Nous aurons finalement droit à GTK+ 3.24

Quand le développement de GTK+ 4 a commencé, il avait été décidé que GTK+ 3.22 serait la dernière version stable de la branche 3.x. Deux ans plus tard, le développement de GTK+ 4 prenant du retard, nous aurons finalement droit à GTK+ 3.24 au mois de septembre prochain, en même temps que GNOME 3.30.

Les nouveautés seront par contre plutôt limitées. Le sélecteur de polices aura droit à de nouvelles possibilités autour du format de fonte OpenType (paramétrage des fonctions offertes par les fontes OpenType, affichage des exemples de fonctionnalités proposées, sélection des variantes…). Si j’ai bien tout compris, nous devrions également avoir droit à l’auto-complétion des émojis. De taper <3 devrait se changer en ❤️. Le backend Wayland prendra en charge la mémoire partagée anonyme sous FreeBSD. Et pour finir, un nombre limité de nouvelles APIs devrait également faire son apparition.

Et cette fois-ci, GTK+ 3.24 devrait bel et bien conclure l’aventure GTK+ 3. Parallèle amusant, quand on se souvient que GTK+ 2.24 avait conclut celle de GTK+ 2 😊

Design sprint autour de Logiciels

Il y a quelques semaines, plusieurs personnes de chez Canonical (de l’équipe en charge de la boutique, de Snap, du design et du desktop) ainsi que Richard Hughes, le mainteneur de Logiciels, se sont réunis à Londres pour discuter d’une liste d’améliorations possibles concernant la logithèque.

La page d’accueil de l’actuel Logiciels 3.28

Parmi les nombreuses idées qui ont été discutées, on peut retenir :

  • Des éditeurs (développeurs) certifiés. Un moyen de signaler à l’utilisateur qu’un éditeur a subi un contrôle prouvant qu’il est bien celui qu’il prétend être. Cela sera d’autant plus utile qu’avec la démocratisation à venir des paquets Flatpak ou Snap qui pourront être fournis directement par les développeurs sans passer par les packageurs de la distribution, les utilisateurs auront besoin de s’assurer qu’ils n’installent pas des applications dangereuses. Et là, on pense tout de suite à la récente affaire des malwares cachés dans certains paquets Snap de la boutique Ubuntu.
  • Une façon de signaler des problèmes avec les applications. Que ce soit directement auprès de l’éditeur ou par l’intermédiaire de la logithèque.
  • Une présentation améliorée et la possibilité pour les éditeurs d’ajouter des thèmes et des illustrations supplémentaires à la page de leur application. Les différentes propositions incluent l’ajout de badges pour montrer qu’une application est populaire dans certaines catégories, son niveau de confinement, la possibilité d’ajouter une bannière personnalisée, la prise en charge des GIFs et des vidéos (ce qui pourrait donner plus facilement une première idée des possibilités d’une application ou d’un jeu avant son téléchargement).
  • Un écran d’accueil rafraîchi pour faire apparaître de nouvelles applications, des applications ou des greffons liés à ce que l’utilisateur a déjà installé, ainsi que des nouvelles et des mises à jour en provenance de nos développeurs d’applications préférées.

Il est prévu que les maquettes soient ajoutées sur GitLab pour être discutées publiquement, mais pour le moment, il n’y a malheureusement rien à se mettre sous la dent.

Une chose est sûre, un ravalement de façade ne sera pas du luxe, surtout quand on voit à quel point la version actuelle fait vieillotte en comparaison du tout nouveau Mac App Store qui doit débarquer cet automne (quel troll gratuit 😁).

Maintenant, le côté cosmétique c’est bien, mais je ne cacherai pas que j’aimerai bien qu’ils améliorent la fiabilité et qu’ils implémentent certaines fonctionnalités, dont on a bien du mal à comprendre qu’elles soient toujours absentes (surtout après cinq années de développement). Comme l’état d’avancement et la durée estimée pour le téléchargement des mises à jour ou la possibilité de définir le pourcentage de bande passante réservé à ces mêmes téléchargements.

Sortie de PulseAudio 12.0

Le serveur de sons étant un élément central de nos systèmes et de l’expérience utilisateur qui en découle, il est normal d’en parler un peu. Et depuis ses débuts chaotiques au début des années 2000 où il a fait couler beaucoup d’encre, on peut dire qu’il fonctionne désormais plutôt bien et qu’il sait se faire oublier.

