Faire passer GNOME pour macOS

GNOME 3.22 façon macOS

On l’a vu précédemment, il suffit de deux ou trois extensions pour transformer votre GNOME en quelque chose de plus proche de Windows, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal. Et comme nous allons le voir, il n’est guère plus difficile de le faire ressembler à macOS ;-)

Mais avant de commencer, petit rappel. Les dossiers commençant par un point sont des dossiers cachés. Pour pouvoir les afficher, vous pouvez soit passer par l’icône hamburger du gestionnaire de fichiers pour activer l’option Afficher les fichiers cachés, soit utiliser le raccourci clavier Ctrl+h. Si un dossier est manquant, vous pouvez sans problème le créer, mais n’oubliez pas le point en début de nom.

1. Installation du thème Gnome-OSX

Le thème contient des variantes claires et sombres pour le shell, ainsi qu’un thème de fenêtres avec ou sans transparence. Une fois les archives téléchargées, décompressez-les dans le dossier .themes de votre dossier personnel.

Il vous suffit ensuite de vous rendre dans l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir Gnome-OSX en tant que thèmes GTK+ et Shell.

Selon votre distribution, si le thème du Shell n’est pas accessible, il vous faudra activer ou installer l’extension User Themes.

2. Installation du thème d’icônes La Capitaine

La Capitaine est un thème d’icônes s’inspirant du style très coloré de macOS. Une fois téléchargée, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .icons de votre dossier personnel.

Là encore, il vous suffit de passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Apparence puis de choisir le thème d’icônes La Capitaine.

3. Ajouter un dock

Il existe plusieurs docks qui s’intègrent bien à GNOME, comme l’extension Dash to Dock ou l’application Plank.

Dash to Dock ne ressemblant pas particulièrement à celui de macOS par défaut, il vous suffit pour cela d’accéder à ses préférences, de vous rendre dans l’onglet Apparence, de choisir le blanc comme couleur du dock puis de diminuer son opacité.

Dans le cas de Plank, il existe des thèmes tout prêts, tels que Gnosemite, qui le feront aussitôt ressembler à celui de macOS. Une fois le thème téléchargé, il vous suffit de décompresser l’archive dans le dossier .local/share/plank/themes de votre dossier personnel.

4. Changer de police

Sur macOS, Apple utilise la police San Franciso, qui fait partie de la famille Lucida Grande. Malheureusement, cette police étant non libre, celle qui s’en rapprochera le plus sera Garuda.

Là encore, il faudra passer par l’Outil de personnalisation de GNOME, sélectionner l’onglet Polices, puis choisir Garuda Bold pour les titres de fenêtres, ainsi que Garuda Regular pour le reste de l’interface.

Bien évidemment, cette partie est facultative et vous êtes libre d’utiliser la police de votre choix.

5. Passer les boutons de fenêtres à gauche

Il vous faut cette fois-ci lancer l’Éditeur dconf, vous rendre ensuite dans /org/gnome/desktop/wm/preferences/button-layout puis changer la valeur par close,minimize,maximize:

Pour annuler la modification, il vous suffira d’activer l’option Utiliser la valeur par défaut.

Et voilà, grâce à ce statut social nouvellement acquis, vous pourrez vous aussi pavoiser auprès de vos amis :p

Configurer votre environnement de façon plus traditionnelle

GNOME 3.22 avec l’extension Dash to Panel et des icônes sur le bureau

Dès que l’on entend parler de GNOME sur les forums, vous pouvez être certain qu’une ou plusieurs personnes vont intervenir pour signaler ô combien elles n’aiment pas son ergonomie, préférant de loin d’autres environnements plus traditionnels, disposant par exemple d’une barre des tâches et d’un menu principal.

S’ensuit ensuite une série d’arguments de mauvaise foi, comme quoi si ça ne correspond pas par défaut exactement à ce que l’on recherche et qu’il faut installer une palanquée d’extensions pour obtenir le résultat attendu (avec en général un rappel comme quoi c’était bien présent du temps de GNOME 2), c’est qu’il s’agit fatalement d’un mauvais environnement. Ou, du moins, qu’il ne répond absolument pas à leur besoin.

Maintenant, si de modifier son environnement était réellement long et fastidieux, ça pourrait se comprendre. Mais ce n’est pas le cas. En comptant large, vous verrez qu’il faut moins de cinq minutes pour obtenir un environnement plus traditionnel, et que ça n’a absolument rien de compliqué. Aucune ligne de commande, aucune édition de fichier de configuration ou autre action obscure. C’est réellement à la portée du premier venu.

