Comment cacher des fichiers ou des dossiers sans les renommer

Nautilus Hide 0.1.1

Habituellement, quand vous souhaitez cacher un fichier ou un dossier, il vous suffit de le renommer et d’ajouter un point au tout début du nom.

Il existe néanmoins certaines situations, comme une application qui tiendrait absolument à créer un dossier à la racine de votre dossier personnel ou de votre dossier Documents et dont la présence vous gêne, mais que vous ne pouvez malheureusement pas renommer sous peine de voir l’application ne plus pouvoir y accéder.

Pour cela, il vous suffit de créer un fichier .hidden (le fichier commence par un point), et d’y indiquer tous les fichiers ou dossiers que vous souhaitez cacher, à raison d’une entrée par ligne. Il ne vous reste ensuite plus qu’à rafraîchir (raccourcis F5 ou Ctrl-R) pour que ces derniers ne soient plus visibles.

Pour plus de facilité, une extension pour Fichiers est également disponible, Nautilus Hide, qui vous permet de cacher ou rendre visible directement depuis le menu contextuel.

Modifier le comportement des fenêtres modales

Une boîte de dialogue modale attachée à sa fenêtre parente

Pour reprendre Wikipédia, « Une fenêtre modale est, dans une interface graphique, une fenêtre qui prend le contrôle total du clavier et de l’écran. Elle est en général associée à une question à laquelle il est impératif que l’utilisateur réponde avant de poursuivre, ou de modifier quoi que ce soit. »

Ce qui est le cas des nombreuses boîtes de dialogue sous GNOME. Dans bien des cas, le fait que la boîte de dialogue soit liée à la fenêtre parente, ne pose pas problème. Mais parfois, la question peut nécessiter une réponse qui se trouve justement dans l’une de ces fenêtres qui n’est plus accessible.

Procédure

Pour désactiver ce comportement, il vous suffit de lancer l’Outil de personnalisation, de vous rendre dans le menu Fenêtres, puis de désactiver l’option Boîtes de dialogues modales attachées.

Désactivation des fenêtres modales depuis l’Outil de personnalisation

Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell.overrides attach-modal-dialogs false

Transformer un site web en application avec… Web :)

L’application Gmail apparaît dans le shell

Web, le navigateur du projet GNOME, permet de « transformer » un site web en application, ce qui permet de pouvoir ensuite rechercher le site depuis le shell, ou de l’ajouter dans le dash, avec vos applications favorites.

On pense tout de suite aux véritables applications en ligne, telles que Gmail ou l’un des nombreux projets Framasoft, qui se prêtent particulièrement bien au jeu.

Mais ça peut être également utile pour pré-configurer, et faciliter l’accès, aux quelques sites préférés de personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil informatique. Tout comme on peut également imaginer des cas d’application où une école, une entreprise ou autre, n’autoriseraient qu’un certain nombre limité de sites à leurs usagers.

Il faut savoir qu’en mode application, l’utilisateur est cantonné à ce site et ne peut pas en changer. Le navigateur possède également un certain nombre d’options dconf (avec dconf-editor, voir les différentes clés de org.gnome.Epiphany.lockdown) pour empêcher de se servir de la barre d’url, de pouvoir quitter l’application, d’imprimer, de sauvegarder des fichiers… ce qui peut être intéressant dans certaines situations, comme la création d’un site / application en mode kiosque, où les gens ne pourraient plus que consulter ce qui est proposé. Tout en étant également plus simple à relancer, en cas de plantage.

Procédure

Pour ce faire, il vous suffit de vous rendre sur le site web qui vous intéresse, puis de sélectionner le menu dans le coin supérieur droit de la fenêtre, et de choisir Enregistrer en tant qu’application Web…

Une fenêtre surgissante vous demandera ensuite de choisir un nom pour votre application, plutôt que le nom de domaine proposé par défaut.

