Pourquoi GNOME ?

Maintenant que Mark Shuttleworth vient d’annoncer l’abandon d’Unity 8 (et probablement celui de Mir), certains se posent la question du choix de GNOME sur les forums, plutôt qu’un environnement plus traditionnel comme peuvent l’être MATE ou Xfce.

Je vais donc profiter de l’occasion pour rappeler qu’un environnement de bureau ne se limite pas à la partie visible, que ce soit avec ou sans panel au bas de l’écran et autre menu principal.

Mais avant toute chose, il est important de rappeler qu’Ubuntu a toujours utilisé GNOME, ne remplaçant finalement que son shell par ce fameux Unity. Mais pour tout le reste, que ce soit les applications de base (gestionnaire de fichiers, éditeur de texte, visionneur d’images, agenda, contacts, terminal…), le centre de contrôle ou les technologies sous-jacentes (GTK+, GVFS, GStreamer, Cairo, D-Bus, dconf…), la majeure partie des différentes briques nécessaires pour pouvoir proposer un environnement complet, homogène, fonctionnel… provenaient du projet GNOME.

Ce même GNOME qui n’a aucun problème à s’appuyer sur des projets modernes tels que systemd, PulseAudio, NetworkManager… qui permettent de construire un environnement robuste et pleinement fonctionnel, parfaitement adapté à notre époque (technologies récentes, informatique dans les nuages, mobilité…), là où d’autres préfèrent partir dans des trolls sans fin, préférant voir l’utilisateur tout configurer par lui-même plutôt que de lui proposer un environnement qui juste marche.

Ensuite, et c’est le plus important, il ne faut pas limiter un environnement de bureau à un panel et un menu principal. Ça se doit d’être avant tout une plateforme proposant un certain nombre de technologies (bibliothèques, frameworks, couches d’abstraction, système de configuration…) facilitant le travail des développeurs tout en leur permettant de concevoir des applications qui seront parfaitement intégrées à l’environnement et qui pourront interagir les unes avec les autres.

Cinq jours avant l’annonce de Mark Shuttleworth, Dustin Kirkland, le chef de projet d’Ubuntu, intervenait sur Hacker News pour interroger la communauté et connaître ses retours et ses attentes quant à la version 17.10 d’Ubuntu. Une intervention suivie avec grand intérêt par Christian Schaller, le responsable de l’équipe Red Hat en charge de l’environnement de bureau GNOME. Deux jours avant l’annonce de Mark Shuttleworth, ce dernier publiait à son tour un long billet de blog pour rappeler que la majeure partie des demandes étaient déjà présentes dans Fedora au travers de GNOME, Wayland, libinput et autres technologies libres nécessaires pour obtenir un bureau pleinement fonctionnel.

Parmi les principaux points soulevés, on peut citer la prise en charge des écrans à haute densité de pixels, qui se trouvent être déjà fonctionnels sous GNOME avec une mise à l’échelle 2, et dont la mise à l’échelle fractionnée (par exemple, 1.5) devrait arriver dans Fedora 27, voir même dans Fedora 26 s’ils arrivent à tout finaliser dans les temps. Il en profite d’ailleurs pour rappeller qu’en plus de sa prise en charge dans GNOME, Red Hat a employé des développeurs pour que Firefox et LibreOffice puissent utiliser GTK+ 3 et être compatibles avec Wayland.

Pouvoir utiliser les pavés tactiles avec trois doigts ou plus. Pendant longtemps, on ne pouvait utiliser que des gestes utilisant maximum deux doigts. Là encore, dans le but de supprimer une telle limitation, Red Hat a mis des développeurs sur le coup pour créer libinput et améliorer les pilotes comme celui de Synaptics, qui utilisait encore le port de communication PS/2, ce qui limitait les possibilités.

Faire des progrès sur la consommation énergétique en cas d’utilisation d’un ordinateur portable. Là encore, Red Hat a embauché des développeurs pour investiguer, corriger ce qui pouvait l’être, discuter avec les fabricants de matériel en vue d’améliorer leurs pilotes (comme ceux de nVidia, qui ne sont malheureusement pas libres).

GNOME Battery Bench

Corriger les problèmes concernant l’UEFI. Là encore, un employé Red Hat est membre du comité UEFI, ce qui aide grandement à ce que tout se passe bien avec le libre. Tout comme ils ont également embauché des développeurs pour que la mise à jour des firmwares UEFI puissent se faire directement depuis la logithèque GNOME. Christian Schaller en profite d’ailleurs pour annoncer que normalement, d’ici la fin de l’année tous les principaux fabricants devraient fournir des mises à jour au travers du service fwupd qu’utilise la logithèque GNOME.

