Sortie de Rhythmbox 3.2

Rhythmbox 3.2

Six mois après la précédente version, nous avons droit à une nouvelle mouture de Rhythmbox, qui n’apporte finalement pas grand chose de nouveau :

  • Support des tags concernant le nombre total de pistes et de disques (par exemple piste 1 sur 10 et disque 1 sur 2)
  • Ajout d’un plugin SoundCloud
  • Possibilité d’effacer, de re-récupérer ou de choisir manuellement la pochette d’un album, en passant par la fenêtre des propriétés d’une chanson
  • De nombreux correctifs au niveau de l’interface

On notera également la correction de quelques de bugs gênants, comme le fait que les mêmes chansons pouvaient être lues après lecture d’une playlist, le fait que Rhythmbox pouvait sauter un ou deux morceaux après lecture de certaines chansons, ou le fait de planter lors d’un clic droit sur la liste des morceaux dans la bibliothèque.

Sortie de HomeBank 5.0

HomeBank 5.0

HomeBank est un logiciel de comptabilité personnelle multiplate-forme, qui offre de nombreuses possibilités :

  • Import possible depuis Quicken, Microsoft Money ou autres logiciels
  • Support des écritures bancaires (OFX, QIF, CSV, QFX)
  • Détection des double transactions
  • Numérotation automatique des chèques
  • Gestion des types de compte : banque, espèce, biens, carte de crédit, dettes…
  • Planification de transaction : ajout de transactions pour une date donnée avec ou sans répétition
  • Découpe des transactions : répartir une transaction sur plusieurs catégories de dépense
  • Gestion de plusieurs comptes : notamment transfert entre comptes
  • Filtrage des transactions possible sur de nombreux critères (date, montant, type, etc.)
  • Complétion automatique des transactions à l’aide de critères sur le champ mémo
  • Génération de graphiques en camembert, en courbes…
  • Budgétisation des dépenses en fonction des catégories
  • Rapport de coût des véhicules : nombre de kilomètres, essence, assurance…
  • Budget mensuel ou annuel

La version 5.0 est sortie, dans une relative indifférence, au début du mois de février, et apporte les changements suivants :

  • Migration vers Gtk+ 3
  • Nouveau jeu d’icônes
  • Ajout de résultats en barres empilées pour le rapport de budget
  • Ajout d’une boîte de dialogue statistiques fichier
  • Le processus d’importation a été retravaillé et remanié pour le rendre plus simple
  • Ajout de nouveaux filtres

Ainsi qu’un certain nombre de correctifs, que vous pourrez consulter dans le ChangeLog.

Sortie de Corebird 1.0

Corebird est un client Twitter pour Linux, qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement GNOME (design, notifications…).

Au niveau des fonctionnalités, on se rapproche du client officiel : retweet, favoris, abonnements, recherche, visualisation des profils, conversations, envois de médias, support des vidéos et des gifs animés, multi-comptes…

Corebird 1.0

La version 1.0 est enfin sortie, et propose les changements suivants :

  • Toutes les boîtes de dialogue utilisent désormais les décorations côté client (barre d’en-tête)
  • La fenêtre de composition permet maintenant d’envoyer jusqu’à quatre photos
  • Quand vous vous abonnez ou vous désabonnez d’un compte, les retweets seront correctement affichés (ou non) dans le fil d’actualité
  • La page des messages privés affichera les sujets contenant des messages non lus en premier
  • Les utilisateurs bloqués sont mieux gérés, et leurs tweets n’apparaîtront plus jamais dans votre fil d’actualité
  • L’application est désormais compatible HiDPI (très haute définition)
  • Les pluriels sont correctement localisés
  • Les médias en ligne non valides (taille de fichier trop gros, non accessibles…) sont désormais correctement détectés, et l’application réagit en conséquence (suppression du composant dans le flux, et remplacement par un lien…)
  • L’état de la vérification d’un utilisateur est désormais également représenté dans la page d’information du tweet
  • Les gifs animés provenant de Twitter sont désormais traités (tout comme les vidéos)
  • Les tweets dans le fil d’actualité sont désormais activés d’un simple-clic. Ça unifie le comportement avec toutes les autres listes de l’application. Ceux qui préfèrent le double-clic pourront néanmoins activer une option dans les préférences
  • Les utilisateurs en sourdine sont désormais respectés (même s’il n’existe aucun moyen dans l’interface de couper quelqu’un)
  • La complétion du @nomdutilisateur fonctionne aussi bien dans la fenêtre de composition, que pour les messages privés, ou dans les paramètres du compte pour la description
  • Les notifications devraient disparaître quand c’est logique (si vous lisez un message privé avant le rejet de la notification, elle devrait disparaître automatiquement)
  • Il ne devrait plus y avoir de problème quand un utilisateur modifie son nom