Changer d’icône

Par défaut, c’est la favicon du site web qui est utilisée. Ces dernières ne faisant que 16×16 pixels, la qualité est plutôt mauvaise. Vous pouvez néanmoins la remplacer manuellement, en vous rendant dans le répertoire correspondant à l’application nouvellement créée, pour y remplacer le fichier app-icon.png

/home/votre_utilisateur/.config/epiphany/app-epiphany-le_nom_de_votre_application-chaîne_de_caractères

Dans le répertoire .config/epiphany de votre répertoire personnel, le navigateur créé un sous-répertoire pour chaque application. En choisissant par exemple de nommer mon application Framasphère, un répertoire app-epiphany-framasphere suivi d’une chaîne de caractères, a été créé, tout en minuscules et sans caractères spéciaux (accents, cédilles…). Une fois dans le répertoire, vous pouvez remplacer le fichier app-icon.png par l’image de votre choix.

Le navigateur utilise le fichier app-icon.png par défaut, mais vous pouvez très bien changer de nom ou de format, en optant par exemple pour du SVG. Mais de changer le nom ou l’extension, implique d’éditer le fichier  .desktop qui se trouve dans le répertoire, puis de modifier la ligne Icon= pour y indiquer le nom et le chemin absolu vers votre nouvelle image.

Si le shell continue d’afficher l’ancienne version, il suffira de le relancer avec le raccourci clavier Alt-F2 puis r.

Supprimer une application

Dans la barre d’URL du navigateur, tapez about:applications pour lister les différentes applications qui ont été créées. Il suffit ensuite de cliquer sur le bouton Delete associé, pour voir l’application supprimée.

Démonstration

Effectuez vos sauvegardes avec Déjà Dup

Déjà Dup est un outil de sauvegarde particulièrement simple et rapide à mettre en œuvre, qui permet de faire des sauvegardes incrémentales, locales ou distantes (FTP, SFTP, SSH, rsync, WebDAV, Amazon S3, Dropbox, Google Drive, OneDrive…), de chiffrer vos archives et de planifier leur fréquence.

Interface à duplicity, certaines dépendances, optionnelles, peuvent être nécessaires pour pouvoir accéder à certains protocoles distants.

Vue d’ensemble de Déjà Dup 34

La vue d’ensemble vous permet de restaurer une ancienne sauvegarde, ou d’en démarrer une nouvelle. Il est préférable d’activer les sauvegardes automatiques, pour que le logiciel puisse tout gérer de lui-même, et que vous n’ayez plus à vous en préoccuper.

Dossiers à enregistrer

Par défaut, l’ensemble de votre répertoire personnel est sauvegardé. Ce qui inclut tous vos documents, vos fichiers de configuration, mais également vos photos, musiques, vidéos… Ce qui peut rapidement faire des sauvegardes particulièrement lourdes.

Dossiers à ignorer

Si la sauvegarde de tous vos fichiers ne vous intéresse pas, vous pouvez exclure certains répertoires.

Emplacement de stockage

Par défaut, les sauvegardes se font dans le répertoire local de votre choix. Pour plus de sécurité, il est préférable d’utiliser un disque externe dédié à cette tâche, que vous n’utilisez pas au quotidien, ou une seconde machine en réseau.

Vous pouvez également opter pour un emplacement distant (serveur dédié ou offre de stockage en ligne). Le fait d’avoir des sauvegardes dans des lieux distincts vous protège contre le vol et autres dégâts qui pourraient survenir dans le bâtiment qui héberge vos sauvegardes.

Déjà Dup permet de configurer simplement les emplacements de stockage de type Amazon S3, FTP, partage Windows, SSH / SFTP et WebDAV, mais en tant qu’interface à duplicity, il supporte bien d’autres protocoles, qui peuvent être configurés en choisissant Emplacement personnalisé, puis en configurant manuellement l’adresse.

Je vous invite à lire la section URL Format de la page de manuel de duplicity, pour connaître la syntaxe des différentes adresses possibles.

Planification

Vous pouvez ensuite planifier des sauvegardes quotidiennes ou hebdomadaires, et choisir de les conserver six mois, un an ou indéfiniment.

La première sauvegarde sera bien évidemment intégrale, mais les suivantes seront incrémentales. Ce qui signifie que seuls les nouveaux fichiers ou ceux qui auront été modifiés, seront sauvegardés. Après un certain nombre de sauvegardes incrémentales (une fois par mois, dans le cas de sauvegardes hebdomadaires), une nouvelle sauvegarde complète sera de nouveau effectuée.

Ceci dans le but de conserver la sécurité des données, tout en permettant d’économiser de l’espace disque et de la bande passante.