Wayland. Les utilisateurs d’Ubuntu réclamaient Wayland. Ça tombe bien, c’est le choix par défaut sous GNOME :p Christian Schaller annonce qu’en plus du multi-DPI, on devrait voir arriver la prise en charge du HDR (grande gamme dynamique) ainsi que la prochaine génération de machines hybrides (multi-GPU), en travaillant de concert avec nVidia pour s’assurer que leurs pilotes fonctionnent parfaitement sur des systèmes libres (comprendre, sans avoir à bidouiller).

Quelque chose comme Redshift. Pour rappel, il s’agit d’une application permettant d’ajuster la température de couleur d’un écran en fonction du moment de la journée. Et là encore, ça tombe bien, avant même qu’Apple ne propose son Night Shift avec macOS 10.12.4 ou Microsoft son Mode Nuit avec la Creators Update de Windows 10, GNOME proposait déjà un mode nuit dans GNOME 3.24.

Le mode nuit dans GNOME 3.24

Amélioration du processus de mise à jour des pilotes graphiques. Je ne vais pas le répéter à chaque fois (enfin si, un peu, ça permet de bien réaliser tout ce qu’aurait dû faire Canonical dès le début), mais là encore, Red Hat possède toute une équipe pour travailler sur la pile graphique Linux (Wayland, Mesa, les pilotes…). Et un projet important aura été le développement avec nVidia de la bibliothèque glvnd qui permet d’utiliser plusieurs implémentations d’OpenGL en parallèle. Finis le risque de voir le pilote nVidia écraser les fichiers de Mesa ou inversement. Plus besoin non plus d’une bidouille à la Bumblebee pour utiliser son APU au quotidien, puis basculer facilement sur le GPU de la carte dédiée quand on souhaite se faire une petite partie de jeu vidéo.

Amélioration de la prise en charge des imprimantes. Là encore, plusieurs développeurs Red Hat s’assurent que CUPS (qui est un projet Apple, pour l’anecdote) fonctionne parfaitement bien. Et côté GNOME, la version 3.24 offre désormais une gestion des imprimantes bien plus simple et efficace.

Meilleure prise en charge du Bluetooth. Là encore, il y a plusieurs développeurs Red Hat sur le coup. Et parmi les changements à venir (sans doute dans PulseAudio 11), on peut citer par exemple une modification de Christian Kellner qui améliorera le choix des périphériques par défaut. Actuellement, PulseAudio privilégie la carte audio PCI, suivi des cartes audio USB, pour finir par un périphérique Bluetooth. À l’avenir, les choix par défaut devraient être plus logiques. Si l’on branche une carte audio USB, c’est sans doute que l’on ne souhaite pas utiliser le chipset audio fournit de base avec la carte mère. Même chose pour les micro-casques, dont la sortie audio n’était pas automatiquement redirigée vers ces derniers. Autre apport intéressant, le rapport d’état de la batterie de certains modèles devrait également faire parti des changements à venir.

Tout ça pour conclure que si l’on regarde honnêtement des bureaux comme MATE ou Xfce, qui ne gèrent pas ou de façon limitée tous les points soulevés (et tous n’ont pas été abordés, comme la prise en charge des services en ligne, la compatibilité Microsoft Exchange nécessaire aux entreprises, de meilleures applications de productivité (agenda, contacts…), la documentation, le design et l’ergonomie…), on comprend mieux le choix de Canonical de continuer à privilégier GNOME.

D’autant plus que rien ne les oblige à proposer un GNOME vanilla. Ils pourraient très bien adapter leur dock ou proposer certaines extensions par défaut.

11 réflexions au sujet de « Pourquoi GNOME ? »

  1. Étant utilisateur GNOME. Je trouve que cet article fait plus l’éloge de fedora que de GNOME (ex: amélioration du pilote synaptic ne dépend pas de GNOME et si l’amélioration est remonté au projet source tout le monde en profite) de plus wayland n’est pas obligatoire avec GNOME, d’autre distributions utilisant GNOME sont toujours sur xorg. Pareil le soucis des perf est généralement un travail bas niveau et dépend peu du bureau. Bien-sûr on peut optimiser le bureau pour qu’il consomme moins, ajouter des options pour gérer la veille… Mais cela est minime par rapport au optimisation bas niveau. L’uefi n’as que peu à voir avec gnome et heureusement que l’ont peut installer autre chose que GNOME sur une machine qui a l’uefi. Fedora ne possède pas de support si je cherche un tel environnement je me tourne vers rhel qui possède bien GNOME mais pas wayland par exemple. Du coup je ne trouve pas que cet article justifie particulièrement GNOME mais est plus une proposition pour passer à fedora. Ce qui pour moi n’a rien à voir. Fedora est plus pour du développement dernière techno alors qu’ubuntu assure un minimum de support.

