la température de couleur d’un écran en fonction du moment de la journée. Et là encore, ça tombe bien, avant même qu’Apple ne propose son Night Shift avec macOS 10.12.4 ou Microsoft son Mode Nuit avec la Creators Update de Windows 10, GNOME proposait déjà un mode nuit dans GNOME 3.24.

Le mode nuit dans GNOME 3.24

Amélioration du processus de mise à jour des pilotes graphiques. Je ne vais pas le répéter à chaque fois (enfin si, un peu, ça permet de bien réaliser tout ce qu’aurait dû faire Canonical dès le début), mais là encore, Red Hat possède toute une équipe pour travailler sur la pile graphique Linux (Wayland, Mesa, les pilotes…). Et un projet important aura été le développement avec nVidia de la bibliothèque glvnd qui permet d’utiliser plusieurs implémentations d’OpenGL en parallèle. Finis le risque de voir le pilote nVidia écraser les fichiers de Mesa ou inversement. Plus besoin non plus d’une bidouille à la Bumblebee pour utiliser son APU au quotidien, puis basculer facilement sur le GPU de la carte dédiée quand on souhaite se faire une petite partie de jeu vidéo.

Amélioration de la prise en charge des imprimantes. Là encore, plusieurs développeurs Red Hat s’assurent que CUPS (qui est un projet Apple, pour l’anecdote) fonctionne parfaitement bien. Et côté GNOME, la version 3.24 offre désormais une gestion des imprimantes bien plus simple et efficace.

Meilleure prise en charge du Bluetooth. Là encore, il y a plusieurs développeurs Red Hat sur le coup. Et parmi les changements à venir (sans doute dans PulseAudio 11), on peut citer par exemple une modification de Christian Kellner qui améliorera le choix des périphériques par défaut. Actuellement, PulseAudio privilégie la carte audio PCI, suivi des cartes audio USB, pour finir par un périphérique Bluetooth. À l’avenir, les choix par défaut devraient être plus logiques. Si l’on branche une carte audio USB, c’est sans doute que l’on ne souhaite pas utiliser le chipset audio fournit de base avec la carte mère. Même chose pour les micro-casques, dont la sortie audio n’était pas automatiquement redirigée vers ces derniers. Autre apport intéressant, le rapport d’état de la batterie de certains modèles devrait également faire parti des changements à venir.

Tout ça pour conclure que si l’on regarde honnêtement des bureaux comme MATE ou Xfce, qui ne gèrent pas ou de façon limitée tous les points soulevés (et tous n’ont pas été abordés, comme la prise en charge des services en ligne, la compatibilité Microsoft Exchange nécessaire aux entreprises, de meilleures applications de productivité (agenda, contacts…), la documentation, le design et l’ergonomie…), on comprend mieux le choix de Canonical de continuer à privilégier GNOME.

D’autant plus que rien ne les oblige à proposer un GNOME vanilla. Ils pourraient très bien adapter leur dock ou proposer certaines extensions par défaut.

Ubuntu abandonne Unity 8 et revient vers GNOME

Dans un billet de blog, Mark Shuttleworth, fondateur d’Ubuntu et de Canonical, annonce mettre fin au développement d’Unity 8, de la téléphonie et de la convergence, tout en confirmant qu’Ubuntu 18.04 LTS utilisera bel et bien GNOME.

Le cas de Mir n’est pas évoqué, mais sachant que GNOME a clairement fait le choix de Wayland, j’imagine qu’ils abandonneront également le développement de ce dernier.

Et bien qu’il soit bien trop tôt pour en parler, j’espère qu’une telle décision signifiera l’emploi de développeurs à temps plein sur GNOME, Wayland et autres technologies libres nécessaires au bureau et qu’ils ne se contenteront pas d’utiliser ce qui est produit par la communauté, sans réellement y participer activement.

Si la convergence comptait autant pour Mark Shuttleworth, qui voyait en elle l’avenir, il faut espérer qu’il réalise que la possession d’un smartphone Ubuntu n’est pas un prérequis obligatoire pour pouvoir proposer une telle expérience, et que de développer un équivalent GNOME à KDE Connect, permettant de recevoir et d’envoyer des SMS directement depuis notre bureau, de voir apparaître les notifications de notre smartphone dans la zone de notification de GNOME, de pouvoir facilement transférer des fichiers dans les deux sens, de pouvoir verrouiller ou déverrouiller notre station selon que l’on s’approche ou que l’on s’éloigne d’elle avec notre smartphone en poche, et bien plus encore, sera déjà un grand pas en avant.

