Révision du système de notation de Logiciels

Richard Hughes, l’auteur de Logiciels, a récemment publié un billet de blog sur l’avenir du système de notation de la logithèque du projet GNOME.

L’éditeur d’image GIMP noté deux étoiles et demi dans Logiciels

Depuis un certain temps, Logiciels se sert d’étoiles pour montrer le degré de popularité d’une application. Ce système est désormais remis en cause pour plusieurs raisons :

  • Les gens n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une échelle. Est-ce qu’une excellente application qui possède néanmoins quelques problèmes de traduction mérite quatre ou cinq étoiles ? Est-ce qu’une application particulièrement utile qui se bloque au démarrage mais qui peut tout de même être exécutée en ligne de commande mérite une ou trois étoiles ?
  • Le système ne fonctionnait que sur Fedora et il n’y avait pas de véritable politique sur la façon de partager les données ou sur les implications concernant la vie privée sur le fait de cliquer sur une étoile.
  • Les gens pouvaient « jouer » avec le système de notation. Par exemple, un utilisateur inconditionnel de KDE pouvait très bien descendre toutes les application GNOME en ne leur attribuant qu’une seule étoile.

Quand un utilisateur regarde le système de notation, il s’attend à y trouver un nombre d’étoiles qui reflète bien à quel point l’application sera géniale pour lui.

Durant le processus de génération AppStream, les paquets de la distribution sont analysés dans le but de construire des métadonnées en fusionnant différentes sources ensemble, telles que les données AppData, les fichiers .desktop ou les icônes. Il est également possible d’exécuter certains outils sur les binaires et les bibliothèques dans le but d’obtenir une métrique de « génialité ». Actuellement, les métriques de génialité (qu’on nommera ici « kudos ») sont les suivantes :

  • AppMenu — dispose d’un menu global qui respecte les bonnes pratiques de GNOME 3
  • HiDpiIcon — installe une icône de 128×128 pixels ou plus pour l’application
  • HighContrast — dispose d’icônes à contraste élevé pour les utilisateurs malvoyants
  • ModernToolkit — utilise un toolkit moderne tel que GTK+ 3 ou Qt 5
  • Notifications — utilise les notifications de bureau
  • SearchProvider — fournit des résultats aux systèmes de recherche de GNOME Shell ou KDE Plasma
  • UserDocs — dispose d’une documentation utilisateur

Tout ceci, dans le but de définir à quel point l’application est bien intégrée avec le reste de la plate-forme, ce qui est généralement un assez bon indicateur du degré de « génialité ». Bien entendu, certaines applications telles que Blender sont complètement isolées en termes d’intégration, ce qui ne les empêche pas d’être incroyables. De nouvelles idées sont donc encore nécessaires pour qu’elles soient correctement prises en compte.

Il existe d’autres « kudos » qui sont utilisés au moment de l’exécution. Ces derniers ne sont pas enregistrés puisque nécessitant des informations concernant l’utilisateur ou qui sont trop spécifiques à Logiciels :

  • FeaturedRecommended — l’équipe de Logiciels a choisi de le mettre en vedette
  • HasKeywords — il existe des mots-clés dans le fichier .desktop qui ont été utilisés pour la recherche
  • HasScreenshots — fourni plusieurs captures d’écran
  • MyLanguage — possède une traduction dans la langue de l’utilisateur
  • PerfectScreenshots — les captures d’écran ont une taille parfaite, au format 16:9
  • Popular — beaucoup de personnes l’ont téléchargé (disponible uniquement sur ​​Fedora)
  • RecentRelease — la dernière version a moins d’un an

GNOME 3.20 devrait donc permettre aux utilisateurs de trouver plus facilement les applications dont ils ont besoin et qui s’intégreront bien dans leur environnement, dans le but de proposer la meilleure expérience qui soit.

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