    1. Là où certaines distributions vont proposer tous les environnements possibles et imaginables, Fedora se concentre exclusivement sur GNOME. Bon, ok, il existe bien différentes saveurs, mais ce sont des projets communautaires. Les développeurs payés par Red Hat bossent uniquement sur GNOME.

      Je ne retrouve plus le billet de blog, mais il me semble que c’est Paul Frields qui racontait à l’époque de la mise en place de Fedora.next qu’ils ne voulaient plus que Fedora se contente d’intégrer GNOME comme le ferait n’importe quelle autre distribution. Fedora se devait d’avoir une vision claire de ce que devait être le système d’exploitation dans sa globalité, avoir des objectifs, regarder honnêtement ce qui n’allait pas et surtout, développer et améliorer tout ce qui aurait été nécessaire pour y arriver.

      Je parle donc beaucoup de Red Hat et Fedora puisque ils sont clairement, et de loin, le plus gros employeur de développeurs sur le projet GNOME et toutes les briques importantes. Alors oui, c’est libre, et à l’arrivée, n’importe quelle autre distribution peut reprendre GNOME et l’intégralité des contributions de Red Hat / Fedora. Mais je ne pense pas que l’on puisse bénéficier par défaut de la même expérience sur n’importe quelle distribution (après, en ajoutant ce qui manque et en bidouillant un peu, peu importe la distribution, on pourra toujours obtenir le même résultat). Mais j’insiste bien sur le par défaut, puisque ça correspond à ce qu’attendent la majorité des utilisateurs. Un système qui fonctionne parfaitement par défaut, qui propose la meilleure expérience utilisateur par défaut.

      Si on prend la dernière Ubuntu, on avait droit à GNOME 3.20 avec des bouts en 3.22 (avec de précédentes versions d’Ubuntu, il y avait parfois jusqu’à 2-3 versions de retard sur certains modules comme Nautilus ou Gedit). Ça utilise X.org plutôt que Wayland (et on fait donc une croix sur les nouvelles fonctionnalités, comme celles relatives à la sécurité), les applications par défaut n’étaient pas forcément celles conseillées par GNOME… Sous Arch, il avait fallu attendre deux ans avant de pouvoir bénéficier de la logithèque (anecdote marrante, il aura fallu attendre que ce soit un développeur Red Hat qui développe le backend nécessaire au gestionnaire de paquets de cette distribution) et quand on y a eu droit, il avait encore fallu attendre plusieurs versions avant de bénéficier des captures d’écran dans les présentations d’applications. Tandis qu’avec Fedora, on bénéficie du dernier GNOME, de la configuration idéale, des choix technologiques qui vont bien… En gros, de la meilleure intégration, et par ricochet, de la meilleure expérience utilisateur (personnellement je suis sous Arch, mais ce n’est clairement pas la distribution que je conseillerai à monsieur tout le monde :)

      Maintenant, je ne pense pas qu’il faille faire la distinction entre le bureau et d’autres composants plus bas niveau, puisque l’utilisateur n’aura que faire de tout ça. Ce qu’il attend, c’est un tout cohérent, fonctionnel, qui réponde parfaitement à ses besoins.

      Quant aux différents points soulevés, Wayland n’est pas un concurrent d’X.org mais son successeur. La plupart des développeurs d’X.org contribuent à Wayland, qui sera amené à définitivement le remplacer un jour ou l’autre. En ce qui concerne les performances, le futur GTK+ 4 disposera d’un backend Vulkan et pourra bien mieux exploiter la carte graphique. Toutes les animations (qui seront plus nombreuses à l’avenir) seront bien plus fluides.

      Pour la gestion d’énergie, comme indiqué, ça dépendra tout autant des pilotes que des applications. D’ailleurs, quand Apple a sorti ses derniers MacBook Pro, ils se sont fait descendre sur l’autonomie de la batterie, bien plus faible qu’annoncée, carrément inférieure à celle des précédentes versions, alors que le marketing annonçait l’inverse. Après avoir investigué, ils se sont rendus compte que les problèmes provenaient de Safari (application utilisateur, donc). Et si les Mac sont réputés pour avoir une bien meilleure autonomie que les PC sous Windows ou Linux, c’est dû avant tout aux nombreuses optimisations de macOS dans son ensemble. Et quand tu regardes le développement de GNOME, tu découvres que certaines décisions, comme de vérifier ou non la présence d’éventuelles mises à jour, ne sera fait que si le portable est branché sur secteur. Chaque action effectuée en arrière plan (qui ne sont donc pas des actions de l’utilisateur) consomment de l’énergie. Il faut donc à chaque fois se poser la question de savoir si elles sont pertinentes, si on peut modifier leur fréquence, les remettre à plus tard…