 

Revue de presse GNOME 3.16

Au niveau de la presse francophone, ça va être rapide, puisque nous n’intéressons personne. Ils sont sans doute trop occupés à décortiquer chaque nouvelle pré-version de Windows 10 :)

Presse francophone

Blogs francophones

Presse anglophone

Sortie de GNOME 3.16

Ça y est. Le tout nouveau GNOME 3.16 est disponible.

La grosse nouveauté, c’est l’apparition du centre de notifications, qui remplace avantageusement le tiroir de messagerie (qui se trouve être toujours disponible, mais sous une autre forme). Nous avons également droit à un nouveau thème, de nouvelles applications (Agenda, Builder, Caractères et Livres) et tout un tas de nouveautés dans les applications déjà existantes.

Mais je ne vais pas refaire les notes de version, qui ont été traduites en français, et que je vous invite à lire.

Une autre bonne nouvelle, pour le futur de GNOME, c’est la récente embauche par Red Hat de nouveaux développeurs, qui travailleront à temps plein sur GNOME et les technologies relatives au desktop sous Linux; et ce, après la récente embauche de Carlos Soriano pour travailler sur Fichiers.

LaTeXila lance une campagne de dons

LaTeXila est un éditeur LaTeX pour l’environnement de bureau GNOME, dont l’idée est de toujours traiter directement avec le code LaTeX, tout en simplifiant l’écriture de ce dernier.

Son auteur, Sébastien Wilmet, vient de lancer une compagne de dons pour accélérer son développement.

LaTeXila 3.14.3

Deux paliers sont proposés, avec un premier objectif à 2500 euros, qui permettrait d’améliorer la correction orthographique et d’ajouter la visualisation de la sortie complète de Latexmk. Actuellement, seule une sortie filtrée est proposée, qui tente de n’afficher que les informations significatives. Le but, serait donc de pouvoir basculer facilement entre la sortie filtrée et la sortie complète pour chaque tâche ou sous-tâche de Latexmk avec, dans la sortie complète, la mise en évidence des éléments filtrés.

Et un second objectif à 10 000 euros, qui permettrait d’améliorer l’auto-complétion des commandes LaTeX, un aperçu temps réel du résultat final, ainsi que des améliorations concernant l’éditeur de texte (mode plein écran, amélioration de la recherche et du remplacement…). Cette dernière partie serait bénéfique à d’autres projets GNOME, tels que Gedit, GtkSourceView ou GtkSpell.

Pour rappel, LaTeXila propose déjà les fonctionnalités suivantes :

  • Outils de construction : boutons personnalisables pour compiler, convertir ou visionner un document d’un seul clique. Latexmk est utilisé par défaut, mais les commandes pdflatex, dvipdf et bibtex peuvent également être utilisées.
  • Auto-complétion des commandes LaTeX.
  • Structure de document : liste de chapitres, paragraphes, figures… pour naviguer facilement dans un document.
  • Table de caractères (lettres grecques, flèches…)
  • Modèles pour créer un nouveau document : quelques modèles sont fournis par défaut (article, rapport, livre, lettre, présentation…), et vous permet d’en créer de nouveaux.
  • Gestion de projets
  • Vérification orthographique
  • Menus et barres d’outils avec les principales commandes LaTeX
  • Navigateur de fichiers intégré
  • Tout ce qu’on peut trouver dans un éditeur de texte traditionnel

On ne rappellera jamais assez l’importance des dons pour les projets libres. Avec suffisamment d’argent, plus de développeurs pourraient travailler à temps plein sur leurs projets, qui avanceraient donc beaucoup plus rapidement, pour le bien de tous.

