Configuration des boutons de la barre de titre

Par défaut, GNOME n’affiche qu’un bouton de fermeture dans la barre de titre. Si vous souhaitez activer également les boutons minimiser et maximiser, il vous faudra passer par l’application Outil de personnalisation, vous rendre dans l’onglet Fenêtres, puis activer les boutons Maximiser et Minimiser de l’option Boutons de la barre de titre.

Configuration des boutons de la barre de titre

Pour changer l’ordre des différents boutons ou leur emplacement dans la barre de titre, par exemple, tout à gauche comme sous Ubuntu ou macOS, il vous faudra passer cette fois-ci par l’Éditeur dconf, vous rendre ensuite dans /org/gnome/desktop/wm/preferences/button-layout puis changer la valeur par close,minimize,maximize:appmenu

Modification de l’emplacement des boutons de la barre de titre

Les différentes valeurs possibles étant close pour le bouton de fermeture, minimize pour la minimisation, maximise pour la maximisation et appmenu pour le menu de l’application.

Sous GNOME, le menu de l’application est affiché par défaut dans la barre supérieure, mais vous pouvez l’afficher dans la barre de titre en passant par l’Outil de personnalisation, onglet Barre supérieure, puis en désactivant l’option Afficher le menu de l’application.

Les différentes valeurs sont séparées par des virgules. Les deux points permettent de préciser l’emplacement des boutons. Si vous indiquez les valeurs à gauche des deux points, les boutons seront affichés à gauche de la barre de titre. Et bien évidemment, à droite des deux points, ils seront affichés à droite de la barre de titre.

Exemples

close,minimize,maximize:appmenu placera les boutons fermeture, minimisation et maximisation à gauche de la barre de titre et le menu de l’application tout à droite.

appmenu:minimize,maximize,close placera le menu de l’application à gauche de la barre de titre et les boutons minimisation, maximisation et fermeture tout à droite.

Faire passer GNOME pour macOS

GNOME 3.22 façon macOS

On l’a vu précédemment, il suffit de deux ou trois extensions pour transformer votre GNOME en quelque chose de plus proche de Windows, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal. Et comme nous allons le voir, il n’est guère plus difficile de le faire ressembler à macOS ;-)

Mais avant de commencer, petit rappel. Les dossiers commençant par un point sont des dossiers cachés. Pour pouvoir les afficher, vous pouvez soit passer par l’icône hamburger du gestionnaire de fichiers pour activer l’option Afficher les fichiers cachés, soit utiliser le raccourci clavier Ctrl+h. Si un dossier est manquant, vous pouvez sans problème le créer, mais n’oubliez pas le point en début de nom.

1. Installation du thème Gnome-OSX

Le thème contient des variantes claires et sombres pour le shell, ainsi qu’un thème de fenêtres avec ou sans transparence. Une fois les archives téléchargées, décompressez-les dans le dossier .themes de votre dossier personnel.

Il vous suffit ensuite de vous rendre dans l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir Gnome-OSX en tant que thèmes GTK+ et Shell.

Selon votre distribution, si le thème du Shell n’est pas accessible, il vous faudra activer ou installer l’extension User Themes.

2. Installation du thème d’icônes La Capitaine

La Capitaine est un thème d’icônes s’inspirant du style très coloré de macOS. Une fois téléchargée, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .icons de votre dossier personnel.

Là encore, il vous suffit de passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir le thème d’icônes La Capitaine.

3. Ajouter un dock

Il existe plusieurs docks qui s’intègrent bien à GNOME, comme l’extension Dash to Dock ou l’application Plank.

Dash to Dock ne ressemblant pas particulièrement à celui de macOS par défaut, il vous suffit pour cela d’accéder à ses préférences, de vous rendre dans l’onglet Apparence, de choisir le blanc comme couleur du dock puis de diminuer son opacité.

Dans le cas de Plank, il existe des thèmes tout prêts, tels que Gnosemite, qui le feront aussitôt ressembler à celui de macOS. Une fois le thème téléchargé, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .local/share/plank/themes de votre dossier personnel.

4. Changer de police

Sur macOS, Apple utilise la police San Franciso, qui fait partie de la famille Lucida Grande. Malheureusement, cette police étant non libre, celle qui s’en rapprochera le plus sera Garuda.

Là encore, il faudra passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, sélectionner l’onglet Polices, puis choisir Garuda Bold pour les titres de fenêtres, ainsi que Garuda Regular pour le reste de l’interface.

Bien évidemment, cette partie est facultative et vous êtes libre d’utiliser la police de votre choix.

5. Passer les boutons de fenêtres à gauche

Il vous faut cette fois-ci lancer l’Éditeur dconf, vous rendre ensuite dans /org/gnome/desktop/wm/preferences/button-layout puis changer la valeur par close,minimize,maximize:

Pour annuler la modification, il vous suffira d’activer l’option Utiliser la valeur par défaut.