      Pour l’UEFI, je ne parlais pas de pouvoir installer une distribution, mais de pouvoir mettre à jour le firmware de la carte mère (ce qui remplace le BIOS, donc). Ce qui est tout de même une étape importante, puisque il fallait autrefois le faire, soit au travers des outils fournis avec la carte mère, soit en utilisant Windows. Désormais, il suffira d’un clique de souris dans une application graphique sous Linux. Et pour le coup, ça ne se limitera pas aux seules cartes mères, mais à l’ensemble des périphériques disposant de micrologiciels. Quant aux problèmes rencontrés, il n’est pas trop prolixe sur la question, mais j’imagine qu’il devait bien y en avoir. Et si de nos jours ça fonctionne bien sur toutes les distributions, j’imagine qu’on peut les remercier :p

      Pour le support long, Fedora ne dispose effectivement pas de versions LTS. Maintenant, si tu ne souhaites pas payer d’abonnement, il existe également CentOS (Fedora donne naissance à RHEL, dont CentOS est la version communautaire). Mais si je parle surtout de Fedora, c’est que toutes ces nouveautés n’arriveront que bien plus tard dans RHEL / CentOS.

      Par contre, je ne suis pas d’accord avec ta conclusion. Effectivement, à une époque, Fedora c’était vraiment le laboratoire où l’on faisait un peu n’importe quoi et dont la fiabilité pouvait grandement laisser à désirer. Mais, conscients du problèmes, ils ont depuis mis en place de véritables procédures qualité et ça n’a plus rien à voir. On peut désormais utiliser Fedora au quotidien comme on utiliserait Ubuntu. À tel point qu’Ars Technica a récemment élue Fedora 25 distribution de l’année ^_^

      Il ne reste plus qu’à attendre la réponse d’Ubuntu. Est-ce qu’ils vont choisir de proposer un GNOME vanilla ou complètement customisé ? Y aura t-il ou non des extensions par défaut ? Vont-ils continuer de patcher GTK+, Nautilus et autres modules dans tous les sens ? Est-ce qu’ils seront synchros sur GNOME ou est-ce qu’il y aura encore un mix de différentes versions ? Vont ils contribuer activement au développement de GNOME et de ses applications ou vont-ils se contenter d’intégrer ce qui aura été développé par d’autres ?

      1. Bonjour,
        L’article est intéressant car il soulève justement un point de taille : GNOME, c’est Red Hat (tout comme GTK, Systemd, et, pour partie, Pulse Audio). Bon, évidemment, je grossis le trait, mais comme vous le dites très justement, la majeure partie des contributions au projet GNOME sont réalisées par des développeurs salariés de Red Hat (qui sont du coup très bien placés pour annoncer ce qui va prochainement arriver et ce qui est prioritaire ou non pour le projet).

        Or, Canonical et Red Hat sont deux entreprises ouvertement concurrentes (je pense notamment au marché du serveur). La collaboration au sein du projet GNOME va être intéressante à suivre. Si Canonical se contente de participer au projet dans le cadre d’une vision compatible avec celle de Red Hat, un peu comme le fait Suse, tout devrait bien se passer. Mais s’il veulent pousser les choses plus loin, et porter des changements dans une direction qui ne correspond pas à celle de leur concurrent, les choses vont se corser (ce qui a, entre autres, entraîné la création d’Unity).

        Alors bien sûr, le problème serait le même avec un projet développé par une communauté « réellement » indépendante (d’une entreprise, s’entend), comme KDE, XFCE, Mate Desktop ou encore Cinnamon. Il n’est pas acceptable ni correct d’arriver avec ses gros sabots et de s’approprier un projet libre existant et lui imposer une nouvelle direction. Je n’invente rien, c’est Mark Shuttleworth lui même qui en parle sur son compte Google+ quand il raconte la création d’Unity.

        Néanmoins, le choix est pour moi très clair : Ubuntu a choisi GNOME pour laisser Red Hat faire le gros du travail, et va l’utiliser tel quel sur Ubuntu par défaut en ajoutant quelques compléments comme la gestion des pilotes propriétaires, les codecs non libres (quoique Fedora s’y met aussi), et d’autres fonctionnalités déjà existantes et indépendantes d’Unity.Il maintiendrons ainsi à moindre frais une distribution desktop.

