Ajouter de la couleur à vos dossiers

Fichiers 3.16 avec Folder Color 0.0.62

Folder Color est une extension pour Fichiers, qui permet d’ajouter un peu de couleur à vos dossiers, dans le but de pouvoir vous repérer plus facilement (dossiers importants, favoris, en cours, terminés…)

Une fois l’extension installée, un simple clique droit sur un dossier, vous donne accès à une nouvelle entrée dans le menu contextuel, Folder’s Color, qui vous permet de choisir rapidement parmi une dizaine de couleurs prédéfinies, ou de choisir une couleur personnalisée, grâce au sélecteur de couleur.

Le sélecteur de couleur

Folder Color offre également la possibilité d’ajouter quelques emblèmes (favori, terminé, important, en cours) en superposition de l’icône du dossier, mais ne semble pas pouvoir faire les deux simultanément. Il faudra donc faire un choix, entre la couleur ou l’emblème.

Néanmoins, les modifications semblent n’être que purement cosmétiques. De rechercher important, ne trouvera pas le répertoire sur lequel vous auriez pu apposer l’emblème, et encore moins son contenu.

Je trouve donc dommage qu’il faille passer par une telle extension, encore imparfaite, quand on voit que c’est présent par défaut sous OS X, ce qui permet de pouvoir effectuer facilement des recherches intelligentes avec le Finder.

Sortie d’Ubuntu GNOME 15.04

Installation d’Ubuntu GNOME 15.04

La dernière Ubuntu GNOME est sortie le 24 avril dernier, mais comme je ne porte pas particulièrement Canonical Ltd. et Ubuntu dans mon cœur, et qu’il n’y a finalement pas grand-chose à dire sur cette distribution, je n’ai pas jugé utile d’en faire un test approfondi.

Installation

L’installation se déroule sans problème. Ubuntu a longtemps excellé dans ce domaine, mais de nos jours, on retrouve désormais le même type d’installeur, tout aussi simple et ergonomique, sur un certain nombre d’autres distributions. Mais ça fait bien son boulot, et c’est bien là le principal.

Notons qu’après avoir choisi la langue souhaitée, dès le deuxième écran, on nous propose de cocher deux cases, pour télécharger les mises à jour pendant l’installation, mais surtout, pour installer un certain nombre d’éléments propriétaires (Flash, codecs multimédia, pilotes de périphériques pour cartes graphiques et Wi-Fi…), dans le cas où vous souhaiteriez une expérience utilisateur la plus fonctionnelle possible, sans avoir à batailler par vous-même.

Système

La distribution est livrée avec le noyau Linux 3.19.0, ainsi que systemd 219. Au niveau des pilotes de périphériques propriétaires, depuis le shell de GNOME, que vous recherchiez driver ou pilote, l’outil pour installer facilement des pilotes additionnels vous sera bien proposé, ce qui est une bonne chose. Par contre, au niveau du gestionnaire de paquets, c’est la vieille logithèque Ubuntu qui est proposée, et non Logiciels, que je trouve pourtant bien plus ergonomique.

Et c’est d’ailleurs une des raisons qui fait que je n’aime pas Canonical, qui a développé une logithèque qui ne peut être utilisée que par Ubuntu, comme à peu près tout ce qu’ils font. Et je ne parle pas uniquement du logiciel en lui-même, mais de toutes les données qui lui sont nécessaires (descriptions, captures d’écrans, notations…). Heureusement que Debian, Red Hat, GNOME, KDE… ont travaillé de façon conjointe pour créer la norme AppStream, dont les fichiers AppData seront fournis en amont, avec les sources des différentes applications. Ce qui permettra au final, de pouvoir être repris par toutes les logithèques (Logiciels sous GNOME, Muon sous KDE…), et ce, peu importe la distribution utilisée.

C’est tout de même mieux de jouer en équipe, de collaborer et de faire progresser le logiciel libre dans son ensemble.

Environnement

Il s’agit d’un « vieux » GNOME 3.14.4. Le bon point, c’est qu’après plusieurs versions à ne proposer que des applications GNOME d’un autre âge, hormis Contacts et GNOME Bluetooth qui sont étrangement restés en version 3.8, toutes les autres applications ont bien été mises à jour en version 3.14.

Néanmoins, bien que disponibles depuis la logithèque, un certain nombre d’entre elles ne sont pas installées par défaut : Horloges, Logiciels, Machines, Musique, Photos, Web… sont ainsi manquantes.