Et voilà, grâce à ce statut social nouvellement acquis, vous pourrez vous aussi pavoiser auprès de vos amis :p

Configurer votre environnement de façon plus traditionnelle

GNOME 3.22 avec l’extension Dash to Panel et des icônes sur le bureau

Dès que l’on entend parler de GNOME sur les forums, vous pouvez être certain qu’une ou plusieurs personnes vont intervenir pour signaler ô combien elles n’aiment pas son ergonomie, préférant de loin d’autres environnements plus traditionnels, disposant par exemple d’une barre des tâches et d’un menu principal.

S’ensuit ensuite une série d’arguments de mauvaise foi, comme quoi si ça ne correspond pas par défaut exactement à ce que l’on recherche et qu’il faut installer une palanquée d’extensions pour obtenir le résultat attendu (avec en général un rappel comme quoi c’était bien présent du temps de GNOME 2), c’est qu’il s’agit fatalement d’un mauvais environnement. Ou, du moins, qu’il ne répond absolument pas à leur besoin.

Maintenant, si de modifier son environnement était réellement long et fastidieux, ça pourrait se comprendre. Mais ce n’est pas le cas. En comptant large, vous verrez qu’il faut moins de cinq minutes pour obtenir un environnement plus traditionnel, et que ça n’a absolument rien de compliqué. Aucune ligne de commande, aucune édition de fichier de configuration ou autre action obscure. C’est réellement à la portée du premier venu.

Mais avant de commencer, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi les équipes de GNOME ont fait de tels choix. L’argument qui revient le plus souvent, c’est qu’ils recherchaient un environnement simple, comportant le moins de distractions possible, pour que l’on puisse se concentrer sur ce qui compte. Personnellement, je perçois également GNOME comme une feuille blanche qui me laisse le configurer à loisir.

Chaque personne étant différente, elle possédera une vision toute aussi différente de ce que sera le bureau idéal. Certaines personnes adorent disposer de nombreuses icônes sur leur bureau, quand d’autres ont horreur de ça. Certaines personnes souhaitent disposer d’un panel au bas de l’écran, quand d’autres le préfèrent en haut. Certains préfèrent encore disposer d’un dock plutôt que d’un panel… quand d’autres font le choix de n’avoir ni l’un ni l’autre.

À partir de là, à l’inverse d’un Windows ou d’un macOS, d’un MATE ou d’un Cinnamon qui vous imposeraient leurs choix, GNOME vous laisse la possibilité d’obtenir facilement et rapidement ce qui vous convient le mieux.

Nous allons donc aujourd’hui le configurer à la manière d’un Windows ou d’un KDE Plasma, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal, puis dans un prochain article, nous verrons qu’il est finalement tout aussi simple d’obtenir un clone de macOS ;-)

1. Dash to Panel

Prévisualisation des fenêtres quand on passe le curseur au dessus d’une icône

Cette extension va ajouter un panel au bas de l’écran, vous permettant ainsi de pouvoir basculer rapidement d’une application à l’autre ou d’accéder rapidement à vos applications favorites. Bien évidemment, l’extension dispose de nombreuses options, concernant aussi bien son style : emplacement du panel, en bas ou en haut de l’écran, la taille des icônes ou du panel, le choix des indicateurs pour distinguer les applications en cours d’utilisation (avec ou sans le focus), l’emplacement de l’horloge, la présence ou non de boutons pour voir le bureau ou accéder au mode activités, et bien d’autres encore.

2. TopIcons Plus

Cette extension permet de déplacer les icônes de notifications (Steam, Skype, votre client BitTorrent…) du tiroir de messagerie vers le panel.

3. Gno-Menu

Gno-Menu en mode liste, suivi d’une partie de ses préférences

Il existe de nombreuses extensions GNOME offrant un menu principal, mais celle-ci semble plutôt complète : accès rapide à vos applications (fréquemment utilisées, favorites, par catégories…), dossiers et autres signets. Une série de boutons permettent également un accès rapide à la mise en veille, l’extinction, le verrouillage de la session, le changement d’utilisateur. L’extension dispose bien évidemment de nombreuses options de personnalisation : panneau normal ou compact, la catégorie à afficher par défaut, le choix d’une vue en liste ou en grille, la taille des icônes, le choix du raccourci clavier… jusqu’au nom que vous préférez voir affiché pour votre menu.

Le menu respecte bien évidemment votre thème. Il s’agit sur la capture du thème Arc dans sa version claire.

4. Icônes sur le bureau

L’outil de personnalisation de GNOME

Il vous suffit de lancer l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Bureau, puis d’activer d’option Icônes sur le bureau. Vous pouvez également choisir quelles icônes afficher : dossier personnel, serveurs réseau, corbeille, volumes montés.

5. Boutons pour minimiser / maximiser les fenêtres

Toujours dans l’Outil de personnalisation de GNOME, onglet Fenêtres, option Boutons de la barre de titre, vous pouvez activer indépendamment les boutons minimiser et maximiser.