Et qu’avec un tel cadeau à la communauté, on sera particulièrement reconnaissant d’une telle contribution et qu’on arrêtera, à n’en pas douter, de troller comme quoi ils n’ont toujours fait que réinventer la roue sans jamais rien contribuer d’utile…

Sortie de GNOME Twitch 0.4.0

GNOME Twitch est une application permettant de profiter du service de streaming et de VOD de jeu vidéo, d’e-sport et d’émissions apparentées Twitch, directement depuis votre bureau. L’application permet de parcourir les différentes chaînes, d’accéder aux différents jeux, d’ajouter des favoris, et bien évidemment de visionner les différents flux vidéo.

Les différentes chaînes

Avec cette nouvelle version, les développeurs semblent avoir particulièrement travaillé la stabilité de leur application, ainsi que la gestion des erreurs et des rapports qui en découlent, tout en apportant néanmoins quelques nouveautés :

  • Réactivation des notifications
  • Déplacement et redimensionnement plus simple de la salle de discussion
  • Sélection de la langue depuis les paramètres, ce qui permet de filtrer automatiquement les chaînes selon la langue sélectionnée
  • Possibilité de rechercher des chaînes hors ligne
  • Affichage des différentes qualités disponibles pour les flux
  • Affichage de tous les badges, y compris les nouveaux ou les temporaires
  • Amélioration de la barre de notifications avec l’ajout d’une file d’attente et l’affichage des erreurs
  • Affichage du nombre de spectateurs pour les jeux
La lecture d’un flux vidéo

Sortie de GNOME 3.24

Ça y est. Le tout nouveau GNOME 3.24 est disponible.

Parmi les principales nouveautés, nous retiendrons l’apparition d’un mode nuit censé nous prémunir des problèmes d’endormissement et de fatigue oculaire. Le Centre de contrôle a été révisé, la gestion des comptes en ligne, des imprimantes et des utilisateurs ayant été retravaillée. Il est par exemple bien plus simple de connaître l’emplacement et le niveau d’encre de chaque imprimante (pratique pour les entreprises qui en possèdent un certain nombre). Il en va de même de la zone de notification, qui est désormais plus simple et plus lisible. Les informations météorologiques y ont également été intégrées.

Le navigateur Web contient quant à lui un certain nombre d’améliorations concernant la barre d’adresse, la gestion des onglets, l’organisation des signets ou la protection de la vie privée.

Photos dispose d’une meilleure vue, affichant des vignettes plus grosses, de meilleure qualité et qui remplissent mieux l’espace disponible. De nouveaux outils d’éditions d’exposition et de manipulation des noirs font également leur apparition et les coordonnées GPS des photographies disposant de telles informations sont désormais affichées.

Les icônes ont également été refaites. Plus grandes, plus claires, plus engageantes, elles seront également de bien meilleure qualité sur les écrans HiDPI.

Les tablettes Wacom disposent d’une bien meilleure prise en charge : compatibilité Wayland, configuration indépendante des stylets, préréglages, applications pouvant définir des actions sur la tablette…

Et bien évidemment, en plus des principales nouveautés, nous avons droit à de nombreuses petites améliorations bienvenues un peu partout, comme la prise en charge des machines disposant de plusieurs cartes graphiques, permettant de lancer des applications sur l’une ou l’autre directement depuis l’environnement de bureau. Agenda offre enfin sa vue semaine tant attendue, ainsi que la possibilité de glisser déposer des événements. Logiciels offre une bien meilleure prise en charge des paquets Flatpak. Fichiers permet d’interagir plus facilement avec des dossiers ou des fichiers nécessitant des droits supplémentaires en vous demandant un mot de passe…

Et le meilleur pour la fin, une nouvelle application, Recettes, fait son apparition :p

Mais je ne vais pas refaire les notes de version, qui ont (plus ou moins :) été traduites en français et que je vous invite à lire.

Sortie d’un thème Arc pour Thunderbird

Après Firefox, VLC ou Telegram, c’est désormais au tour du célèbre client de messagerie Thunderbird d’avoir droit à son thème Arc.

