Sortie de gThumb 3.4.0

gThumb 3.4.0

Après deux ans de développement, et bien que certaines distributions proposaient déjà la version instable comme visionneur d’images par défaut, la nouvelle version de gThumb est enfin disponible.

Les grosses nouveautés, ce sont la modernisation de l’interface, qui s’intègre bien mieux à GNOME 3, le thème sombre par défaut, ainsi que la possibilité d’appliquer facilement de nombreux filtres à vos images.

Ajout d’un filtre rétro dans gThumb 3.4.0

Pour le reste des changements :

  • Remplacement du menu traditionnel par une barre d’en-tête
  • Thème sombre par défaut
  • Meilleur support des fichiers RAW, en utilisant libraw plutôt que libopenraw
  • Visionneur d’images : ajout d’un cadre autour des images
  • Meilleure qualité d’affichage lors d’un zoom arrière
  • Chargement plus rapide des grosses images
  • Lecteur multimédia : la barre de lecture est désormais cachée passé un certain délai
  • Propriétés des fichiers : ne montre que les propriétés principales par défaut, tout en permettant de toutes les afficher
  • Utilisation d’icônes symboliques
  • Ajout du support des fichiers TIFF
  • Ajout d’un filtre sur les notes attribuées aux images
  • Possibilité d’appliquer le profil de couleur intégré pour les images JPEG
  • Nouveaux outils de modification d’images : effets spéciaux (un peu plus d’une douzaine de filtres sont actuellement proposés), courbes
  • Unification des outils d’égalisation de l’histogramme et d’ajustement du contraste : une prévisualisation des différents filtres est désormais disponible
  • Niveaux de gris : une prévisualisation des différents filtres est désormais disponible
  • Lecteur vidéo : les captures d’écran sont désormais sauvegardées sans montrer de boîte de dialogue. Un message est désormais indiqué dans la barre d’état. L’emplacement des sauvegardes peut désormais être précisé dans les préférences de l’extension
  • Visionneur d’images : ajout d’un bouton Ajuster en hauteur
  • Glisser-déposer : les fichiers sont désormais déplacés par défaut
  • Une demande de confirmation est désormais demandée avant tout déplacement de fichiers
  • Modification des raccourcis clavier : a est désormais utilisé pour l’ajustement du contraste et h pour l’ajustement en hauteur

Ils ont vraiment fait de l’excellent boulot.

Maintenant, adepte du release early, release often, j’espère qu’il ne faudra pas attendre deux ans de plus pour la prochaine version ;)

Sortie de l’ordinateur Endless

L’ordinateur Endless

Après deux années de mystère, Endless Mobile vient d’annoncer la disponibilité de l’ordinateur Endless, dont le but est de fournir une machine aux 4,5 milliards de personnes qui en sont toujours dépourvues.

Une campagne Kickstarter a également été lancée, dans le but de récolter 100 000 dollars et d’aider à lancer le produit dans les deux marchés initiaux que sont le Mexique et le Guatemala. Par la suite, ils comptent s’étendre dans le reste de l’Amérique du Sud, suivi de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Endless Mobile n’est pas un organisme caritatif mais une entreprise qui compte vendre un produit. Et puisque le public cible se situe principalement dans les pays émergents, il fallait une machine la moins chère possible, la plus simple d’utilisation qui soit, et qui puisse éventuellement se passer d’une connexion Internet, ou dont la connexion serait de mauvaise qualité.

Pour les premiers prototypes, ils étaient partis d’Android, avant de se rendre compte des trop nombreuses limitations qui empêchaient d’en faire un environnement de bureau à part entière, capable de faire fonctionner également des applications traditionnelles. Ils se sont donc tournés vers GNU/Linux et GNOME 3, qu’ils ont modifié pour répondre à leurs besoins.

Dans le but de baisser les coûts, ils sont partis sur du matériel que l’on retrouve dans les smartphones : processeur Intel Bay Trail-M N2807, 2 Go de RAM, SSD de 32 ou 500 Go selon les modèles, ports RJ-45, USB 2 et 3, HDMI, puis éventuellement WiFi et Bluetooth 4.0 pour le modèle le plus cher. La machine devant également pouvoir être reliée à un téléviseur, pour que les utilisateurs ne soient pas obligés d’acheter un écran supplémentaire.