Chiffrement de vos sauvegardes

Une fois la sauvegarde lancée, pour plus de sécurité, vous pourrez choisir de chiffrer vos archives. Un mot de passe vous est pour cela demandé.

N’oubliez pas de suivre les recommandations de l’ANSSI pour choisir un mot de passe robuste ;)

Sauvegarde en cours…

Et voilà.

Vérifier l’arrivée de nouveaux messages en arrière plan avec Geary

Si vous n’êtes pas un grand utilisateur du courrier électronique, vous trouvez sûrement ennuyeux l’idée de devoir lancer votre client de messagerie chaque fois que vous vous connectez. Pire encore, vous êtes sans doute tenté d’y jeter un œil de temps en temps, au cas où, alors que vous savez pertinemment qu’il n’y aura rien de nouveau ;)

Nous allons donc configurer Geary de telle sorte qu’il se lance automatiquement à chaque démarrage de votre système, mais sans afficher la moindre interface. L’arrivée de nouveaux messages vous sera notifiée par le système de notifications de GNOME, qui vous permettra de lire le message d’un simple clique.

Dans le menu déporté de Geary, rendez-vous dans les Préférences, puis activez l’option Toujours vérifier s’il y a de nouveaux messages.

L’application devrait ainsi s’ajouter automatiquement dans les applications à lancer au démarrage. Vous pouvez le vérifier depuis l’Outil de personnalisation, dans l’onglet Applications au démarrage.

Alex Diavatis avait créé une petite vidéo qui détaillait tout ça en musique (même s’il n’y a plus besoin d’ajouter soit-même l’application au démarrage, la procédure étant désormais automatique).

Tout un billet pour une simple case à cocher, se diront certains. Et c’est bien là tout le malheur de Linux. Tout fonctionne désormais sans rien faire :)

Forcer la compatibilité d’une extension GNOME Shell

La plupart des extensions ne sont malheureusement plus compatibles…

À chaque nouvelle version de GNOME, c’est souvent l’hécatombe parmi les extensions. Que ce soit par manque de temps du développeur de l’extension, ou parce qu’il a fini par abandonner son projet, l’utilisateur se retrouve avec un certain nombre d’extensions désactivées.

Il faut savoir que pour chaque extension, son développeur doit indiquer avec quelles versions de GNOME elle est compatible. Alors, quand une nouvelle version de GNOME est disponible, s’il n’y a plus personne pour tester l’extension et la considérer comme valide, GNOME la désactivera. Et ce, même si l’extension fonctionne encore parfaitement.

Plusieurs choix s’offrent donc à l’utilisateur. Attendre que le développeur de l’extension trouve le temps de faire les tests et modifications nécessaires pour rendre son extension compatible. Trouver une autre extension équivalente; les extensions intéressantes mais abandonnées, étant généralement reprises par d’autres développeurs, sous un autre nom.

Ou, et c’est la solution qui nous intéresse ici, forcer la compatibilité. Mais avant toute chose, il faut rappeler que certaines extensions modifient des parties importantes de GNOME Shell, et qu’elles peuvent donc être source de plantages et autres problèmes, si elles n’ont réellement pas été prévues pour fonctionner sur votre version de GNOME.

Ceci étant dit, passons à la pratique. Deux solutions s’offrent à nous. La première, la plus simple, permet, d’un simple clique, de désactiver la vérification de compatibilité. Pour cela, il suffit de lancer dconf-editor, de vous rendre dans org.gnome.shell, puis d’activer la clé disable-extension-version-validation. Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell disable-extension-version-validation true

Forcer la compatibilité des extensions dans dconf-editor

L’autre solution, si vous préférez attendre que les développeurs de chaque extension fassent le nécessaire, mais que vous avez néanmoins besoin d’une extension en particulier, vous pouvez modifier manuellement cette dernière.

Les extensions sont installées dans le répertoire de l’utilisateur :

~/.local/share/gnome-shell/extensions/…

Ou, éventuellement, dans /usr/share/gnome-shell/extensions, si vous les installez depuis les paquets de votre distribution.

