Sortie de Gradio 6.0

Gradio 6.0

Pour rappel, Gradio vous permet de découvrir et d’écouter des radios en ligne.

Au niveau des nouveautés, nous noterons :

  • la possibilité de regrouper nos stations en collections
  • la possibilité de pouvoir trier nos stations selon différents critères (nom, langue, pays, votes…)
  • l’ajout d’une recherche étendue (la petite flèche pointant vers le bas, à droite de la boîte de recherche) permettant de sélectionner un pays ou une langue
  • la possibilité d’ajouter de nouvelles stations ou d’éditer les informations de stations déjà existantes (la base de données étant en ligne, chaque ajout ou modification est visible par l’ensemble des utilisateurs)
  • la bibliothèque peut désormais être exportée et importée
  • une barre latérale proposant un certain nombre d’informations sur chaque station peut désormais être affichée
  • un nouveau système de sélection fait son apparition
  • l’état de la connexion est désormais affiché dans la barre d’outils
  • l’application se reconnecte automatiquement après une déconnexion et elle consomme beaucoup moins de mémoire

Par contre, les années ont beau passer, il n’existe malheureusement toujours aucune traduction en français.

Facilitez vos transcriptions audio avec Parlatype

Tous ceux qui ont déjà fait de la transcription audio savent à quel point cela peut être une tâche ingrate, qui peut rapidement devenir compliquée (problèmes de diction de certains intervenants, tics de langage, bruit ambiant, etc.).

Parlatype 1.5

Parlatype se propose donc de vous faciliter la vie avec un certain nombre de fonctionnalités bienvenues :

  • affichage d’un spectre sonore pour pouvoir plus facilement naviguer dans votre fichier audio et mieux distinguer les moments de silence
  • contrôle de la vitesse de lecture pour que ce soit plus lent durant la transcription ou plus rapide durant le montage, sans modification de la hauteur tonale
  • pouvoir revenir automatiquement en arrière de quelques secondes après avoir mis en pause (la durée étant configurable)
  • présence de macros LibreOffice pour pouvoir contrôler l’application depuis le traitement de texte
  • insertion d’un horodatage. Ce dernier pouvant être glissé-déposé sur l’application ou utilisé depuis les macros LibreOffice pour pouvoir vous rendre directement à la bonne position
  • prise en charge de quasiment tous les formats audio grâce à GStreamer
  • peut être contrôlé aussi bien depuis les touches multimédia du clavier (ce qui évite de perdre le focus) que depuis un pédalier
  • peut être lancé automatiquement au premier plan pour pouvoir travailler avec un éditeur de texte maximisé

Les plus feignants d’entre nous regretterons par contre l’absence d’un module de reconnaissance automatique de la parole pour une transcription automatisée :p

Sortie de PulseEffects 1.6.6

Autant vous le dire tout de suite, je n’y connais absolument rien en configuration audio. En ce sens, les paramètres son de GNOME, d’une simplicité enfantine, sont pour moi un réel bonheur : on peut seulement sélectionner notre périphérique et régler le volume. Au moins comme ça, on ne peut pas se tromper :p

Mais pour ceux qui préfèrent pouvoir tout régler dans les moindres détails, l’expérience peut être particulièrement frustrante. Jusqu’à présent, on conseillait généralement de passer par Pavucontrol, qui propose quelques réglages supplémentaires. Mais les audiophiles aguerris seront heureux d’apprendre la sortie d’un tout nouveau projet, PulseEffects, dont le développement a débuté il y a tout juste trois mois mais qui a déjà enchaîné plus de soixante-dix versions !