Niveau applicatif, on retrouve de nombreux logiciels libres, comme Chromium (qui offre donc un accès au Chrome Web Store), des applications de base pour regarder des photos ou des vidéos, écouter de la musique, une suite bureautique, des jeux éducatifs…

Une version hors ligne de Wikipédia est également fournie

De nombreux contenus sont également pré-installés, tels que des versions hors-ligne de Wikipédia et l’Académie Khan, ainsi que d’autres contenus relatifs à la santé, la cuisine, l’agriculture ou la maternité.

Maintenant, reste à savoir si le public concerné sera intéressé par des ordinateurs à 169 et 229 dollars, quand les gens ne jurent plus que par leur smartphone ;)

Test d’Antergos 2015.04.12

Antergos est une distribution de type rolling release, basée sur Arch Linux, qui se différencie de cette dernière en proposant une installation simplifiée, un environnement de bureau et des applications pré-installés, ainsi que tout le nécessaire pour obtenir un système pleinement fonctionnel dès le départ.

À l’inverse de Manjaro, qui possède ses propres dépôts logiciels, qui font tampon avant de proposer les mises à jour en provenance d’Arch, histoire d’éviter de potentiels problèmes causés par des programmes trop récents et pas encore suffisamment testés, Antergos utilise directement les dépôts d’Arch. Vous vous retrouverez donc bel et bien avec Arch, et bénéficierez des mêmes mises à jour, au même moment.

Installation

Antergos démarre tout d’abord en mode live CD, ce qui permet de tester la compatibilité du matériel, et de se faire un premier avis avant de lancer l’installation.

La distribution utilise l’installeur Cnchi dans sa version 0.8.16 et, hormis quelques menus détails, comme les textes qui n’ont pas été entièrement traduits (même sans parler anglais, l’utilisateur ne devrait pas avoir trop de problèmes à s’en sortir), est finalement plutôt bien conçu. Il propose quelques fonctionnalités intéressantes, et ne m’a pas posé le moindre souci.

Sélection de l’emplacement

Bien que GNOME soit l’environnement de prédilection d’Antergos, d’autres environnements de bureau, tels que Cinnamon, KDE 4, MATE, Openbox ou Xfce, sont également proposés.

Choix de l’environnement de bureau

L’installeur propose ensuite de choisir éventuellement Firefox comme navigateur par défaut (dans le cas contraire, ça sera Chromium qui sera installé), d’installer ou non la suite bureautique LibreOffice et des polices additionnelles, un pare-feu, ainsi que le support de l’impression, du Bluetooth et des partages Windows.

Nous pouvons également choisir d’activer le dépôt communautaire AUR. Néanmoins, même sans avoir été activé durant l’installation, il l’était tout de même dans le gestionnaire de paquets une fois la distribution installée.

Sélection des fonctionnalités

Nous avons ensuite droit aux traditionnelles demandes concernant la langue, le fuseau horaire ou la disposition du clavier. En ce qui concerne le partitionnement du disque (automatique ou manuel), nous pouvons en profiter pour chiffrer la partition et utiliser LVM, ce qui permet de créer des instantanés ou de pouvoir modifier plus facilement la taille des partitions. Nous pouvons également placer le répertoire /home dans une partition ou un volume différent, ce qui permet de séparer nos données personnelles du reste du système.

Type d’installation

Il ne reste plus qu’à définir notre nom d’utilisateur, mot de passe, choisir si l’on souhaite se connecter automatiquement sans demande d’identification, et l’installation peut commencer. Les éventuelles mises à jour étant effectuées directement au moment de l’installation, une fois cette dernière terminée, vous aurez le système le plus à jour qui soit ;)

Système

À l’inverse d’une Manjaro qui préfère jouer la carte de la sécurité en proposant un noyau Linux avec support long (LTS), Antergos propose la même version que Arch, à savoir le 3.19.3 au moment d’écrire ces lignes. Il n’y a pas non plus de driver propriétaire pour les cartes graphiques nVidia, et pas non plus d’outil pour faciliter leur installation.

Je n’ai pas non plus remarqué la présence de logiciels propriétaires, tels que le plugin Flash ou Steam, ce qui n’est pas plus mal.