Mais avant de commencer, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi les équipes de GNOME ont fait de tels choix. L’argument qui revient le plus souvent, c’est qu’ils recherchaient un environnement simple, comportant le moins de distractions possible, pour que l’on puisse se concentrer sur ce qui compte. Personnellement, je perçois également GNOME comme une feuille blanche qui me laisse le configurer à loisir.

Chaque personne étant différente, elle possédera une vision toute aussi différente de ce que sera le bureau idéal. Certaines personnes adorent disposer de nombreuses icônes sur leur bureau, quand d’autres ont horreur de ça. Certaines personnes souhaitent disposer d’un panel au bas de l’écran, quand d’autres le préfèrent en haut. Certains préfèrent encore disposer d’un dock plutôt que d’un panel… quand d’autres font le choix de n’avoir ni l’un ni l’autre.

À partir de là, à l’inverse d’un Windows ou d’un macOS, d’un MATE ou d’un Cinnamon qui vous imposeraient leurs choix, GNOME vous laisse la possibilité d’obtenir facilement et rapidement ce qui vous convient le mieux.

Nous allons donc aujourd’hui le configurer à la manière d’un Windows ou d’un KDE Plasma, avec panel au bas de l’écran et autre menu principal, puis dans un prochain article, nous verrons qu’il est finalement tout aussi simple d’obtenir un clone de macOS ;-)

1. Dash to Panel

Prévisualisation des fenêtres quand on passe le curseur au dessus d’une icône

Cette extension va ajouter un panel au bas de l’écran, vous permettant ainsi de pouvoir basculer rapidement d’une application à l’autre ou d’accéder rapidement à vos applications favorites. Bien évidemment, l’extension dispose de nombreuses options, concernant aussi bien son style : emplacement du panel, en bas ou en haut de l’écran, la taille des icônes ou du panel, le choix des indicateurs pour distinguer les applications en cours d’utilisation (avec ou sans le focus), l’emplacement de l’horloge, la présence ou non de boutons pour voir le bureau ou accéder au mode activités, et bien d’autres encore.

2. TopIcons Plus

Cette extension permet de déplacer les icônes de notifications (Steam, Skype, votre client BitTorrent…) du tiroir de messagerie vers le panel.

3. Gno-Menu

Gno-Menu en mode liste, suivi d’une partie de ses préférences

Il existe de nombreuses extensions GNOME offrant un menu principal, mais celle-ci semble plutôt complète : accès rapide à vos applications (fréquemment utilisées, favorites, par catégories…), dossiers et autres signets. Une série de boutons permettent également un accès rapide à la mise en veille, l’extinction, le verrouillage de la session, le changement d’utilisateur. L’extension dispose bien évidemment de nombreuses options de personnalisation : panneau normal ou compact, la catégorie à afficher par défaut, le choix d’une vue en liste ou en grille, la taille des icônes, le choix du raccourci clavier… jusqu’au nom que vous préférez voir affiché pour votre menu.

Le menu respecte bien évidemment votre thème. Il s’agit sur la capture du thème Arc dans sa version claire.

4. Icônes sur le bureau

L’outil de personnalisation de GNOME

Il vous suffit de lancer l’Outil de personnalisation de GNOME, de sélectionner l’onglet Bureau, puis d’activer d’option Icônes sur le bureau. Vous pouvez également choisir quelles icônes afficher : dossier personnel, serveurs réseau, corbeille, volumes montés.

5. Boutons pour minimiser / maximiser les fenêtres

Toujours dans l’Outil de personnalisation de GNOME, onglet Fenêtres, option Boutons de la barre de titre, vous pouvez activer indépendamment les boutons minimiser et maximiser.

Et voilà, c’est fini. Comme convenu, d’activer trois extensions et trois options dans l’outil de personnalisation n’aura pas pris plus de cinq minutes.

Pour ceux qui souhaiteraient aller encore plus loin, il existe également une extension pour désactiver le coin actif (No Topleft Hot Corner), pour choisir l’emplacement des notifications (Panel OSD), obtenir un panel transparent (Dynamic Panel Transparency) ou changer de bureau virtuel à l’aide de la molette de la souris (Top Panel Workspace Scroll).

Les cinq extensions les plus populaires

Dans le but de connaître les extensions les plus populaires du moment, le site OMG! Ubuntu! avait demandé à ses lecteurs quelles étaient leurs extensions préférées.

