Le développeur de Lollypop aimerait connaître votre avis

Logo Lollypop
Le développeur du lecteur de musique Lollypop aimerait connaître votre avis quant à la modification du comportement par défaut du bouton précédent. Actuellement, comme on peut s’y attendre, ce dernier permet de revenir au morceau précédent.

La question est de savoir s’il ne serait pas préférable de revenir plutôt au début du morceau dans le but de pouvoir le réécouter. Le passage à la piste précédente nécessitant un deuxième clique.

Pour ceux qui se poseraient la question, l’utilisation de la barre de progression n’est pas toujours possible. Par exemple, quand on préfère utiliser les touches multimédia plutôt que de passer directement par l’application.

Le développeur ne souhaitant pas ajouter une nouvelle option pour laisser le choix du comportement, votre avis est donc requis. Le rapport de bug qui en fait la demande, ainsi que le sondage Framadate pour pouvoir exprimer votre préférence.

Sortie de Corebird 1.5

Pour ceux qui ne seraient toujours pas passés à Mastodon, réseau social décentralisé de micro-blogage, Corebird vient de sortir une nouvelle version de son client Twitter.

Corebird 1.5

Parmi les différentes nouveautés qu’offre cette nouvelle version, nous pouvons citer :

  • La possibilité de sauvegarder un média en effectuant un clique droit sur ce dernier, puis en choisissant Sauvegarder sous.
  • Si aucune bannière n’est configurée, Corebird utilisera la couleur du thème indiquée dans le profil du compte Twitter.
  • La fenêtre de composition comporte désormais une liste d’images préférées permettant d’insérer rapidement dans un tweet des images que l’on envoie souvent.
  • Lors de l’ouverture d’un média, la fenêtre affiche désormais des contrôles Précédent / Suivant permettant de basculer rapidement entre les différents médias d’un même tweet.
  • Suite à la fermeture du service, la prise en charge de Vine a été supprimée.
  • On peut désormais faire des sélections de texte dans les messages directs.
  • Un nouveau paramètre –account permet d’ouvrir l’application sur le compte spécifié.
  • Prise en charge des tweets contenant jusqu’à 50 utilisateurs.
  • Ajout d’une icône sur l’avatar des utilisateurs dont le compte est certifié.
  • L’interface utilisateur pour la création de compte a été retravaillée.
  • Sans oublier les éternelles corrections de bugs :)

Développement d’un nouveau navigateur web : Eolie

Cédric Bellegarde, développeur à l’origine du populaire lecteur de musique Lollypop, revient avec un nouveau projet complètement fou : un navigateur web. De son joli nom, Eolie.

En apprenant la nouvelle, on a limite envie de s’écrier WTF ! Un nouveau navigateur web pour l’environnement de bureau GNOME, alors que tout le monde délaisse déjà le navigateur officiel au profit des ténors que sont Firefox et Chrome ? On est donc curieux d’essayer la bête, histoire de tenter de comprendre ce qui a bien pu passer par la tête de son auteur.

Eolie 0.1.0 et sa barre d’onglets sous forme de vignettes

Nous avons bien affaire à une application GNOME et sa fameuse barre d’en-tête. Et la première chose qui nous interpelle, c’est la barre d’onglets, qui n’est plus en haut de l’écran mais dans une colonne sur la gauche. Cette dernière ne se contentant pas non plus d’afficher seulement le nom des différents sites, mais propose un aperçu de chacun d’eux sous forme de vignettes.

Un clique droit sur la barre d’onglets offre la possibilité de choisir parmi trois modes : l’aperçu sous forme de vignettes, qui se trouve être le choix par défaut, le nom du site et sa favicon ou un panel minimaliste qui se limite aux favicons. Cette dernière option permettant d’afficher facilement plusieurs dizaines d’onglets sur un écran Full HD. Au-delà, on peut faire défiler la liste à l’aide de la molette de la souris ou faire appel à la fonction recherche pour filtrer les résultats.