Pour l’installation des logiciels, c’est le gestionnaire de paquets Pamac qui est proposé.

Environnement

GNOME 3.16 avec les thèmes Numix Frost Light et Numix-Square

Antergos utilise par défaut le thème Numix Frost Light, ainsi que les icônes Numix-Square. C’est très coloré, mais faut aimer.

Si vous préférez le thème officiel de GNOME, Adwaita, ce dernier étant également installé, vous pourrez facilement basculer dessus depuis l’Outil de personnalisation.

L’extension Dash to Dock est également installée, et permet d’avoir le dock continuellement visible sur le côté gauche de l’écran, et plus uniquement dans le mode activités. Dock qui se cache néanmoins quand une application se rapproche du côté gauche, ou que l’on passerait en plein écran.

Au niveau des logiciels, on retrouve la plupart des applications GNOME, même si un certain nombre d’entre elles n’ont malheureusement pas été pré-installées (Agenda, Caractères, Horloges, Logiciels, Machines… et pas non plus de client mail). Par contre, nous avons bien Photos et Musique, même s’il m’a été impossible de démarrer cette dernière, toutes mes tentatives se soldant inlassablement par une Erreur de segmentation. Je ne saurais donc que trop vous conseiller de remplacer ces deux logiciels par gThumb et Lollypop.

Plus ennuyeux, l’aide en ligne des différents logiciels n’a pas non plus été installée. Et à ce niveau, je pense que le mieux à faire, c’est de compléter l’installation de GNOME, en installant les deux paquets gnome et gnome-extra, qui installeront tous les programmes manquants, ainsi que la documentation.

sudo pacman -Sy gnome gnome-extra

Et pour finir, même si ça peut paraître anecdotique, le gestionnaire de connexion de GNOME, GDM, a été remplacé par LightDM. Le bouton pour verrouiller l’écran n’est donc plus accessible dans le menu GNOME, mais à l’aide d’une extension dans la barre supérieure.

Conclusion

Hormis le thème qui ne plaira pas à tout le monde, ou le fait que l’installation de GNOME ne soit pas des plus complètes, ces deux inconvénients se règlent finalement assez rapidement.

À l’arrivée, nous obtenons tout de même une distribution Arch que l’on peut qualifier d’authentique, et qui se trouve être désormais à la portée du plus grand nombre.

Arch étant pour moi, dans le cas d’une utilisation personnelle, l’une des meilleures distributions qui soit, je peux aisément conseiller cette Antergos à tous ceux qui seraient rebutés par l’installation d’Arch en ligne de commande.

Et contrairement à nombre de distributions dérivées, dont on se demande si elles existeront encore le mois prochain, en ayant les dépôts d’une distribution majeure, dont le développement se fait en continu, vous n’avez rien à craindre de ce côté :)

Vérifier l’arrivée de nouveaux messages en arrière plan avec Geary

Si vous n’êtes pas un grand utilisateur du courrier électronique, vous trouvez sûrement ennuyeux l’idée de devoir lancer votre client de messagerie chaque fois que vous vous connectez. Pire encore, vous êtes sans doute tenté d’y jeter un œil de temps en temps, au cas où, alors que vous savez pertinemment qu’il n’y aura rien de nouveau ;)

Nous allons donc configurer Geary de telle sorte qu’il se lance automatiquement à chaque démarrage de votre système, mais sans afficher la moindre interface. L’arrivée de nouveaux messages vous sera notifiée par le système de notifications de GNOME, qui vous permettra de lire le message d’un simple clique.

Dans le menu déporté de Geary, rendez-vous dans les Préférences, puis activez l’option Toujours vérifier s’il y a de nouveaux messages.

L’application devrait ainsi s’ajouter automatiquement dans les applications à lancer au démarrage. Vous pouvez le vérifier depuis l’Outil de personnalisation, dans l’onglet Applications au démarrage.

Alex Diavatis avait créé une petite vidéo qui détaillait tout ça en musique (même s’il n’y a plus besoin d’ajouter soit-même l’application au démarrage, la procédure étant désormais automatique).

