Configuration des boutons de la barre de titre

Par défaut, GNOME n’affiche qu’un bouton de fermeture dans la barre de titre. Si vous souhaitez activer également les boutons minimiser et maximiser, il vous faudra passer par l’application Outil de personnalisation, vous rendre dans l’onglet Fenêtres, puis activer les boutons Maximiser et Minimiser de l’option Boutons de la barre de titre.

Configuration des boutons de la barre de titre

Pour changer l’ordre des différents boutons ou leur emplacement dans la barre de titre, par exemple, tout à gauche comme sous Ubuntu ou macOS, il vous faudra passer cette fois-ci par l’Éditeur dconf, vous rendre ensuite dans /org/gnome/desktop/wm/preferences/button-layout puis changer la valeur par close,minimize,maximize:appmenu

Modification de l’emplacement des boutons de la barre de titre

Les différentes valeurs possibles étant close pour le bouton de fermeture, minimize pour la minimisation, maximise pour la maximisation et appmenu pour le menu de l’application.

Sous GNOME, le menu de l’application est affiché par défaut dans la barre supérieure, mais vous pouvez l’afficher dans la barre de titre en passant par l’Outil de personnalisation, onglet Barre supérieure, puis en désactivant l’option Afficher le menu de l’application.

Les différentes valeurs sont séparées par des virgules. Les deux points permettent de préciser l’emplacement des boutons. Si vous indiquez les valeurs à gauche des deux points, les boutons seront affichés à gauche de la barre de titre. Et bien évidemment, à droite des deux points, ils seront affichés à droite de la barre de titre.

Exemples

close,minimize,maximize:appmenu placera les boutons fermeture, minimisation et maximisation à gauche de la barre de titre et le menu de l’application tout à droite.

appmenu:minimize,maximize,close placera le menu de l’application à gauche de la barre de titre et les boutons minimisation, maximisation et fermeture tout à droite.

Augmenter la taille du pointeur de la souris

Pour les personnes malvoyantes ou qui souhaiteraient un peu plus de confort, il peut être utile d’augmenter la taille du pointeur de la souris.

Malheureusement, aucune option ne permet de personnaliser facilement le pointeur, et il faudra donc passer par l’outil dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.desktop.interface, puis modifier la clé cursor-size, en choisissant par exemple une taille de 36, 48 ou 64, selon que vous souhaitez votre pointeur plus ou moins gros.

Configuration de la taille du pointeur dans dconf-editor

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.desktop.interface cursor-size 48

En prenant soin de remplacer la valeur 48 par la taille de votre choix.

Une fois la modification effectuée, pour que le changement soit pris en compte, il faudra relancer GNOME, soit en redémarrant votre système, soit en utilisant le raccourci clavier Alt-F2 puis r.

Un curseur de taille 64

La restauration de sessions avec le navigateur Web

Par défaut, chaque fois que vous exécutez le navigateur Web (Epiphany), ce dernier charge automatiquement la dernière page précédemment consultée. Comportement fort ennuyeux dans le cas où plusieurs personnes partageraient le même compte utilisateur, ou que vous préféreriez tout simplement utiliser la page d’accueil par défaut.

Malheureusement, aucune option ne permet de modifier facilement ce comportement, et il faudra donc passer par l’outil dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.Epiphany, puis modifier la clé restore-session-policy.

Préférences de Web dans dconf-editor

Trois choix vous seront proposés : always (le choix par défaut), qui charge automatiquement la dernière page web consultée ; never, qui ne recharge jamais la précédente page et vous affichera donc la page d’accueil ; ainsi que crashed, qui ne rechargera la page qu’après un plantage du navigateur. Cette dernière possibilité étant sans doute le meilleur choix possible.

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.Epiphany restore-session-policy crashed

En remplaçant éventuellement crashed par never.

Forcer la compatibilité d’une extension GNOME Shell

La plupart des extensions ne sont malheureusement plus compatibles…

À chaque nouvelle version de GNOME, c’est souvent l’hécatombe parmi les extensions. Que ce soit par manque de temps du développeur de l’extension, ou parce qu’il a fini par abandonner son projet, l’utilisateur se retrouve avec un certain nombre d’extensions désactivées.

Il faut savoir que pour chaque extension, son développeur doit indiquer avec quelles versions de GNOME elle est compatible. Alors, quand une nouvelle version de GNOME est disponible, s’il n’y a plus personne pour tester l’extension et la considérer comme valide, GNOME la désactivera. Et ce, même si l’extension fonctionne encore parfaitement.