Au programme de cette nouvelle version, nous pouvons donc citer :

  • un meilleur rapport de la latence (et donc une meilleure synchronisation audio/vidéo) pour le profil Bluetooth A2DP
  • un rapport bien plus précis de la latence pour les périphériques AirPlay
  • la correction d’un plantage ou d’une consommation excessive de CPU avec le pilote Intel HDMI LPE
  • la sortie HDMI est désormais prioritaire sur la sortie S/PDIF
  • la prise en charge du HSP pour plus de casques Bluetooth
  • le choix du profil Bluetooth A2DP par défaut plutôt que HSP
  • les périphériques Steelseries Arctis 7 et Dell Thunderbolt Dock TB16 voient leur prise en charge améliorée
  • la correction d’une mauvaise configuration ALSA qui empêchait l’utilisation de l’entrée numérique de certaines cartes son USB
  • l’ajout d’une nouvelle option dereverb pour l’annuleur d’écho Speex qui améliore la suppression de l’effet de réverbération

Sans oublier les nombreuses améliorations plus anecdotiques et autres corrections de bugs. Vous pouvez consulter le changelog complet sur le site officiel.

Il est également important de rappeler l’existence d’un projet de financement participatif (sur Patreon et Liberapay) permettant à Tanu Kaskinen, le mainteneur de PulseAudio, de pouvoir se consacrer à plein temps au projet.

Obtenir un mode nuit dans le Visionneur de documents

Même si vous avez opté pour un thème sombre, lorsque vous ouvrez un fichier PDF dans le Visionneur de documents, le contenu garde un fond blanc éclatant par défaut. Alors si vous avez le malheur de devoir lire de longues documentations techniques, vous pourriez rapidement avoir mal aux yeux. Mais heureusement, contrairement à la concurrence, vous n’aurez pas besoin de changer de lecteur 😁

Il vous suffit de vous rendre dans les options d’affichage et d’activer les couleurs inversées :

Le Visionneur de documents avec un thème sombre et les couleurs inversées

Sortie de Cozy 0.6.0

Cozy est un lecteur de livres audio qui vous permet d’écouter vos livres dans les meilleures conditions qui soient (mémorisation de la position de lecture, minuterie de sommeil, contrôle de la vitesse de lecture pour chaque livre individuellement, recherche dans votre bibliothèque, tri par auteur, narrateur ou titre, ajout possible de plusieurs emplacements de stockage, mode hors ligne, intégration MPRIS…)

Cozy 0.6.0

Au menu de cette nouvelle version, nous pouvons citer :

  • l’apparition d’un mode hors ligne. Si vos livres audio sont sur un lecteur externe ou réseau, vous pouvez l’indiquer comme tel pour que l’application conserve une copie locale du livre à écouter en déplacement
  • la détection des périphériques de stockage en ligne / hors ligne
  • l’ajout d’une option pour cacher les livres indisponibles
  • la prise en charge des fichiers WAVE et des fichiers audio dépourvus de métadonnées
  • la possibilité de marquer les livres comme étant lus
  • l’apparition d’un nouveau réglage permettant de choisir votre propre image de couverture plutôt que la couverture intégrée
  • la minuterie de sommeil a été retravaillée, tout en permettant désormais d’arrêter la lecture à la fin du chapitre en cours
  • la refonte de l’écran d’accueil et des paramètres
  • la correction d’un bug qui empêchait Cozy de se lancer avec une version de GTK+ inférieure à 3.22
  • si aucun champ auteur n’est présent, le champ narrateur sera utilisé comme auteur. Cela nécessite une réimportation forcée sur les livres déjà importés
  • diverses optimisations

Création d’un compte Mastodon


Pour ceux qui n’en auraient encore jamais entendu parler, Mastodon est un logiciel libre de microblogage, et un réseau social décentralisé. Si ça ne vous parle toujours pas, disons que pour l’utilisateur final, c’est le même principe que Twitter, la liberté et le respect de l’utilisateur en plus 😁

Chacun est libre de créer sa propre instance et de fixer ses propres règles, ou d’en rejoindre une déjà existante, comme celles de La Quadrature du Net, de Framasoft, ou parmi la centaine d’autres.

Je ne vais pas réexpliquer le principe de Mastodon, Next INpact et Numerama ayant déjà écrit de nombreux articles sur le sujet :

Donc voilà, je me crée un compte sur l’instance gérée par La Quadrature du Net, puis celle-ci de me prévenir qu’il faut que j’indique l’adresse @gnomelibre@mamot.fr à mes amis pour qu’ils puissent m’envoyer un message ou me suivre à partir d’une autre instance.

Je configure rapidement mon compte et m’empresse de balancer mon premier « pouet » (l’équivalent local d’un tweet) sur la mort annoncée des clients libres pour Twitter (on notera d’ailleurs que WordPress ne sait toujours pas inclure les pouets correctement dans un article, affichant énormément d’espace entre le pouet et le reste de l’article).