Lightning, le module agenda de Thunderbird, avec le thème Arc

Le thème est toujours au statut d’alpha et peut comporter quelques problèmes. Si vous souhaitez tout de même l’essayer, il vous faudra télécharger le fichier .xpi sur le site officiel puis, dans Thunderbird, vous rendre dans le menu Outils, Modules complémentaires, cliquer sur la roue crantée puis choisir Installer un module depuis un fichier…

Faire passer GNOME pour macOS

GNOME 3.22 façon macOS

On l’a vu précédemment, il suffit de deux ou trois extensions pour transformer votre GNOME en quelque chose de plus proche de Windows, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal. Et comme nous allons le voir, il n’est guère plus difficile de le faire ressembler à macOS ;-)

Mais avant de commencer, petit rappel. Les dossiers commençant par un point sont des dossiers cachés. Pour pouvoir les afficher, vous pouvez soit passer par l’icône hamburger du gestionnaire de fichiers pour activer l’option Afficher les fichiers cachés, soit utiliser le raccourci clavier Ctrl+h. Si un dossier est manquant, vous pouvez sans problème le créer, mais n’oubliez pas le point en début de nom.

1. Installation du thème Gnome-OSX

Le thème contient des variantes claires et sombres pour le shell, ainsi qu’un thème de fenêtres avec ou sans transparence. Une fois les archives téléchargées, décompressez-les dans le dossier .themes de votre dossier personnel.

Il vous suffit ensuite de vous rendre dans l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir Gnome-OSX en tant que thèmes GTK+ et Shell.

Selon votre distribution, si le thème du Shell n’est pas accessible, il vous faudra activer ou installer l’extension User Themes.

2. Installation du thème d’icônes La Capitaine

La Capitaine est un thème d’icônes s’inspirant du style très coloré de macOS. Une fois téléchargée, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .icons de votre dossier personnel.

Là encore, il vous suffit de passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir le thème d’icônes La Capitaine.

3. Ajouter un dock

Il existe plusieurs docks qui s’intègrent bien à GNOME, comme l’extension Dash to Dock ou l’application Plank.

Dash to Dock ne ressemblant pas particulièrement à celui de macOS par défaut, il vous suffit pour cela d’accéder à ses préférences, de vous rendre dans l’onglet Apparence, de choisir le blanc comme couleur du dock puis de diminuer son opacité.

Dans le cas de Plank, il existe des thèmes tout prêts, tels que Gnosemite, qui le feront aussitôt ressembler à celui de macOS. Une fois le thème téléchargé, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .local/share/plank/themes de votre dossier personnel.

4. Changer de police

Sur macOS, Apple utilise la police San Franciso, qui fait partie de la famille Lucida Grande. Malheureusement, cette police étant non libre, celle qui s’en rapprochera le plus sera Garuda.

Là encore, il faudra passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, sélectionner l’onglet Polices, puis choisir Garuda Bold pour les titres de fenêtres, ainsi que Garuda Regular pour le reste de l’interface.

Bien évidemment, cette partie est facultative et vous êtes libre d’utiliser la police de votre choix.

5. Passer les boutons de fenêtres à gauche

Il vous faut cette fois-ci lancer l’Éditeur dconf, vous rendre ensuite dans /org/gnome/desktop/wm/preferences/button-layout puis changer la valeur par close,minimize,maximize:

Pour annuler la modification, il vous suffira d’activer l’option Utiliser la valeur par défaut.

Et voilà, grâce à ce statut social nouvellement acquis, vous pourrez vous aussi pavoiser auprès de vos amis :p

Configurer votre environnement de façon plus traditionnelle

GNOME 3.22 avec l’extension Dash to Panel et des icônes sur le bureau

Dès que l’on entend parler de GNOME sur les forums, vous pouvez être certain qu’une ou plusieurs personnes vont intervenir pour signaler ô combien elles n’aiment pas son ergonomie, préférant de loin d’autres environnements plus traditionnels, disposant par exemple d’une barre des tâches et d’un menu principal.

S’ensuit ensuite une série d’arguments de mauvaise foi, comme quoi si ça ne correspond pas par défaut exactement à ce que l’on recherche et qu’il faut installer une palanquée d’extensions pour obtenir le résultat attendu (avec en général un rappel comme quoi c’était bien présent du temps de GNOME 2), c’est qu’il s’agit fatalement d’un mauvais environnement. Ou, du moins, qu’il ne répond absolument pas à leur besoin.