PulseEffects 1.6.6

On pourrait se dire qu’une image vaut mille mots et s’arrêter là, mais par souci de professionnalisme (ha ! ha !), nous allons tout de même ajouter que PulseEffects est un limiteur, un compresseur et un égaliseur stéréo, qui peut également ajouter quelques effets comme de la réverbération. Maintenant, je serais bien incapable de vous expliquer à quoi tout cela peut bien correspondre et vous invite donc à lire les quelques articles Wikipédia mis en liens :)

Au niveau des fonctionnalités, en dehors de tout ce qui est visible sur la capture d’écran, l’application propose un certain nombre de préréglages et vous permet de sauvegarder les vôtres. Les réglages peuvent bien évidemment s’effectuer au niveau global ou par application. Et pour le reste, vous me ferez le plaisir de découvrir tout ça par vous-même :p

Pour conclure, je serais bien incapable de déceler le moindre défaut et me contenterais donc de regretter que l’application n’ait toujours pas été traduite en français.

Nouvelle version du script GNOME Layout Manager

Nous en avions parlé à sa sortie, mais GNOME Layout Manager possédait alors un certain nombre de limitations qui pouvaient être bloquantes, comme l’impossibilité de pouvoir sauvegarder votre configuration pour facilement revenir en arrière. Les dispositions Windows et macOS étaient également plutôt succinctes et se limitaient surtout à l’installation d’un dock ou d’un panel.

Mais le projet a continué son petit bonhomme de chemin et en tout juste un mois, bien qu’aucune version stable ne soit encore officiellement proposée, GNOME Layout Manager a finalement comblé quasiment toutes ses lacunes. Nous pouvons désormais sauvegarder et recharger une configuration existante, tout comme nous pouvons facilement revenir sur un GNOME à la vanille (thème par défaut et désactivation des différentes extensions).

GNOME Layout Manager

Les dispositions Windows et macOS sont désormais bien plus complètes (thèmes de fenêtres et d’icônes adaptés, fond d’écran, position des boutons de la barre de titre…) et de nouvelles extensions font également leur apparition, comme celle offrant une barre de menu global avec la disposition Unity.

La disposition Unity
La disposition Unity avec la barre du menu global
La disposition macOS
La disposition Windows 10

Nous pouvons donc désormais recommander ce script pour les personnes n’appréciant pas GNOME dans sa configuration par défaut et qui n’auraient pas le temps ou l’envie de le customiser par eux-mêmes.

Tout juste pouvons nous regretter qu’il ne soit pas encore possible d’exporter nos propres configurations sous une forme facilement partageable.

Le développeur de Lollypop aimerait connaître votre avis

Logo Lollypop
Le développeur du lecteur de musique Lollypop aimerait connaître votre avis quant à la modification du comportement par défaut du bouton précédent. Actuellement, comme on peut s’y attendre, ce dernier permet de revenir au morceau précédent.

La question est de savoir s’il ne serait pas préférable de revenir plutôt au début du morceau dans le but de pouvoir le réécouter. Le passage à la piste précédente nécessitant un deuxième clique.

Pour ceux qui se poseraient la question, l’utilisation de la barre de progression n’est pas toujours possible. Par exemple, quand on préfère utiliser les touches multimédia plutôt que de passer directement par l’application.

Le développeur ne souhaitant pas ajouter une nouvelle option pour laisser le choix du comportement, votre avis est donc requis. Le rapport de bug qui en fait la demande, ainsi que le sondage Framadate pour pouvoir exprimer votre préférence.

Sortie de Corebird 1.5

Pour ceux qui ne seraient toujours pas passés à Mastodon, réseau social décentralisé de micro-blogage, Corebird vient de sortir une nouvelle version de son client Twitter.

Corebird 1.5

Parmi les différentes nouveautés qu’offre cette nouvelle version, nous pouvons citer :