Eolie 0.1.0 et sa barre d’onglets minimaliste

Quant à la barre d’adresse, elle n’affiche pas l’URL mais le nom du site. Un simple survol de la souris permettant tout de même d’afficher cette dernière. C’est sans doute plus esthétique, mais de cacher une telle information risque de favoriser le phishing.

Pour continuer sur l’interface, j’ai trouvé la fenêtre de l’historique incroyablement plus claire que celle de Firefox. Vous me direz, c’est plutôt facile, tant cette dernière est catastrophique. Il manque tout de même la possibilité de pouvoir définir une période temporelle ou de pouvoir effectuer des recherches contextuelles à la manière d’un Vivaldi.

Pour rester sur les questions d’historique, on notera par ailleurs la prise en charge par Eolie de Firefox Sync, autorisant ainsi le partage des marques pages et de l’historique entre les deux navigateurs et leur synchronisation sur différentes machines.

La fenêtre d’historique d’Eolie 0.1.0

D’un point de vue technique, le navigateur est développé en Python et utilise le moteur de rendu WebKitGTK+ (qui est lui, développé en C++). Le développeur peut donc se concentrer sur l’interface sans avoir besoin de trop se soucier de ce morceau gargantuesque qu’est le moteur de rendu de pages Web. Et pour ceux qui se poseraient la question, chaque onglet est bien rendu dans son propre processus, ce qui permet d’exploiter au mieux les processeurs modernes disposant de nombreux cœurs. Le plantage d’un onglet n’entraînant pas non plus le reste du navigateur dans sa chute.

La gestion des identifiants et mots de passe des différents sites s’effectuant quant à elle au travers de Seahorse et GNOME Keyring.

Autre sujet important, les extensions. Maintenant que les différents navigateurs se sont mis d’accord sur un format commun, les fameuses WebExtensions, Eolie finira sans doute par les prendre en charge. Mais pour le moment, je n’ai trouvé aucun moyen d’en installer. On notera néanmoins que le navigateur propose un bloqueur de publicités activé par défaut.

Pour une première version développée par un seul homme en seulement trois mois, je suis vraiment bluffé par le travail accompli. Tant sur le nombre d’options d’ores et déjà proposées, que sur la stabilité de l’ensemble. Et c’est dans ces moments-là que l’on constate toute la beauté du libre et des formats standards. Puisque il est évident que sans un moteur libre, les différentes technologies GNOME utilisées ou un système d’extensions standardisé, un tel projet aurait difficilement pu voir le jour.

Maintenant, ça reste une version 0.1 que l’auteur déconseille d’utiliser au quotidien. De mon côté, j’espère que l’on pourra prochainement déplacer la barre d’onglets à notre convenance et opter pour un modèle plus traditionnel si tel est notre souhait. De même que la prise en charge des WebExtensions ou l’ajout d’un gestionnaire de sessions. Après, tout se jouera sur les petits détails, comme de pouvoir annuler la fermeture d’un onglet ou couper rapidement le son de l’un d’entre eux. Si on ne retrouve pas nos petites habitudes, on aura du mal à changer.

Restera également la question du public cible et du nombre d’options qui seront proposées à terme. Si un navigateur comme Vivaldi a su trouver sa place face aux géants, c’est qu’il vise avant tout les utilisateurs confirmés. Comme on a pu le constater avec Web, une bonne intégration avec le reste de l’environnement GNOME ne sera pas suffisant pour être adopté, et il faudra non seulement proposer toutes les fonctionnalités habituelles, mais également en proposer de nouvelles dont on ne pourrait plus se passer.

Sortie de GNOME App Folders Manager 0.3.2

Le 11 avril, Microsoft sortait la Creators Update, troisième grosse mise à jour de Windows 10. Parmi les nombreuses nouveautés, les utilisateurs du système étaient sans doute heureux d’apprendre que le menu démarrer proposait enfin les dossiers d’applications, au fonctionnement identique aux autres systèmes : on glisse une vignette sur une autre pour créer un dossier, dont on peut personnaliser le nom. Simple et efficace.