Sortie de Shotwell 0.22

Cinq mois après la précédente version stable, une nouvelle version de Shotwell vient de sortir, mais ne contient finalement rien de particulièrement transcendant. L’interface n’a, par exemple, toujours pas été retravaillée pour répondre aux bonnes pratiques préconisées par le projet GNOME (comme la barre d’en-tête) et ne contient pas non plus de filtres pour améliorer facilement ses photos (noir et blanc, vintage…), comme a pu commencer à le faire gThumb dans sa dernière version de développement, et qu’on retrouve également dans Apple Photos. Fonctionnalité inutile pour certains, mais qui reste très demandée par le grand public.

Shotwell 0.22

Au niveau des nouveautés, nous avons donc :

  • Améliorations de l’interface utilisateur
  • Tri plus naturel des photos (photo 2 n’est plus classée après photo 10)
  • Amélioration des vignettes vidéo
  • Amélioration du support des métadonnées pour les uploads sur Facebook
  • Les recherches enregistrées supportent désormais les textes définis / non définis
  • Import du titre et du temps d’exposition quand ils sont disponibles
  • Ajout du tri par nom de fichier
  • Sans oublier les diverses corrections de bugs et mises à jour des traductions

 

Test de Manjaro GNOME 0.8.11

Manjaro Linux est une distribution de type rolling release, basée sur Arch Linux, qui se différencie de cette dernière en proposant une installation simplifiée, un environnement de bureau et des applications pré-installés, ainsi que tout le nécessaire pour obtenir un système pleinement fonctionnel dès le départ.

Installation

Manjaro démarre tout d’abord en mode live CD, ce qui permet de tester la compatibilité du matériel, et de se faire un premier avis avant de lancer l’installation. Nous avons le choix entre un démarrage standard, ou avec des pilotes non libres.

Pour l’installation à proprement parler, aussitôt lancée, nous sommes prévenus de la disponibilité de mises à jour et de nouvelles traductions. Malheureusement, si nous acceptons de les installer, on nous demande un mot de passe administrateur, encore non définit, dont l’absence ne nous permet pas de mener à bien l’opération. Qu’à cela ne tienne, nous reprenons notre installation. Cette dernière a bien été traduite en français… hormis les boutons Close, Back et Forward (fermer, précédent et suivant).

Installation de Manjaro GNOME 0.8.11
Installation de Manjaro GNOME 0.8.11

Nous avons droit aux traditionnelles demandes concernant la langue, le fuseau horaire ou la disposition du clavier. En ce qui concerne le partitionnement du disque (automatique ou manuel), nous pouvons en profiter pour chiffrer la partition et utiliser LVM, ce qui permet de créer des instantanés ou de pouvoir modifier plus facilement la taille des partitions. Nous pouvons également placer le répertoire /home dans une partition ou un volume différent, ce qui permet de séparer nos données personnelles du reste du système.

Il ne reste plus qu’à définir notre nom d’utilisateur, mot de passe, choisir si l’on souhaite se connecter automatiquement sans demande d’identification, et l’installation peut commencer. Cette dernière ne prend guère plus de quelques minutes sur un disque SSD.

Un redémarrage plus tard, et nous voici sur le bureau. Et là, premier problème. Nous avions eu beau choisir un clavier français durant l’installation, nous nous retrouvons avec un clavier qwerty. Il faut donc se rendre dans les paramètres de GNOME, ensuite Pays & langue, puis changer la langue en français. Un popup surgit alors pour nous demander si nous souhaitons redémarrer maintenant. Il vaut mieux refuser, le temps de nous laisser choisir également le français comme source d’entrée.

Le gestionnaire de mises à jour nous signale ensuite la disponibilité de ces dernières. Nous acceptons, avant de nous voir confrontés au premier vrai problème. L’application se bloque sur la mise à jour des clés de chiffrement, et nous ne pouvons rien faire d’autre que de la tuer. Après un nouveau redémarrage, aucune mise à jour ne nous est cette fois-ci proposée. Nous effectuerons donc la mise à jour en ligne de commande (sudo pacman -Syu). Manjaro étant de type rolling release, nous avons droit à 445 mises à jour, représentant 795 Mo à télécharger.