  • La possibilité de sauvegarder un média en effectuant un clique droit sur ce dernier, puis en choisissant Sauvegarder sous.
  • Si aucune bannière n’est configurée, Corebird utilisera la couleur du thème indiquée dans le profil du compte Twitter.
  • La fenêtre de composition comporte désormais une liste d’images préférées permettant d’insérer rapidement dans un tweet des images que l’on envoie souvent.
  • Lors de l’ouverture d’un média, la fenêtre affiche désormais des contrôles Précédent / Suivant permettant de basculer rapidement entre les différents médias d’un même tweet.
  • Suite à la fermeture du service, la prise en charge de Vine a été supprimée.
  • On peut désormais faire des sélections de texte dans les messages directs.
  • Un nouveau paramètre –account permet d’ouvrir l’application sur le compte spécifié.
  • Prise en charge des tweets contenant jusqu’à 50 utilisateurs.
  • Ajout d’une icône sur l’avatar des utilisateurs dont le compte est certifié.
  • L’interface utilisateur pour la création de compte a été retravaillée.
  • Sans oublier les éternelles corrections de bugs :)

Développement d’un nouveau navigateur web : Eolie

Cédric Bellegarde, développeur à l’origine du populaire lecteur de musique Lollypop, revient avec un nouveau projet complètement fou : un navigateur web. De son joli nom, Eolie.

En apprenant la nouvelle, on a limite envie de s’écrier WTF ! Un nouveau navigateur web pour l’environnement de bureau GNOME, alors que tout le monde délaisse déjà le navigateur officiel au profit des ténors que sont Firefox et Chrome ? On est donc curieux d’essayer la bête, histoire de tenter de comprendre ce qui a bien pu passer par la tête de son auteur.

Eolie 0.1.0 et sa barre d’onglets sous forme de vignettes

Nous avons bien affaire à une application GNOME et sa fameuse barre d’en-tête. Et la première chose qui nous interpelle, c’est la barre d’onglets, qui n’est plus en haut de l’écran mais dans une colonne sur la gauche. Cette dernière ne se contentant pas non plus d’afficher seulement le nom des différents sites, mais propose un aperçu de chacun d’eux sous forme de vignettes.

Un clique droit sur la barre d’onglets offre la possibilité de choisir parmi trois modes : l’aperçu sous forme de vignettes, qui se trouve être le choix par défaut, le nom du site et sa favicon ou un panel minimaliste qui se limite aux favicons. Cette dernière option permettant d’afficher facilement plusieurs dizaines d’onglets sur un écran Full HD. Au-delà, on peut faire défiler la liste à l’aide de la molette de la souris ou faire appel à la fonction recherche pour filtrer les résultats.

Eolie 0.1.0 et sa barre d’onglets minimaliste

Quant à la barre d’adresse, elle n’affiche pas l’URL mais le nom du site. Un simple survol de la souris permettant tout de même d’afficher cette dernière. C’est sans doute plus esthétique, mais de cacher une telle information risque de favoriser le phishing.

Pour continuer sur l’interface, j’ai trouvé la fenêtre de l’historique incroyablement plus claire que celle de Firefox. Vous me direz, c’est plutôt facile, tant cette dernière est catastrophique. Il manque tout de même la possibilité de pouvoir définir une période temporelle ou de pouvoir effectuer des recherches contextuelles à la manière d’un Vivaldi.

Pour rester sur les questions d’historique, on notera par ailleurs la prise en charge par Eolie de Firefox Sync, autorisant ainsi le partage des marques pages et de l’historique entre les deux navigateurs et leur synchronisation sur différentes machines.

La fenêtre d’historique d’Eolie 0.1.0

D’un point de vue technique, le navigateur est développé en Python et utilise le moteur de rendu WebKitGTK+ (qui est lui, développé en C++). Le développeur peut donc se concentrer sur l’interface sans avoir besoin de trop se soucier de ce morceau gargantuesque qu’est le moteur de rendu de pages Web. Et pour ceux qui se poseraient la question, chaque onglet est bien rendu dans son propre processus, ce qui permet d’exploiter au mieux les processeurs modernes disposant de nombreux cœurs. Le plantage d’un onglet n’entraînant pas non plus le reste du navigateur dans sa chute.

La gestion des identifiants et mots de passe des différents sites s’effectuant quant à elle au travers de Seahorse et GNOME Keyring.