Tout un billet pour une simple case à cocher, se diront certains. Et c’est bien là tout le malheur de Linux. Tout fonctionne désormais sans rien faire :)

Forcer la compatibilité d’une extension GNOME Shell

La plupart des extensions ne sont malheureusement plus compatibles…

À chaque nouvelle version de GNOME, c’est souvent l’hécatombe parmi les extensions. Que ce soit par manque de temps du développeur de l’extension, ou parce qu’il a fini par abandonner son projet, l’utilisateur se retrouve avec un certain nombre d’extensions désactivées.

Il faut savoir que pour chaque extension, son développeur doit indiquer avec quelles versions de GNOME elle est compatible. Alors, quand une nouvelle version de GNOME est disponible, s’il n’y a plus personne pour tester l’extension et la considérer comme valide, GNOME la désactivera. Et ce, même si l’extension fonctionne encore parfaitement.

Plusieurs choix s’offrent donc à l’utilisateur. Attendre que le développeur de l’extension trouve le temps de faire les tests et modifications nécessaires pour rendre son extension compatible. Trouver une autre extension équivalente; les extensions intéressantes mais abandonnées, étant généralement reprises par d’autres développeurs, sous un autre nom.

Ou, et c’est la solution qui nous intéresse ici, forcer la compatibilité. Mais avant toute chose, il faut rappeler que certaines extensions modifient des parties importantes de GNOME Shell, et qu’elles peuvent donc être source de plantages et autres problèmes, si elles n’ont réellement pas été prévues pour fonctionner sur votre version de GNOME.

Ceci étant dit, passons à la pratique. Deux solutions s’offrent à nous. La première, la plus simple, permet, d’un simple clique, de désactiver la vérification de compatibilité. Pour cela, il suffit de lancer dconf-editor, de vous rendre dans org.gnome.shell, puis d’activer la clé disable-extension-version-validation. Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell disable-extension-version-validation true

Forcer la compatibilité des extensions dans dconf-editor

L’autre solution, si vous préférez attendre que les développeurs de chaque extension fassent le nécessaire, mais que vous avez néanmoins besoin d’une extension en particulier, vous pouvez modifier manuellement cette dernière.

Les extensions sont installées dans le répertoire de l’utilisateur :

~/.local/share/gnome-shell/extensions/…

Ou, éventuellement, dans /usr/share/gnome-shell/extensions, si vous les installez depuis les paquets de votre distribution.

Il vous suffit donc de vous rendre dans le répertoire de l’extension qui vous intéresse, d’éditer le fichier metadata.json qui s’y trouve, et d’ajouter le numéro de version du GNOME qui vous concerne, dans le bloc shell-version :

"shell-version": [
"3.10",
"3.12",
"3.14",
"3.16"
],

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons ajouté une virgule à la fin de "3.14", suivi de "3.16" juste en dessous, pour rendre l’extension compatible avec GNOME 3.16.

Encore une fois, il ne s’agit que d’une compatibilité au niveau du numéro de version. Si le code de l’extension n’est réellement pas compatible avec votre version de GNOME, il ne pourra pas y avoir de miracle.

Une fois que c’est fait, vous pouvez relancer GNOME avec le raccourci clavier ALT-F2 puis r, ce qui aura pour conséquence de recharger le shell et toutes les extensions.

Rendre l’interface de Rhythmbox plus moderne

Il faut reconnaître que par défaut, l’interface de Rhythmbox paraît un peu désuète, et ne s’intègre plus vraiment à GNOME. Qu’à cela ne tienne. fossfreedom a développé plusieurs greffons, qui vous nous permettre de remédier à tout ça.

Commençons par Alternative Toolbar, qui va remplacer le menu traditionnel par une barre d’en-tête.

Rhythmbox 3.2 et le greffon Alternative Toolbar 0.7

Une fois installé, lancez Rhythmbox, allez dans le menu de l’application, puis choisissez Greffons. Une liste de greffons va s’afficher. Il ne reste plus qu’à trouver Alternative Toolbar dans la liste, puis de cocher la case associée.

Les préférences du greffon vous permettront également d’afficher plus d’informations (album/genre/année de sortie), mais également les contrôles de volume ou, au contraire, de cacher les contrôles. La modification des préférences nécessite néanmoins de relancer l’application, pour que les changements soient pris en compte.