Vous aurez par contre droit au navigateur Firefox 37.0, le client de messagerie Evolution 3.12 (même si, à défaut de Geary, j’aurai sans doute préféré Thunderbird), la suite bureautique LibreOffice 4.4, le client de messagerie instantanée Empathy 3.12, le lecteur de musique Rhythmbox 3.1 et le gestionnaire de photos Shotwell 0.20.2

Au niveau du thème, c’est Adwaita, l’officiel de GNOME, qui est présent par défaut. Y compris pour le fond d’écran. Pour ceux qui préfèrent tout de même quelque chose de plus coloré, le thème Numix et les icônes Humanity sont également pré-installés. Le changement pouvant s’effectuer depuis l’Outil de personnalisation.

Conclusion

Puisque il ne s’agit pas d’une version LTS avec support long (il n’est que de neuf mois ici), et qu’elle n’a qu’une vieille version de GNOME à proposer, j’ai bien du mal à trouver un quelconque intérêt à cette Ubuntu.

Le seul auquel je pense, et je trouve bien triste qu’on en soit arrivé là, c’est que la plupart des gens n’aiment pas avoir trop de choix, et tout le monde s’est mis à installer la même chose.

Maintenant, à force de voir les médias ne parler que d’Ubuntu, de voir les éditeurs de logiciels propriétaires ne supporter qu’Ubuntu (paquets souvent disponibles uniquement pour Ubuntu, Steam qui ne liste qu’Ubuntu dans les configurations requises…), de voir les fabricants confondre Linux et Ubuntu, fait qu’au final, ça sera sans doute avec Ubuntu que monsieur tout le monde aura le moins de problèmes.

Donc voilà, si vous adorez les jeux et autres applications propriétaires, et que vous souhaitez un environnement un peu moins vieux que ce qui était présent dans la version LTS (pour rappel, GNOME 3.10.4), alors cette Ubuntu vous conviendra sans doute. Pour les autres, on trouve bien mieux ailleurs.

Transformer un site web en application avec… Web :)

L’application Gmail apparaît dans le shell

Web, le navigateur du projet GNOME, permet de « transformer » un site web en application, ce qui permet de pouvoir ensuite rechercher le site depuis le shell, ou de l’ajouter dans le dash, avec vos applications favorites.

On pense tout de suite aux véritables applications en ligne, telles que Gmail ou l’un des nombreux projets Framasoft, qui se prêtent particulièrement bien au jeu.

Mais ça peut être également utile pour pré-configurer, et faciliter l’accès, aux quelques sites préférés de personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil informatique. Tout comme on peut également imaginer des cas d’application où une école, une entreprise ou autre, n’autoriseraient qu’un certain nombre limité de sites à leurs usagers.

Il faut savoir qu’en mode application, l’utilisateur est cantonné à ce site et ne peut pas en changer. Le navigateur possède également un certain nombre d’options dconf (avec dconf-editor, voir les différentes clés de org.gnome.Epiphany.lockdown) pour empêcher de se servir de la barre d’url, de pouvoir quitter l’application, d’imprimer, de sauvegarder des fichiers… ce qui peut être intéressant dans certaines situations, comme la création d’un site / application en mode kiosque, où les gens ne pourraient plus que consulter ce qui est proposé. Tout en étant également plus simple à relancer, en cas de plantage.

Procédure

Pour ce faire, il vous suffit de vous rendre sur le site web qui vous intéresse, puis de sélectionner le menu dans le coin supérieur droit de la fenêtre, et de choisir Enregistrer en tant qu’application Web…

Une fenêtre surgissante vous demandera ensuite de choisir un nom pour votre application, plutôt que le nom de domaine proposé par défaut.

Changer d’icône

Par défaut, c’est la favicon du site web qui est utilisée. Ces dernières ne faisant que 16×16 pixels, la qualité est plutôt mauvaise. Vous pouvez néanmoins la remplacer manuellement, en vous rendant dans le répertoire correspondant à l’application nouvellement créée, pour y remplacer le fichier app-icon.png

/home/votre_utilisateur/.config/epiphany/app-epiphany-le_nom_de_votre_application-chaîne_de_caractères

Dans le répertoire .config/epiphany de votre répertoire personnel, le navigateur créé un sous-répertoire pour chaque application. En choisissant par exemple de nommer mon application Framasphère, un répertoire app-epiphany-framasphere suivi d’une chaîne de caractères, a été créé, tout en minuscules et sans caractères spéciaux (accents, cédilles…). Une fois dans le répertoire, vous pouvez remplacer le fichier app-icon.png par l’image de votre choix.