Et voilà, c’est fini. Comme convenu, d’activer trois extensions et trois options dans l’outil de personnalisation n’aura pas pris plus de cinq minutes.

Pour ceux qui souhaiteraient aller encore plus loin, il existe également une extension pour désactiver le coin actif (No Topleft Hot Corner), pour choisir l’emplacement des notifications (Panel OSD), obtenir un panel transparent (Dynamic Panel Transparency) ou changer de bureau virtuel à l’aide de la molette de la souris (Top Panel Workspace Scroll).

Afficher des dates plus précises dans Fichiers

Par défaut, dans la vue en liste, Fichiers n’affiche plus qu’une date de modification simplifiée (aujourd’hui, hier, jeudi…). Ce comportement peut être problématique quand l’heure est importante pour vous, et qu’elle peut vous aider à retrouver un document parmi un ensemble de fichiers créés le même jour, ou de pouvoir reconstituer la chronologie d’une suite de modifications.

Fichiers 3.20 affichant des dates de modification simplifiées

Pour ce faire, il vous suffit de vous rendre dans les préférences, de sélectionner l’onglet Colonnes des listes, puis de décocher Dernière modification, que vous remplacerez par Date de modification.

Fichiers 3.20 affichant des dates de modification plus précises

Comment retrouver facilement votre souris à l’écran

Pour les personnes malvoyantes ou celles possédant plusieurs écrans avec de hautes résolutions, il peut être « facile » de perdre l’emplacement du pointeur de sa souris. Pour vous aider à le retrouver, GNOME dispose d’une option qui va créer une animation visuelle autour du pointeur.

Pour se faire, il faut tout d’abord lancer l’Outil de personnalisation, vous rendre dans l’onglet Clavier et souris, puis activer l’option Montrer l’emplacement du pointeur.

Option permettant de montrer l’emplacement du pointeur

Une fois l’option activée, une simple pression de la touche Ctrl va lancer l’animation.

Augmenter la taille du pointeur de la souris

Pour les personnes malvoyantes ou qui souhaiteraient un peu plus de confort, il peut être utile d’augmenter la taille du pointeur de la souris.

Malheureusement, aucune option ne permet de personnaliser facilement le pointeur, et il faudra donc passer par l’outil dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.desktop.interface, puis modifier la clé cursor-size, en choisissant par exemple une taille de 36, 48 ou 64, selon que vous souhaitez votre pointeur plus ou moins gros.

Configuration de la taille du pointeur dans dconf-editor

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.desktop.interface cursor-size 48

En prenant soin de remplacer la valeur 48 par la taille de votre choix.

Une fois la modification effectuée, pour que le changement soit pris en compte, il faudra relancer GNOME, soit en redémarrant votre système, soit en utilisant le raccourci clavier Alt-F2 puis r.

Un curseur de taille 64

Modifier les applications par défaut

Pour modifier votre navigateur web, client de messagerie, calendrier, lecteur de musique, de vidéos ou votre visionneur d’images utilisés par défaut, vous pouvez rechercher l’application Détails, ou vous rendre dans les paramètres de GNOME, section Système, puis Détails.

Liste d’applications par défaut dans GNOME 3.16

Changer d’application par défaut en fonction du type de fichier

Vous pouvez également modifier l’application par défaut qui est utilisée pour ouvrir un certain type de fichier. Pour cela, sélectionnez un type de fichier dont vous souhaitez changer l’application par défaut. Par exemple, pour définir l’application à lancer lors de l’ouverture d’un fichier PDF, sélectionnez un fichier .pdf. Faites un clic droit sur le fichier et choisissez Propriétés. Cliquez sur l’onglet Ouvrir avec. Sélectionnez l’application voulue et cliquez sur Définir par défaut.

Modification de l’application par défaut en fonction du type de fichier

La restauration de sessions avec le navigateur Web

Par défaut, chaque fois que vous exécutez le navigateur Web (Epiphany), ce dernier charge automatiquement la dernière page précédemment consultée. Comportement fort ennuyeux dans le cas où plusieurs personnes partageraient le même compte utilisateur, ou que vous préféreriez tout simplement utiliser la page d’accueil par défaut.

Malheureusement, aucune option ne permet de modifier facilement ce comportement, et il faudra donc passer par l’outil dconf-editor, vous rendre dans org.gnome.Epiphany, puis modifier la clé restore-session-policy.

Préférences de Web dans dconf-editor

Trois choix vous seront proposés : always (le choix par défaut), qui charge automatiquement la dernière page web consultée ; never, qui ne recharge jamais la précédente page et vous affichera donc la page d’accueil ; ainsi que crashed, qui ne rechargera la page qu’après un plantage du navigateur. Cette dernière possibilité étant sans doute le meilleur choix possible.

Si vous préférez la ligne de commande, vous pouvez utiliser directement

gsettings set org.gnome.Epiphany restore-session-policy crashed

En remplaçant éventuellement crashed par never.