Le dossier d’applications contenant les utilitaires dans GNOME 3.24

Quel rapport avec GNOME ? Depuis de nombreuses années, notre environnement gère également les dossiers d’applications, mais leur création et leur gestion relève toujours autant du parcours du combattant. Pour commencer, on ne peut rien faire depuis la vue d’ensemble des activités. La majorité des utilisateurs ignorent donc jusqu’à l’existence d’une telle fonctionnalité, qui s’avère tout sauf intuitive.

La méthode officielle étant de passer par Logiciels, de cliquer sur la vue Installées, d’activer le mode sélection, de sélectionner les applications qui nous intéressent, de cliquer sur Terminer, pour finalement créer un dossier d’applications pour y ranger notre sélection. On aurait voulu faire compliqué qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Ceci étant, je ne saurais dire si GNOME App Folders Manager est réellement plus simple, mais en tant qu’outil dédié, il nous montre d’emblée nos différentes catégories, nous permet d’en créer de nouvelles et d’y ajouter nos applications (ne pas oublier de sauvegarder avant de quitter l’application).

GNOME App Folders Manager 0.3.2

Au niveau des nouveautés, durant l’année écoulée l’application a eu droit à une nouvelle option permettant d’éditer les propriétés des dossiers, l’ajout de préférences pour choisir le type d’icônes affichées (petites, symboliques…) ou les fichiers desktop manquants, la prise en charge des icônes au format SVG, diverses corrections de bugs et l’ajout de traductions.

Il n’y a désormais plus qu’à espérer qu’il ne faille pas attendre encore 107 ans pour que les développeurs de GNOME proposent enfin quelque chose d’aussi simple que les systèmes concurrents.

Sortie du script GNOME Layout Manager

Comme on a pu le voir récemment, à l’aide de thèmes et d’extensions, on peut aisément modifier la configuration de GNOME pour qu’il se comporte à la façon d’un Windows, d’un macOS ou d’un Unity.

Un certain nombre de personnes continuent néanmoins de regretter que GNOME ne corresponde pas directement à leurs attentes et qu’il faille passer du temps à l’adapter pour obtenir un environnement qui leur convienne.

Pour ces irréductibles grincheux, Bill Mavromatis a eu la bonne idée de développer un script qui offre à l’utilisateur la possibilité de choisir rapidement entre différentes dispositions de bureau. Le script se chargeant ensuite de télécharger et d’appliquer les bonnes extensions, thèmes et icônes.

GNOME Layout Manager proposant de choisir entre différentes dispositions de bureau

Pour le moment, seules les dispositions Windows, macOS et Unity sont proposées, mais l’auteur est ouvert à toute nouvelle proposition.

Par contre, attention. Le projet étant encore jeune, pour le moment, le script ne nettoie rien au préalable pour partir sur une base propre. D’essayer les différentes dispositions les unes à la suite des autres ne fera que les mélanger.

Plus grave, bien que ce soit prévu pour une future version, il n’y a pour le moment aucun moyen de revenir facilement en arrière. Si vous avez déjà bien personnalisé votre environnement, il vous faudra sans doute passer par une reconfiguration manuelle.

La disposition Unity

Alors, en attendant que le script dispose de fonctionnalités permettant de sauvegarder et de revenir sur notre configuration initiale ou sur un GNOME vanilla, on réservera son utilisation à des systèmes fraîchement installés.

Ajout de l’affichage tête haute dans les applications GTK+

Plotinus est un projet encore en phase de développement qui offre une palette de commandes aux différentes applications GTK+, ce qui permet de parcourir les différentes fonctions d’un logiciel depuis une boîte de recherche textuelle, plutôt qu’en parcourant les différents menus à la souris.

Si le principe vous parle, c’est qu’il est similaire aux palettes de commandes offertes par un certain nombre d’éditeurs de texte (Atom, Sublime Text, Visual Studio Code…) ou la fonction HUD de l’environnement Unity proposé par Ubuntu.