Le navigateur utilise le fichier app-icon.png par défaut, mais vous pouvez très bien changer de nom ou de format, en optant par exemple pour du SVG. Mais de changer le nom ou l’extension, implique d’éditer le fichier  .desktop qui se trouve dans le répertoire, puis de modifier la ligne Icon= pour y indiquer le nom et le chemin absolu vers votre nouvelle image.

Si le shell continue d’afficher l’ancienne version, il suffira de le relancer avec le raccourci clavier Alt-F2 puis r.

Supprimer une application

Dans la barre d’URL du navigateur, tapez about:applications pour lister les différentes applications qui ont été créées. Il suffit ensuite de cliquer sur le bouton Delete associé, pour voir l’application supprimée.

Démonstration

Extension Coverflow Alt-Tab

Coverflow Alt-Tab 1.0

Coverflow Alt-Tab est une extension GNOME qui remplace le raccourci Alt-Tab par une représentation tridimensionnelle de type Cover Flow, en affichant les fenêtres des différentes applications, plutôt qu’une liste d’icônes.

Utilisation

Cette extension utilise les raccourcis clavier suivants (vous pouvez les modifier ou les désactiver depuis les paramètres de GNOME) :

  • Changer d’application (généralement Alt+Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’espace de travail courant
  • Bascule parmi les différentes fenêtres d’une même application (généralement Ctrl-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’application courante, présentes sur tous les espaces de travail
  • Change les contrôles système (généralement Ctrl-Alt-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de tous les espaces de travail

Tous les raccourcis avec la touche Majuscule enfoncée, permettent de revenir en arrière.

  • Échap permet d’annuler
  • q permet de fermer la fenêtre sélectionnée
  • d permet de masquer toutes les fenêtres et d’afficher le bureau

Vous pouvez également utiliser les flèches du clavier ou la molette de la souris pour faire défiler les fenêtres.

Démonstration

Rechercher rapidement un caractère spécial sous GNOME

Caractères 3.16

GNOME 3.16 a apporté une nouvelle application, Caractères, qui permet de consulter rapidement et facilement, grâce à une navigation par catégories, la plupart des caractères communs. L’application propose également une liste de caractères récemment consultés, ce qui permet de les réutiliser rapidement.

Mais la fonctionnalité la plus intéressante, est la possibilité offerte de pouvoir effectuer des recherches directement depuis le shell de GNOME.

Vous êtes en train de rédiger un texte, et vous souhaitez ajouter un caractère dont vous ne vous souvenez plus du raccourci clavier ? Il suffit de basculer dans le mode Activités, de taper le nom du caractère, de sélectionner celui qui vous intéresse, et vous retournerez aussitôt vers votre application, avec le caractère copié en mémoire. Il ne vous restera plus qu’à le coller où vous souhaitez, et le tour est joué :)

Le seul inconvénient, qui n’est pas du ressort de GNOME, c’est que les descriptions des différents caractères Unicode ne sont disponibles qu’en anglais, et qu’il vous faudra donc taper heart pour trouver votre ♥ :)

Démonstration

Sortie de Vocal 1.0

Vocal 1.0

Vocal est un client dédié à la gestion et à la lecture de podcasts audio et vidéo.

Il permet de souscrire à de nouveaux podcasts, de parcourir votre collection, et de lire les flux en direct ou de les télécharger localement. Il est capable d’importer des bibliothèques issues d’iTunes, gPodder et d’autres clients. Et bien évidemment, il peut vérifier périodiquement la parution de nouveaux épisodes, et vous notifier de leur disponibilité.

Par contre, tout n’est pas rose. L’application n’a pas encore été traduite en français, l’ajout de certains podcasts fait planter l’application, et bien que la lecture de podcasts audio n’ai pas posé problème, je n’ai pas réussi à lire le moindre podcast vidéo, l’interface se figeant aussitôt sur un écran noir. Sans doute un greffon GStreamer manquant, mais normalement, c’est à l’application de vérifier que les greffons nécessaires sont bien présents, et de demander à la logithèque de les installer au besoin.

Une première version sortie, à mon avis, de façon prématurée. Plus qu’à espérer que la prochaine, soit la bonne ;)

Sortie de Subtitle Editor 0.51.0

Subtitle Editor 0.51.0

Subtitle Editor est un logiciel permettant la création et l’édition de sous-titres.