Plusieurs choix s’offrent donc à l’utilisateur. Attendre que le développeur de l’extension trouve le temps de faire les tests et modifications nécessaires pour rendre son extension compatible. Trouver une autre extension équivalente; les extensions intéressantes mais abandonnées, étant généralement reprises par d’autres développeurs, sous un autre nom.

Ou, et c’est la solution qui nous intéresse ici, forcer la compatibilité. Mais avant toute chose, il faut rappeler que certaines extensions modifient des parties importantes de GNOME Shell, et qu’elles peuvent donc être source de plantages et autres problèmes, si elles n’ont réellement pas été prévues pour fonctionner sur votre version de GNOME.

Ceci étant dit, passons à la pratique. Deux solutions s’offrent à nous. La première, la plus simple, permet, d’un simple clique, de désactiver la vérification de compatibilité. Pour cela, il suffit de lancer dconf-editor, de vous rendre dans org.gnome.shell, puis d’activer la clé disable-extension-version-validation. Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell disable-extension-version-validation true

Forcer la compatibilité des extensions dans dconf-editor

L’autre solution, si vous préférez attendre que les développeurs de chaque extension fassent le nécessaire, mais que vous avez néanmoins besoin d’une extension en particulier, vous pouvez modifier manuellement cette dernière.

Les extensions sont installées dans le répertoire de l’utilisateur :

~/.local/share/gnome-shell/extensions/…

Ou, éventuellement, dans /usr/share/gnome-shell/extensions, si vous les installez depuis les paquets de votre distribution.

Il vous suffit donc de vous rendre dans le répertoire de l’extension qui vous intéresse, d’éditer le fichier metadata.json qui s’y trouve, et d’ajouter le numéro de version du GNOME qui vous concerne, dans le bloc shell-version :

"shell-version": [
"3.10",
"3.12",
"3.14",
"3.16"
],

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons ajouté une virgule à la fin de "3.14", suivi de "3.16" juste en dessous, pour rendre l’extension compatible avec GNOME 3.16.

Encore une fois, il ne s’agit que d’une compatibilité au niveau du numéro de version. Si le code de l’extension n’est réellement pas compatible avec votre version de GNOME, il ne pourra pas y avoir de miracle.

Une fois que c’est fait, vous pouvez relancer GNOME avec le raccourci clavier ALT-F2 puis r, ce qui aura pour conséquence de recharger le shell et toutes les extensions.

Limiter l’affichage d’Alt Tab aux programmes de l’espace de travail courant

Par défaut, sous GNOME 3, lorsque vous utilisez le raccourci clavier Alt Tab, toutes vos applications, de tous vos espaces de travail, sont affichées. Si vous souhaitez limiter la liste des applications à l’espace de travail courant, vous devez lancer dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.shell.app-switcher, puis activer la clé current-workspace-only

Préférences du Shell dans dconf-editor

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.shell.app-switcher current-workspace-only true

Changer automatiquement son fond d’écran

Par défaut, l’outil de sélection de l’arrière-plan ne permet rien d’autre que de sélectionner votre fond d’écran. Pas la moindre option n’est disponible, alors que certaines existent pourtant bel et bien : type de dégradé de couleur, opacité de l’image, ou la manière dont cette dernière est rendue (en mosaïque, centrée, redimensionnée, remplie, zoomée, étendue). Pour cela, il faut passer par dconf-editor, puis vous rendre jusqu’à org.gnome.desktop.background.

Mais dans le cas où vous souhaiteriez beaucoup plus d’options, sans avoir à bidouiller des clés de registre, le mieux à faire, est d’installer un programme tiers tel que Variety.

Variety 0.5.2

Ce dernier, propose un certain nombre d’options intéressantes :

  • Changer le fond d’écran lors d’un intervalle prédéfini, ou à chaque redémarrage de l’ordinateur
  • Afficher les images d’un répertoire, ou en récupérer automatiquement depuis l’une des nombreuses sources prises en charge (Flickr, Wallhaven, la NASA, Reddit…)
  • Appliquer de nombreux effets (dont un léger flou plutôt sympa)
  • Afficher une horloge numérique sur le bureau
  • Synchroniser vos images préférées entre plusieurs ordinateurs

Afficher, de façon permanente, la barre d’adresse dans Nautilus

Pour afficher un champ texte plutôt qu’une succession de boutons, vous pouvez utiliser le raccourci clavier Ctrl-L. Mais pour que ce choix soit permanent, il faudra lancer dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.nautilus.preferences, puis activer la clé always-use-location-entry.

Préférences de Nautilus dans dconf-editor
Préférences de Nautilus dans dconf-editor

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.nautilus.preferences always-use-location-entry true