Comme dit précédemment, le projet est encore jeune et contient par conséquent un certain nombre de limitations, comme l’impossibilité de s’installer facilement ou de pouvoir modifier le raccourci clavier utilisé. Ce dernier point étant problématique, puisque un certain nombre d’applications, telles que Firefox ou LibreOffice Writer, utilisent le même raccourci clavier, rendant l’utilisation du module impossible.

Pour ceux qui souhaiteraient tout de même tester, sous Fedora ou RHEL, il faut tout d’abord installer les paquets git cmake vala gtk3-devel. Sous Ubuntu, Linux Mint ou elementary OS, ça sera git cmake valac libgtk-3-dev.

Vient ensuite la récupération des sources et la compilation :

git clone https://github.com/p-e-w/plotinus.git
cd plotinus
mkdir build
cd build
cmake ..
make

Il ne reste plus qu’à indiquer aux applications GTK+ où trouver le module. Pour cela, il faut éditer le fichier /etc/environment et y ajouter la ligne :

GTK3_MODULES=/chemin/vers/libplotinus.so

Mais si un simple test vous suffit, vous pouvez passer par le terminal et utiliser la même ligne, en y ajoutant le nom de l’application que vous souhaitez tester à la fin. Par exemple, pour l’éditeur de texte, ça donnera :

GTK3_MODULES=/chemin/vers/libplotinus.so gedit

Une fois l’application lancée, vous pouvez tester la fonctionnalité à l’aide du raccourci clavier Ctrl+Maj+P.

GNOME pourrait avoir son application simple de dessin

Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir besoin d’effectuer diverses manipulations plutôt basiques sur une image : découpage, déplacement, ajout de texte, un peu de dessin… Et tout de suite, on pense à des applications telles que GIMP ou Krita. Mais quand on est pas infographiste, on peut vite être découragé par le foisonnement d’options, où tout paraît compliqué.

Des recherches plus approfondies nous donnent bien GNU Paintgnome-paint et autre KolourPaint, mais soit les applications sont abandonnées depuis de nombreuses années (2007 et 2010 pour les deux premières), utilisent de vieilles technologies (GTK+ 2) et ne respectent pas les bonnes pratiques pour l’IHM de GNOME, soit nécessitent d’installer de nombreuses dépendances relatives à KDE et ne s’intégreront pas correctement dans notre environnement préféré.

Marcin Kolny a donc décidé de prendre le problème à bras-le-corps et de se lancer dans le développement d’une toute nouvelle application, GNOME Paint, qui fera peut être un jour parti des applications GNOME officielles.

Comme vous pouvez le constater sur le capture d’écran, il s’agit d’une version préliminaire et un designer est activement recherché. Mais avec un peu de chance, une première version utilisable sera peut-être disponible fin juillet pour le GUADEC 2017.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’annonce de Marcin Kolny sur son blog.

Sortie de GNOME Twitch 0.4.0

GNOME Twitch est une application permettant de profiter du service de streaming et de VOD de jeu vidéo, d’e-sport et d’émissions apparentées Twitch, directement depuis votre bureau. L’application permet de parcourir les différentes chaînes, d’accéder aux différents jeux, d’ajouter des favoris, et bien évidemment de visionner les différents flux vidéo.

Les différentes chaînes

Avec cette nouvelle version, les développeurs semblent avoir particulièrement travaillé la stabilité de leur application, ainsi que la gestion des erreurs et des rapports qui en découlent, tout en apportant néanmoins quelques nouveautés :

  • Réactivation des notifications
  • Déplacement et redimensionnement plus simple de la salle de discussion
  • Sélection de la langue depuis les paramètres, ce qui permet de filtrer automatiquement les chaînes selon la langue sélectionnée
  • Possibilité de rechercher des chaînes hors ligne
  • Affichage des différentes qualités disponibles pour les flux
  • Affichage de tous les badges, y compris les nouveaux ou les temporaires
  • Amélioration de la barre de notifications avec l’ajout d’une file d’attente et l’affichage des erreurs
  • Affichage du nombre de spectateurs pour les jeux
La lecture d’un flux vidéo