Parmi les nombreuses fonctionnalités proposées, nous avons la prévisualisation vidéo et l’affichage d’une onde sonore pour aider à la synchronisation, la correction orthographique, la correction de texte (espaces autour de la ponctuation, capitalisation…), la vérification d’erreurs (chevauchement, affichage des sous-titres trop rapide ou trop long…), la conversion du nombre d’images par seconde, la scission ou le raccord de fichiers ou de sous-titres, le déplacement de sous-titres, la recherche et le remplacement avec support des expressions régulières, ainsi que de nombreux outils pour l’édition et la synchronisation.

Cette nouvelle version apporte principalement un portage vers Gtk+ 3.x et GStreamer 1.x, le support du format de sous-titre Avid DS, ainsi que la correction d’une quarantaine de bugs. Plus anecdotique, le paquet inclura désormais un fichier AppData, ce qui devrait permettre de trouver l’application dans Logiciels.

Effectuez vos sauvegardes avec Déjà Dup

Déjà Dup est un outil de sauvegarde particulièrement simple et rapide à mettre en œuvre, qui permet de faire des sauvegardes incrémentales, locales ou distantes (FTP, SFTP, SSH, rsync, WebDAV, Amazon S3, Dropbox, Google Drive, OneDrive…), de chiffrer vos archives et de planifier leur fréquence.

Interface à duplicity, certaines dépendances, optionnelles, peuvent être nécessaires pour pouvoir accéder à certains protocoles distants.

Vue d’ensemble de Déjà Dup 34

La vue d’ensemble vous permet de restaurer une ancienne sauvegarde, ou d’en démarrer une nouvelle. Il est préférable d’activer les sauvegardes automatiques, pour que le logiciel puisse tout gérer de lui-même, et que vous n’ayez plus à vous en préoccuper.

Dossiers à enregistrer

Par défaut, l’ensemble de votre répertoire personnel est sauvegardé. Ce qui inclut tous vos documents, vos fichiers de configuration, mais également vos photos, musiques, vidéos… Ce qui peut rapidement faire des sauvegardes particulièrement lourdes.

Dossiers à ignorer

Si la sauvegarde de tous vos fichiers ne vous intéresse pas, vous pouvez exclure certains répertoires.

Emplacement de stockage

Par défaut, les sauvegardes se font dans le répertoire local de votre choix. Pour plus de sécurité, il est préférable d’utiliser un disque externe dédié à cette tâche, que vous n’utilisez pas au quotidien, ou une seconde machine en réseau.

Vous pouvez également opter pour un emplacement distant (serveur dédié ou offre de stockage en ligne). Le fait d’avoir des sauvegardes dans des lieux distincts vous protège contre le vol et autres dégâts qui pourraient survenir dans le bâtiment qui héberge vos sauvegardes.

Déjà Dup permet de configurer simplement les emplacements de stockage de type Amazon S3, FTP, partage Windows, SSH / SFTP et WebDAV, mais en tant qu’interface à duplicity, il supporte bien d’autres protocoles, qui peuvent être configurés en choisissant Emplacement personnalisé, puis en configurant manuellement l’adresse.

Je vous invite à lire la section URL Format de la page de manuel de duplicity, pour connaître la syntaxe des différentes adresses possibles.

Planification

Vous pouvez ensuite planifier des sauvegardes quotidiennes ou hebdomadaires, et choisir de les conserver six mois, un an ou indéfiniment.

La première sauvegarde sera bien évidemment intégrale, mais les suivantes seront incrémentales. Ce qui signifie que seuls les nouveaux fichiers ou ceux qui auront été modifiés, seront sauvegardés. Après un certain nombre de sauvegardes incrémentales (une fois par mois, dans le cas de sauvegardes hebdomadaires), une nouvelle sauvegarde complète sera de nouveau effectuée.

Ceci dans le but de conserver la sécurité des données, tout en permettant d’économiser de l’espace disque et de la bande passante.

Chiffrement de vos sauvegardes

Une fois la sauvegarde lancée, pour plus de sécurité, vous pourrez choisir de chiffrer vos archives. Un mot de passe vous est pour cela demandé.

N’oubliez pas de suivre les recommandations de l’ANSSI pour choisir un mot de passe robuste ;)

Sauvegarde en cours…

Et voilà.