Autre sujet important, les extensions. Maintenant que les différents navigateurs se sont mis d’accord sur un format commun, les fameuses WebExtensions, Eolie finira sans doute par les prendre en charge. Mais pour le moment, je n’ai trouvé aucun moyen d’en installer. On notera néanmoins que le navigateur propose un bloqueur de publicités activé par défaut.

Pour une première version développée par un seul homme en seulement trois mois, je suis vraiment bluffé par le travail accompli. Tant sur le nombre d’options d’ores et déjà proposées, que sur la stabilité de l’ensemble. Et c’est dans ces moments-là que l’on constate toute la beauté du libre et des formats standards. Puisque il est évident que sans un moteur libre, les différentes technologies GNOME utilisées ou un système d’extensions standardisé, un tel projet aurait difficilement pu voir le jour.

Maintenant, ça reste une version 0.1 que l’auteur déconseille d’utiliser au quotidien. De mon côté, j’espère que l’on pourra prochainement déplacer la barre d’onglets à notre convenance et opter pour un modèle plus traditionnel si tel est notre souhait. De même que la prise en charge des WebExtensions ou l’ajout d’un gestionnaire de sessions. Après, tout se jouera sur les petits détails, comme de pouvoir annuler la fermeture d’un onglet ou couper rapidement le son de l’un d’entre eux. Si on ne retrouve pas nos petites habitudes, on aura du mal à changer.

Restera également la question du public cible et du nombre d’options qui seront proposées à terme. Si un navigateur comme Vivaldi a su trouver sa place face aux géants, c’est qu’il vise avant tout les utilisateurs confirmés. Comme on a pu le constater avec Web, une bonne intégration avec le reste de l’environnement GNOME ne sera pas suffisant pour être adopté, et il faudra non seulement proposer toutes les fonctionnalités habituelles, mais également en proposer de nouvelles dont on ne pourrait plus se passer.

Sortie de GNOME App Folders Manager 0.3.2

Le 11 avril, Microsoft sortait la Creators Update, troisième grosse mise à jour de Windows 10. Parmi les nombreuses nouveautés, les utilisateurs du système étaient sans doute heureux d’apprendre que le menu démarrer proposait enfin les dossiers d’applications, au fonctionnement identique aux autres systèmes : on glisse une vignette sur une autre pour créer un dossier, dont on peut personnaliser le nom. Simple et efficace.

Le dossier d’applications contenant les utilitaires dans GNOME 3.24

Quel rapport avec GNOME ? Depuis de nombreuses années, notre environnement gère également les dossiers d’applications, mais leur création et leur gestion relève toujours autant du parcours du combattant. Pour commencer, on ne peut rien faire depuis la vue d’ensemble des activités. La majorité des utilisateurs ignorent donc jusqu’à l’existence d’une telle fonctionnalité, qui s’avère tout sauf intuitive.

La méthode officielle étant de passer par Logiciels, de cliquer sur la vue Installées, d’activer le mode sélection, de sélectionner les applications qui nous intéressent, de cliquer sur Terminer, pour finalement créer un dossier d’applications pour y ranger notre sélection. On aurait voulu faire compliqué qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Ceci étant, je ne saurais dire si GNOME App Folders Manager est réellement plus simple, mais en tant qu’outil dédié, il nous montre d’emblée nos différentes catégories, nous permet d’en créer de nouvelles et d’y ajouter nos applications (ne pas oublier de sauvegarder avant de quitter l’application).

GNOME App Folders Manager 0.3.2

Au niveau des nouveautés, durant l’année écoulée l’application a eu droit à une nouvelle option permettant d’éditer les propriétés des dossiers, l’ajout de préférences pour choisir le type d’icônes affichées (petites, symboliques…) ou les fichiers desktop manquants, la prise en charge des icônes au format SVG, diverses corrections de bugs et l’ajout de traductions.

Il n’y a désormais plus qu’à espérer qu’il ne faille pas attendre encore 107 ans pour que les développeurs de GNOME proposent enfin quelque chose d’aussi simple que les systèmes concurrents.