1. Dash to Dock

Dash to Dock

Sans surprise, la première place revient à Dash to Dock. Ce dernier, permet de bénéficier d’un dock sur le bureau, permettant ainsi de pouvoir lancer des applications ou de basculer entre ces dernières sans avoir besoin de passer par la vue d’ensemble des activités.

De nombreuses options sont proposées, aussi bien au niveau de la personnalisation : choix du moniteur, position à l’écran (gauche, bas, haut, droite), masquage intelligent (automatique, seulement quand une application est en plein écran, quand il ne gêne pas les fenêtres…), taille du dock et des icônes, transparence…

Que du comportement : affichage ou non des applications favorites ou celles en cours de fonctionnement; choix de basculer vers la fenêtre d’une application déjà lancée quand on clique sur son icône ou d’ouvrir plutôt une nouvelle fenêtre; permettre de changer d’espace de travail en faisant défiler la souris au-dessus du dock…

La prochaine version (déjà disponible dans le dépôt git, pour les plus impatients) devrait également permettre d’isoler les espaces de travail dans le but de n’afficher que les icônes des applications en cours de fonctionnement sur l’espace courant.

2. TopIcons Plus

TopIcons Plus

Là encore, sans surprise, il s’agit de répondre à un fréquent reproche envers GNOME, en déplaçant les indicateurs (Skype, Franz, Telegram, Dropbox…) du tiroir de messagerie situé en bas à gauche, vers la barre supérieure.

3. Caffeine

Là, par contre, je suis plutôt étonné de voir cette extension en troisième position. Vu son nom, je pensais qu’il s’agissait d’une aide à la déconnexion pour les personnes passant beaucoup trop de temps devant leur écran, histoire de les inciter à faire une petite pause devant la machine à café. Mais en fait non. De cliquer sur l’icône en forme de tasse à café permet seulement d’activer ou de désactiver la mise en veille et l’écran de veille.

Une option permet d’ajouter une liste d’applications devant activer Caffeine automatiquement.

4. Drop Down Terminal

Sur le même principe que Guake, Drop Down Terminal permet d’obtenir, d’une simple pression de la touche ² (raccourci bien évidemment configurable), un terminal dans la moitié supérieure de l’écran, dans le but de pouvoir rapidement et à tout moment taper une ligne de commande.

5. Top Panel Workspace Scroll

Cette extension permet de changer d’espace de travail en faisant défiler la souris au-dessus de la barre supérieure. Pour rappel, Dash to Dock propose une option similaire, mais au-dessus du dock.

Mentions honorables

Au coude à coude pour la sixième place, on peut également citer Todo.txt, qui permet de créer une liste de tâches (ajout, suppression, marquage des tâches comme étant terminées, rassemblement par projet ou contexte, archivage des tâches terminées, priorisation…). Pixel Saver, qui permet de supprimer la barre de titre des fenêtres maximisées dans le but de gagner quelques pixels. Et pour finir, gTile, qui permet d’organiser les fenêtres en grille.

Configurer la barre supérieure

Par défaut, les options de configuration accessibles depuis l’Outil de personnalisation sont plutôt limitées : afficher la date, les secondes (horloge) ou les numéros de semaine (calendrier). Et c’est à peu près tout.

Fort heureusement, il existe un certain nombre d’extensions pour pallier à ce manque de possibilités d’adaptation.

Mais selon votre version de GNOME, vous pourriez avoir envie de jeter un œil à l’article Forcer la compatibilité d’une extension GNOME Shell :)

Transparente

Dynamic Top Bar 13

Par défaut en noire, l’extension Dynamic Top Bar permet de rendre la barre complètement transparente, de jouer sur le degré de transparence, d’ajouter ou non des ombres, ou d’opter plutôt pour un dégradé de couleurs adapté au fond d’écran.

Cachée

Vous pourriez finalement préférer la cacher complètement, à l’aide de l’extension Hide Top Bar. Cette dernière propose un certain nombre d’options qui permettent d’opter plutôt pour une barre intelligente qui réapparaît à l’approche du curseur, ou de configurer un raccourci clavier pour la faire réapparaître.

Menu applicatif

Si vous préférez un bon vieux menu traditionnel pour pouvoir accéder à vos applications plutôt que de passer par la vue activités, il existe plusieurs extensions, telles que Applications Menu, qui est officiellement supportée par le projet GNOME, ou Frippery Applications Menu.