Pour ceux qui, comme moi, considèrent qu’un verrouillage de l’écran après seulement cinq minutes d’inactivité peut devenir rapidement agaçant, peuvent se rendre dans les paramètres de GNOME, Énergie, puis redéfinir la valeur de l’option Écran noir.

Une fois le téléchargement de tous les paquets terminé, nous voici de nouveau confrontés à ce fameux problème de clés. Il va donc encore falloir régler nous-même le problème :

sudo pacman-mirrors -g && sudo pacman -Syy && sudo pacman -S gnupg && sudo pacman-key –populate archlinux && sudo pacman-key –populate manjaro && sudo pacman-key –refresh-keys

On enchaîne ensuite sur la mise à jour… du gestionnaire de mises à jour (sudo pacman -S pamac), puis on lance ce dernier pour mettre à jour le système. Cette fois-ci, tout se passe bien.

Système

Manjaro a préféré miser par défaut la carte de la sécurité, en optant pour le noyau Linux avec support long. Ce dernier étant fourni durant l’installation en version 3.16.7.2, avant de passer au 3.16.7.8 après la mise à jour. Un outil graphique permet néanmoins de passer facilement au dernier noyau en date, tandis qu’un autre outil, permet tout aussi facilement d’installer des pilotes propriétaires, comme ceux de la carte graphique.

Environnement

Manjaro GNOME 0.8.11
Manjaro GNOME 0.8.11

Au niveau de l’environnement, nous avons affaire à un GNOME 3.14 le plus proche possible de ce que le projet a prévu. Hormis le fond d’écran qui diffère, tout le reste correspond aux choix par défaut du projet GNOME. Thème Adwaita et applications GNOME par défaut, à l’exception de Firefox, en lieu et place de Web (Epiphany). On retrouve donc Photos ou Musique, même si je conseillerai plutôt de les remplacer par gThumb et Lollypop, qui paraîtront sûrement moins limités au quotidien. Certains programmes GNOME sont néanmoins absents, tel le logiciel de virtualisation Machines, ou le gestionnaire de paquets Logiciels, actuellement non supporté par Arch, et donc remplacé par Pamac.

Vous aurez par contre droit aux logiciels propriétaires Flash et Steam. Autant le premier peut se comprendre, ce plugin étant encore bien trop nécessaire sur le web, autant le second, est plus difficilement compréhensible. Les joueurs intéressés pouvant très bien l’installer d’eux-même depuis les dépôts.

Conclusion

En soit, la distribution est vraiment bien, mais l’expérience est complètement gâchée par de nombreux problèmes durant l’installation et la première grosse mise à jour. La faute incombe directement au projet Manjaro lui-même, qui refuse de supporter officiellement l’un des principaux environnement de bureau Linux, et dont l’édition GNOME, communautaire, a été gérée par une seule personne.

Malgré la sortie, entre temps, de Manjaro 0.8.12, l’édition GNOME n’a toujours pas été mise à jour, ce qui ne lui permet pas de bénéficier dès le départ des nombreux correctifs apportés au gestionnaire de paquets (la plupart des bugs rencontrés ont bel et bien été corrigés depuis), tout en obligeant l’utilisateur à télécharger plusieurs centaines de mégas de mises à jour. Sans aller jusqu’à faire comme Arch, qui propose un nouveau média d’installation tous les mois, de proposer une telle mise à jour en même temps que les éditions officielles, éviterai bien des soucis.

On ne peut donc décemment pas proposer cette distribution à des utilisateurs débutants sous Linux. Quant aux utilisateurs confirmés, ces derniers préfèreront sans doute utiliser directement Arch de leur côté. Reste peut être ceux qui ont le niveau, qui peuvent corriger les éventuels problèmes qui pourraient survenir, et qui seront tout de même heureux de gagner du temps sur la partie qui fonctionne bien (installation, partitionnement simplifié, pré-installation de l’environnement et des logiciels de base…) sans avoir à gérer toute cette partie eux-même.