Et maintenant, c’est le drame. N’étant pas présent sur Twitter (j’avais créé un compte il y a longtemps pour pouvoir illustrer un article sur Corebird, mais ce n’était guère allé plus loin), on ne peut pas dire que je sois particulièrement à l’aise avec le microblogage (je suis resté bloqué sur IRC :)

Je cherche donc à suivre le compte de certains projets, mais je me rends vite compte que GNOME, KDE, Fedora, la Linux Foundation et tant d’autres sont bien présents sur les réseaux sociaux, mais uniquement les propriétaires : Facebook, G+ et Twitter en tête. Et il en va de même des principaux développeurs de logiciels libres, qui semblent se limiter à G+ ou Twitter.

Je me retrouve donc désespérément seul sur mon tout premier réseau social, sans le moindre projet à suivre et sans savoir comment le reste du monde pourrait bien entendre mes pouets 😱

Mort annoncée du client Twitter Corebird

Depuis plusieurs années, Twitter tente de faire disparaître les clients tiers pour contraindre les utilisateurs de passer par le site web ou d’utiliser le client officiel. Même si l’entreprise se refuse à en donner la raison, il y a fort à parier que ce soit bien plus simple et efficace pour récolter les données personnelles de leurs utilisateurs (pour pouvoir les revendre) ou de garantir l’affichage de la publicité.

Récemment, Twitter est allé encore plus loin, en annonçant la suppression à venir de certaines API vitales pour les clients tiers, telle que la mise à jour des flux en temps réel.

Twitter a bien prévu une API de remplacement (Account Activity), mais cette dernière ne serait gratuite que pour une utilisation limitée à seulement 15 comptes. Impensable pour des clients qui ont parfois plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs. Au-delà, l’accès à l’API sera commercialisé à 2899 dollars par mois par tranche de 250 utilisateurs. Pour que ce soit rentable, il faudrait que les applications soient commercialisées sous forme d’abonnement mensuel à 16 dollars. Inconcevable pour les applications qui auraient fait le choix d’une licence libre.

Les développeurs de plusieurs applications (Talon, Tweetbot, Tweetings, Twitterrific…) se sont associés en lançant le site web Apps of a Feather pour prévenir leurs utilisateurs et tenter de faire pression sur Twitter. Mais comme l’indiquait à Next INpact Ludovic Vialle, le créateur du client Plume, « Je sais que Twitter ne cédera pas, ce n’est pas dans leur intérêt, et cela concerne peu d’utilisateurs. Le public peut se passer de son application préférée, mais difficilement de Twitter ».

Pour en revenir à Corebird, son développeur, Timm Bäder, annonce sur sa page Patreon que l’application n’a aucun futur. Il ne pourra jamais payer pour l’accès à l’API, et Corebird étant profondément lié aux API Twitter, d’implémenter la prise en charge d’un autre réseau (tel que Mastodon), demanderait beaucoup trop de travail. Et n’étant plus étudiant, il n’est pas certain d’avoir le temps de s’en occuper. Il est donc fort probable que Corebird cesse de fonctionner à la mi-août, date annoncée par Twitter pour la suppression des API.

Encore une occasion de rappeler l’importance du libre, et ce, à tous les niveaux. Aussi bien logiciel que pour les services en ligne et leurs API. Dépendre d’un tiers non libre est une épée de Damoclès sur les développeurs, qui peuvent se voir résilier l’accès à tout moment.

Sortie de Dash to Panel 14

Dash to Panel 14

Pour rappel, cette extension permet de remplacer le dock de la vue d’ensemble des activités et la barre supérieure par un panneau équivalent à la barre des tâches sous Windows.

De nombreuses options sont proposées, permettant de choisir l’emplacement du panneau (en bas ou en haut de l’écran), la taille du panneau et des icônes, le choix des indicateurs pour distinguer les applications actives, la position de l’horloge et de la barre des tâches, la possibilité d’afficher ou non les applications favorites, l’ajout d’un bouton pour afficher le bureau ou encore, un aperçu des fenêtres lors du survol des icônes…

Pour en revenir à cette nouvelle version, cette dernière apporte plusieurs options attendues de longue date, à commencer par la possibilité de masquer intelligemment le panneau, en laissant à l’utilisateur la possibilité de configurer finement le comportement :

  • ne cacher le panneau que lorsqu’il est au-dessus d’une fenêtre
  • requiert une pression sur le bord de l’écran pour afficher le panneau
  • permettre au panneau d’être affiché en mode plein écran

Tout en permettant de modifier les durées (en ms) des animations d’affichage ou le délai avant le masquage du panneau.

Autres nouveautés, la possibilité de modifier la taille des aperçus des fenêtres lors du survol, de modifier l’icône du menu Applications ou d’ajuster la marge intérieure de l’icône d’application. Sans oublier quelques améliorations, telle qu’une meilleure prise en charge du HiDPI, une meilleure gestion de la transparence dynamique du panneau ou des écrans tactiles.