Il vous suffit donc de vous rendre dans le répertoire de l’extension qui vous intéresse, d’éditer le fichier metadata.json qui s’y trouve, et d’ajouter le numéro de version du GNOME qui vous concerne, dans le bloc shell-version :

"shell-version": [
"3.10",
"3.12",
"3.14",
"3.16"
],

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons ajouté une virgule à la fin de "3.14", suivi de "3.16" juste en dessous, pour rendre l’extension compatible avec GNOME 3.16.

Encore une fois, il ne s’agit que d’une compatibilité au niveau du numéro de version. Si le code de l’extension n’est réellement pas compatible avec votre version de GNOME, il ne pourra pas y avoir de miracle.

Une fois que c’est fait, vous pouvez relancer GNOME avec le raccourci clavier ALT-F2 puis r, ce qui aura pour conséquence de recharger le shell et toutes les extensions.

Rendre l’interface de Rhythmbox plus moderne

Il faut reconnaître que par défaut, l’interface de Rhythmbox paraît un peu désuète, et ne s’intègre plus vraiment à GNOME. Qu’à cela ne tienne. fossfreedom a développé plusieurs greffons, qui vous nous permettre de remédier à tout ça.

Commençons par Alternative Toolbar, qui va remplacer le menu traditionnel par une barre d’en-tête.

Rhythmbox 3.2 et le greffon Alternative Toolbar 0.7

Une fois installé, lancez Rhythmbox, allez dans le menu de l’application, puis choisissez Greffons. Une liste de greffons va s’afficher. Il ne reste plus qu’à trouver Alternative Toolbar dans la liste, puis de cocher la case associée.

Les préférences du greffon vous permettront également d’afficher plus d’informations (album/genre/année de sortie), mais également les contrôles de volume ou, au contraire, de cacher les contrôles. La modification des préférences nécessite néanmoins de relancer l’application, pour que les changements soient pris en compte.

Le deuxième greffon, Coverart Browser (qui nécessite Coverart Search Providers), vous permettra quant à lui d’afficher toutes les pochettes de vos albums (qui pourront être récupérées automatiquement, si ces dernières sont manquantes), mais également de pouvoir lancer la lecture de l’album, demander à ce qu’il soit joué après l’album en cours, ou l’ajouter à votre liste de lecture… ainsi qu’un certain nombre d’autres possibilités, depuis le menu contextuel.

Pour activer le greffon, il faudra suivre la même procédure que tantôt, puis rechercher Navigateur de jaquettes.

Si vous souhaitez activer ce mode par défaut, il faudra vous rendre dans les préférences du greffon, puis activer l’option Démarrage automatique, située dans l’onglet Général.

Rhythmbox 3.2 et le greffon Coverart Browser 2.1

Pour obtenir une fenêtre plus compacte, vous pouvez également vous rendre dans le menu déporté de Rhythmbox, ensuite Affichage, et là, vous pourrez désactiver le Panneau latéral.

Et voilà.

Bon, je reconnais qu’il faut aimer le minimalisme. Mais ça montre bien que la modularité de Rhythmbox permet, grâce à quelques greffons, d’obtenir quelque chose de radicalement différent. Et ça, c’est bien ;)

Utiliser les notifications d’HexChat avec GNOME

Les notifications HexChat sous GNOME

Depuis GNOME 3.16 et son nouveau centre de notifications, les notifications d’HexChat sont bien plus agréables et pratiques à utiliser.

Pour pouvoir en profiter, il vous suffit de vous rendre dans le menu Paramètres d’HexChat, puis d’aller dans les Préférences. Une fois la fenêtre affichée, vous devez vous rendre dans la partie Alertes de la catégorie Bavardage.

Deux options nous intéressent ici : « Afficher une fenêtre de notification », pour laquelle vous devez cocher les cases relatives aux messages privés, ainsi qu’aux messages en surbrillance (qui correspond au fait d’être cité sur un canal). Ainsi que « Omettre les alertes quand la fenêtre est focalisée », histoire de ne pas recevoir de notifications quand nous avons déjà la fenêtre sous les yeux.

Les préférences d’HexChat

Désormais, quand on parlera de vous ou que vous recevrez un message privé pendant que vous serez occupé sur tout autre chose, une notification s’affichera durant quelques secondes en haut de l’écran, avant de rejoindre celles déjà présentes dans le centre de notifications.

Et pour ceux qui préfèrent les images animées, il existe une petite vidéo YouTube ;)