Maintenant, si de modifier son environnement était réellement long et fastidieux, ça pourrait se comprendre. Mais ce n’est pas le cas. En comptant large, vous verrez qu’il faut moins de cinq minutes pour obtenir un environnement plus traditionnel, et que ça n’a absolument rien de compliqué. Aucune ligne de commande, aucune édition de fichier de configuration ou autre action obscure. C’est réellement à la portée du premier venu.

Mais avant de commencer, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi les équipes de GNOME ont fait de tels choix. L’argument qui revient le plus souvent, c’est qu’ils recherchaient un environnement simple, comportant le moins de distractions possible, pour que l’on puisse se concentrer sur ce qui compte. Personnellement, je perçois également GNOME comme une feuille blanche qui me laisse le configurer à loisir.

Chaque personne étant différente, elle possédera une vision toute aussi différente de ce que sera le bureau idéal. Certaines personnes adorent disposer de nombreuses icônes sur leur bureau, quand d’autres ont horreur de ça. Certaines personnes souhaitent disposer d’un panel au bas de l’écran, quand d’autres le préfèrent en haut. Certains préfèrent encore disposer d’un dock plutôt que d’un panel… quand d’autres font le choix de n’avoir ni l’un ni l’autre.

À partir de là, à l’inverse d’un Windows ou d’un macOS, d’un MATE ou d’un Cinnamon qui vous imposeraient leurs choix, GNOME vous laisse la possibilité d’obtenir facilement et rapidement ce qui vous convient le mieux.

Nous allons donc aujourd’hui le configurer à la manière d’un Windows ou d’un KDE Plasma, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal, puis dans un prochain article, nous verrons qu’il est finalement tout aussi simple d’obtenir un clone de macOS ;-)

1. Dash to Panel

Prévisualisation des fenêtres quand on passe le curseur au dessus d’une icône

Cette extension va ajouter un panel au bas de l’écran, vous permettant ainsi de pouvoir basculer rapidement d’une application à l’autre ou d’accéder rapidement à vos applications favorites. Bien évidemment, l’extension dispose de nombreuses options, concernant aussi bien son style : emplacement du panel, en bas ou en haut de l’écran, la taille des icônes ou du panel, le choix des indicateurs pour distinguer les applications en cours d’utilisation (avec ou sans le focus), l’emplacement de l’horloge, la présence ou non de boutons pour voir le bureau ou accéder au mode activités, et bien d’autres encore.

2. TopIcons Plus

Cette extension permet de déplacer les icônes de notifications (Steam, Skype, votre client BitTorrent…) du tiroir de messagerie vers le panel.

3. Gno-Menu

Gno-Menu en mode liste, suivi d’une partie de ses préférences

Il existe de nombreuses extensions GNOME offrant un menu principal, mais celle-ci semble plutôt complète : accès rapide à vos applications (fréquemment utilisées, favorites, par catégories…), dossiers et autres signets. Une série de boutons permettent également un accès rapide à la mise en veille, l’extinction, le verrouillage de la session, le changement d’utilisateur. L’extension dispose bien évidemment de nombreuses options de personnalisation : panneau normal ou compact, la catégorie à afficher par défaut, le choix d’une vue en liste ou en grille, la taille des icônes, le choix du raccourci clavier… jusqu’au nom que vous préférez voir affiché pour votre menu.

Le menu respecte bien évidemment votre thème. Il s’agit sur la capture du thème Arc dans sa version claire.

4. Icônes sur le bureau

L’outil de personnalisation de GNOME

Il vous suffit de lancer l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Bureau, puis d’activer d’option Icônes sur le bureau. Vous pouvez également choisir quelles icônes afficher : dossier personnel, serveurs réseau, corbeille, volumes montés.

5. Boutons pour minimiser / maximiser les fenêtres

Toujours dans l’Outil de personnalisation de GNOME, onglet Fenêtres, option Boutons de la barre de titre, vous pouvez activer indépendamment les boutons minimiser et maximiser.

Et voilà, c’est fini. Comme convenu, d’activer trois extensions et trois options dans l’outil de personnalisation n’aura pas pris plus de cinq minutes.

Pour ceux qui souhaiteraient aller encore plus loin, il existe également une extension pour désactiver le coin actif (No Topleft Hot Corner), pour choisir l’emplacement des notifications (Panel OSD), obtenir un panel transparent (Dynamic Panel Transparency) ou changer de bureau virtuel à l’aide de la molette de la souris (Top Panel Workspace Scroll).