        Mais c’en est terminé, pour le moment, des ambitions de Canonical sur le desktop grand public. Il vont y rester parce qu’il faut y être, mais cela ne fait plus partie de leur stratégie, et ils s’y investiront le minimum. La chose est d’ailleurs clairement annoncée : l’essentiel pour eux désormais, c’est IoT et le serveur. On verra bien ! :)

      1. Oui. Le mode nuit, c’est GNOME; la gestion graphique des imprimantes (en ajouter, connaître leur localisation, le niveau d’encre…) c’est GNOME; pouvoir lancer une application sur le GPU de la carte dédiée d’un simple clique sur une icône, ça nécessite des composants bas niveau, mais l’utilisateur effectuera cette action depuis GNOME (et non en tapant une commande optirun machin chose dans un terminal); la prise en charge des écrans à haute densité de pixels, le remplacement des icônes dans toutes les applications par des versions adaptées à de tels écrans, c’est encore GNOME…

        J’aurai pu zapper la partie concernant PulseAudio, mais je trouvais que ça contribuais à l’expérience utilisateur. Quand on possède un micro-casque Bluetooth, on s’attend à ce que la sortie arrive dans les écouteurs et non sur les enceintes. Si ça ne fonctionne pas correctement par défaut, l’utilisateur va se dire que Linux c’est de la merde. Il ne pensera ni à GNOME ni à PulseAudio. Par contre, le retour de l’état de la batterie apparaîtra bien dans GNOME.

        Pour moi, les meilleures distributions (grand public) seront celles qui contribueront activement à un environnement bien précis (sinon, ce n’est que de la dispersion, on ne peut pas exceller sur chacun d’eux et c’est un coup à être moyen sur tous) et qui feront en sorte que toutes les briques s’imbriquent parfaitement.

  2. C’est bien beau tout ça il est vrai.

    Cela ne m’empêche pas, comme beaucoup d’autres, d’avoir quitté gnome depuis le passage à gnome 3..

    L’ergonomie, tout ça..

    Oui il y’a beaucoup d’extensions, mais qui plantent au changement de version etc.. J’ai encore réessayé gnome la semaine dernière, et ben rien n’a changé du point de vue ergonomique. C’est toujours lamentable. J’ai essayé de le rendre plus utilisable pour moi avec 3 extensions, et bien pof, comme prévu, une ne fonctionnait pas, j’ai du prendre la dernière version sur le git.
    C’est bien dommage, un beau gâchis.

  3. C’est agréable de lire un article qui prend de la hauteur sur l’usage de Linux et n’analyse pas que par la lorgnette du Desktop Linux installé à la maison par un barbu qui a le temps de bidouiller. Je ne critique pas cette catégorie, j’en fais partie ; moi aussi j’installe des distribs cools et exotiques avec des DE moins connus que Gnome / KDE sur mes machines persos.

    Mais pour un usage professionnel (7 ans de Linux Desktop en environnement pro au compteur), je fais des choix avec des attentes différente : la prise en charge « out of the box » du matériel récent, la maintenabilité de la distribution sur le terme, la logithèque fournie en standard. Si Redhat a misé sur Gnome ce n’est effectivement pas un hasard.

  4. Attention, CUPS est un projet Apple depuis 2007, il existait 8 ans au par avant.

    Pour le reste, tu fais une très bonne démonstration et je t’en remercie!
    Ton billet me servira* à fermer le bec de tous ces trollers qui passent leur vie à customiser leur bureau plutôt que d’utiliser leur ordi – chose amusante quand tu as 16-18ans. ^_-

    Merci

    * Autant utiliser un argumentaire bien étayé que de le répéter ou reformuler inutilement. Un peu comme les bibliothèques logiciels. ;)

  5. Salut,

    Aurais-tu des sources sur les améliorations de Christian Kellner, notamment sur les redirections headset qui ne se font pas bien en bluetooth ?

    Pour le reste, post très intéressant, merci. J’utilise Gnome depuis plus de 10 ans et je dois dire que malgré ses détracteurs, j’aime énormément la génération Gnome3+. Voyons ce que Canonical fera de son intégration, et comment ils participeront aux projets liés ;p

  6. Très bon choix je trouve ! J’ai installé GNOME 3.24 et c’est un grand changement par rapport à Unity, que j’ai détesté pour des raisons d’ergonomie et de puissance. Déjà j’arrivais pas à m’y faire, et ensuite Unity ralentissait sans exception tous mes PCs (certes pas puissants) alors qu’auparavant Ubuntu leur avait toujours donné un coup de speed. Je passais donc à XFCE et ça allait mieux, mais là l’interface de Gnome 3.24 est bien plus « moderne » que XFCE.

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