Emplacements

Pour pouvoir accéder rapidement à vos différents emplacements (dossier personnel, documents, images, musiques, téléchargements, vidéos… mais également vos favoris ou d’éventuels serveurs distants), il existe l’extension Places Status Indicator, qui est officiellement supportée par le projet GNOME.

Lecteur audio

Media Player Indicator

Avec l’extension Media Player Indicator, vous pourrez contrôler n’importe quel lecteur compatible avec le protocole MPRIS2, que ce soit Audacious, Banshee, Exaile, Rhythmbox et tant d’autres encore. En plus des contrôles de base (piste précédente, suivante, pause, stop), l’extension permet de lancer le lecteur par défaut ou d’y accéder rapidement, d’afficher la pochette de l’album ou la note du morceau, de contrôler le volume…

Météo

Si vous êtes enfermé dans une cave mais que vous souhaitez tout de même connaître le temps qu’il fait, vous pouvez utiliser l’extension OpenWeather. Cette dernière permet d’utiliser tout aussi bien les données du projet libre OpenWeatherMap, que celles de Forecast.io, tout en permettant de configurer les unités de température, de pression, de vitesse du vent, mais également le nombre de jours pour les prévisions, de choisir quoi afficher (température, conditions…), ainsi que son emplacement sur la barre supérieure.

Moniteur système

Avec System Monitor, vous pourrez toujours garder un œil sur les ressources utilisées, que ce soit l’occupation mémoire, la charge processeur, le trafic réseau, la température, le niveau de la batterie… Chaque élément étant bien évidemment configurable séparément, vous pourrez choisir de n’en afficher que certains, ainsi que le type d’affichage ou encore la vitesse de rafraîchissement.

Afficher toutes les fenêtres de tous les espaces de travail

All Windows

Lister et accéder à toutes les applications présentes sur vos différents espaces de travail d’un simple clique dans un menu avec All Windows.

Changer d’espace de travail

L’extension Top Panel Workspace Scroll permet quant à elle de pouvoir changer rapidement d’espace de travail en scrollant à l’aide de la molette de la souris ou du pavé tactile, directement sur la barre supérieure.

Mais si vous préférez quelque chose de plus visuel, qui vous indique à tout moment sur quel espace de travail vous vous trouvez, tout en vous permettant de changer rapidement à l’aide d’une liste, il existe également Workspace Indicator.

Désactiver le coin actif

Même si ça ne concerne pas la barre en elle-même, vous pourriez tout de même avoir envie de désactiver ce dernier, à l’aide de l’extension No Topleft Hot Corner.

Présentation de GNOME Classique

GNOME propose deux modes distincts, accessibles depuis l’écran de connexion de l’utilisateur. GNOME, qui est la session par défaut, ainsi que GNOME Classique, qui propose un bureau plus traditionnel, avec une barre des tâches, un menu principal, des icônes sur le bureau, des boutons minimiser et maximiser pour les applications…

Il ne s’agit pas d’un environnement de bureau à part entière, mais d’une série d’extensions pour GNOME Shell, qui offrent une façon différente de travailler, tout en continuant de proposer toutes les fonctionnalités de GNOME Shell (le coin actif, la vue d’ensemble des activités, toutes les possibilités de recherche du Shell, le centre de notifications…)

Le mode Classique possède également quelques différences au niveau de la gestion des fenêtres. Le raccourci Alt-Tab ne regroupe pas les différentes fenêtres d’une même application, et l’utilisateur peut lancer autant d’instances d’une même application qu’il le souhaite, sans avoir à passer par un raccourci clavier ou une option.

Accéder au mode classique

L’écran de connexion de GNOME 3.16

Devant l’écran de connexion, cliquez sur la roue crantée pour pouvoir choisir entre GNOME et GNOME Classique.

Sans quitter votre session, à tout moment, vous pouvez basculer vers le mode Classique avec la commande :

gnome-shell –mode=classic -r &

Et revenir vers GNOME avec :

gnome-shell –mode=user -r &

Illustrations

Le bureau, avec la liste des applications ouvertes au bas de l’écran, la liste des espaces de travail dans le coin inférieur droit et les icônes sur le bureau
Le menu principal, avec les applications classées par catégories
Le calendrier et le centre de notifications

Les extensions

Le mode Classique dépend d’une série d’extensions, officiellement supportées par le projet GNOME, fournies au travers du paquet gnome-shell-extensions.