Le deuxième greffon, Coverart Browser (qui nécessite Coverart Search Providers), vous permettra quant à lui d’afficher toutes les pochettes de vos albums (qui pourront être récupérées automatiquement, si ces dernières sont manquantes), mais également de pouvoir lancer la lecture de l’album, demander à ce qu’il soit joué après l’album en cours, ou l’ajouter à votre liste de lecture… ainsi qu’un certain nombre d’autres possibilités, depuis le menu contextuel.

Pour activer le greffon, il faudra suivre la même procédure que tantôt, puis rechercher Navigateur de jaquettes.

Si vous souhaitez activer ce mode par défaut, il faudra vous rendre dans les préférences du greffon, puis activer l’option Démarrage automatique, située dans l’onglet Général.

Rhythmbox 3.2 et le greffon Coverart Browser 2.1

Pour obtenir une fenêtre plus compacte, vous pouvez également vous rendre dans le menu déporté de Rhythmbox, ensuite Affichage, et là, vous pourrez désactiver le Panneau latéral.

Et voilà.

Bon, je reconnais qu’il faut aimer le minimalisme. Mais ça montre bien que la modularité de Rhythmbox permet, grâce à quelques greffons, d’obtenir quelque chose de radicalement différent. Et ça, c’est bien ;)

Première version publique du thème EvoPop

Icônes EvoPop 0.2

Solus Project (anciennement Evolve OS) vient de publier de nouvelles versions de son thème Gtk+ et de son jeu d’icônes, EvoPop, qui s’inspirent du Material Design proposé par Google.

On entend souvent dire qu’il existe des milliers de thèmes sous Linux, et que ce dernier est facilement personnalisable à l’envie. C’est vrai, mais malheureusement, les thèmes de qualité professionnelle, sans bugs, et qui proposent des icônes adaptées pour le plus grand nombre d’applications populaires, se font plutôt rares. En réalité, nous avons bien trop souvent affaire à des thèmes incomplets, dont la plupart des icônes ne seront pas homogènes avec le reste du thème. Quand ce dernier n’est tout simplement plus maintenu, et incompatible avec les versions récentes de Gtk+.

Le fait qu’EvoPop soit développé en vue de devenir le thème par défaut de l’environnement de bureau Budgie Desktop, devrait apporter certaines garanties sur le travail fourni et son support dans le temps.

Nautilus 3.16 avec le thème EvoPop 0.23
Rhythmbox 3.2 avec le thème EvoPop 0.23

Ce que devrait proposer le futur Agenda

Agenda 3.16

Georges Basile Stavracas Neto, développeur de l’application Agenda, a récemment ouvert un vote sur son compte Google+, pour avoir une idée des fonctionnalités les plus demandées, et ainsi savoir sur quoi concentrer le développement. Plutôt impatient, une semaine plus tard, il publiait déjà un billet de blog récapitulatif.

Le 6 avril, sur les 226 votes déjà obtenus (vous pouvez toujours voter), on obtenait la répartition suivante :

  • Gestion de calendrier (36%)
  • Vue par semaine (24%)
  • Alarmes, pièces jointes et personnes participantes (23%)
  • Vue agenda (13%)
  • Autre (4%)

Pour la gestion de calendrier, l’équipe de design a récemment publié de nouvelles maquettes, et la fonctionnalité devrait sans problème trouver sa voie dans GNOME 3.18. La vue par semaine aurait pu faire partie de la pré-version, mais les développeurs n’ont pas eu suffisamment de temps pour corriger certains problèmes, comme les événements sur plusieurs jours.

En ce qui concerne les alarmes, pièces jointes et personnes participantes, il reconnaît que c’est important, mais ça ne pourra être implémenté qu’après que le travail sur la fenêtre d’édition soit terminé. Aucune idée si ça sera prêt à temps pour 3.18.

Par contre, pour la vue agenda, à moins que de nouveaux développeurs ne rejoignent le projet, il y a peu de chances pour que ça arrive avant GNOME 3.20.

Ça devrait néanmoins rester encore assez basique, et on reste plutôt loin d’une application OS X comme Fantastical, capable d’analyser une phrase en langage naturel, et de la convertir en événement. Et c’est là que je ne peux m’empêcher de trouver dommage la dispersion de moyens, puisque de son côté, California possède une telle fonctionnalité, tout en demeurant tout aussi basique sur de nombreux autres points.