En tant qu’extensions officielles, elles seront toujours parfaitement supportées par chaque nouvelle version de l’environnement.

Extension Coverflow Alt-Tab

Coverflow Alt-Tab 1.0

Coverflow Alt-Tab est une extension GNOME qui remplace le raccourci Alt-Tab par une représentation tridimensionnelle de type Cover Flow, en affichant les fenêtres des différentes applications, plutôt qu’une liste d’icônes.

Utilisation

Cette extension utilise les raccourcis clavier suivants (vous pouvez les modifier ou les désactiver depuis les paramètres de GNOME) :

  • Changer d’application (généralement Alt+Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’espace de travail courant
  • Bascule parmi les différentes fenêtres d’une même application (généralement Ctrl-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’application courante, présentes sur tous les espaces de travail
  • Change les contrôles système (généralement Ctrl-Alt-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de tous les espaces de travail

Tous les raccourcis avec la touche Majuscule enfoncée, permettent de revenir en arrière.

  • Échap permet d’annuler
  • q permet de fermer la fenêtre sélectionnée
  • d permet de masquer toutes les fenêtres et d’afficher le bureau

Vous pouvez également utiliser les flèches du clavier ou la molette de la souris pour faire défiler les fenêtres.

Démonstration

Forcer la compatibilité d’une extension GNOME Shell

La plupart des extensions ne sont malheureusement plus compatibles…

À chaque nouvelle version de GNOME, c’est souvent l’hécatombe parmi les extensions. Que ce soit par manque de temps du développeur de l’extension, ou parce qu’il a fini par abandonner son projet, l’utilisateur se retrouve avec un certain nombre d’extensions désactivées.

Il faut savoir que pour chaque extension, son développeur doit indiquer avec quelles versions de GNOME elle est compatible. Alors, quand une nouvelle version de GNOME est disponible, s’il n’y a plus personne pour tester l’extension et la considérer comme valide, GNOME la désactivera. Et ce, même si l’extension fonctionne encore parfaitement.

Plusieurs choix s’offrent donc à l’utilisateur. Attendre que le développeur de l’extension trouve le temps de faire les tests et modifications nécessaires pour rendre son extension compatible. Trouver une autre extension équivalente; les extensions intéressantes mais abandonnées, étant généralement reprises par d’autres développeurs, sous un autre nom.

Ou, et c’est la solution qui nous intéresse ici, forcer la compatibilité. Mais avant toute chose, il faut rappeler que certaines extensions modifient des parties importantes de GNOME Shell, et qu’elles peuvent donc être source de plantages et autres problèmes, si elles n’ont réellement pas été prévues pour fonctionner sur votre version de GNOME.

Ceci étant dit, passons à la pratique. Deux solutions s’offrent à nous. La première, la plus simple, permet, d’un simple clique, de désactiver la vérification de compatibilité. Pour cela, il suffit de lancer dconf-editor, de vous rendre dans org.gnome.shell, puis d’activer la clé disable-extension-version-validation. Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell disable-extension-version-validation true

Forcer la compatibilité des extensions dans dconf-editor

L’autre solution, si vous préférez attendre que les développeurs de chaque extension fassent le nécessaire, mais que vous avez néanmoins besoin d’une extension en particulier, vous pouvez modifier manuellement cette dernière.

Les extensions sont installées dans le répertoire de l’utilisateur :

~/.local/share/gnome-shell/extensions/…

Ou, éventuellement, dans /usr/share/gnome-shell/extensions, si vous les installez depuis les paquets de votre distribution.

Il vous suffit donc de vous rendre dans le répertoire de l’extension qui vous intéresse, d’éditer le fichier metadata.json qui s’y trouve, et d’ajouter le numéro de version du GNOME qui vous concerne, dans le bloc shell-version :

"shell-version": [
"3.10",
"3.12",
"3.14",
"3.16"
],

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons ajouté une virgule à la fin de "3.14", suivi de "3.16" juste en dessous, pour rendre l’extension compatible avec GNOME 3.16.

Encore une fois, il ne s’agit que d’une compatibilité au niveau du numéro de version. Si le code de l’extension n’est réellement pas compatible avec votre version de GNOME, il ne pourra pas y avoir de miracle.

Une fois que c’est fait, vous pouvez relancer GNOME avec le raccourci clavier ALT-F2 puis r, ce qui aura pour conséquence de recharger le shell et toutes les extensions.