GNOME.Asia Summit 2015

L’entrée principale (photo d’Olav Vitters)

Comme chaque année, la conférence GNOME.Asia se déroule dans un pays différent du continent asiatique, et permet aux développeurs et utilisateurs du projet de se rencontrer, d’apprendre et de renforcer la communauté.

Après la Corée du Sud en 2013 ou la Chine l’an passé, ce fut au tour de l’Indonésie d’organiser la conférence, qui s’est déroulée du 7 au 9 mai dans la ville de Depok, à une trentaine de kilomètres de Jakarta.

46 conférenciers furent présents cette année, dont cinq européens et une Péruvienne, qui firent spécialement le déplacement. D’après la fondation, plus de 300 personnes auraient participé à l’événement.

La première journée fut consacrée à la découverte du projet, avec des conférences expliquant comment effectuer sa toute première contribution, comment développer sa première application, ou comment s’effectue la traduction de GNOME.

La deuxième journée fut tout de suite plus technique, avec des conférences dédiées au sandboxing d’applications avec xdg-app; commencer à contribuer en triant les bugs; une expérience d’utilisation de GNOME sur un dongle Android; le développement d’applications HTML5 pour GNOME ou comment utiliser GStreamer dans son application.

En plus des différentes conférences, il y eut également des présentations sur l’emploi de logiciels libres dans l’industrie de la chaussure, la promotion du libre dans les régions reculées de Chine et de Taïwan, la difficulté de migrer de Windows vers GNU/Linux, ou le témoignage d’un agriculteur et commerçant, également contributeur de BlankOn, une distribution GNU/Linux locale qui utilise les technologies et applications GNOME, mais qui semble avoir remplacé le shell par Manokwari, un bureau en HTML5.

La salle principale (photo d’Olav Vitters)

Quant à la dernière journée, les participants purent assister à une présentation de ChorusText, un périphérique d’assistance pour aveugles et mal-voyants, ainsi qu’à diverses conférences sur la pile audio de Linux et sa gestion sous GNOME; comment composer de la musique sous GNOME; comprendre le cycle de sorties de GNOME; l’intégration de vidéos GStreamer dans un composant GTK+ avec gtkgst ou l’utilisation de GNOME Shell sur un Nexus 7.

Sans oublier les conférences éclair de Bin Li et Julita Inca, venues de Chine et du Pérou pour présenter les différentes actions accomplies pour promouvoir GNOME dans leurs pays respectifs.

D’autres projets libres, tels qu’OpenStreetMap ou la téléphonie en do it yourself avec services de messagerie à base de logiciels libres, eurent également droit à leurs conférences.

3 réflexions au sujet de « GNOME.Asia Summit 2015 »

  1. Tiens, la page Pile audio Linux que j’ai initiée sur wikipédia sert :)

    Je voudrais partager avec toi qui suit GNOME de près une réflexion que je n’avais pas encore verbalisée : avec le sandboxing, GNOME comme plateforme qui ferait que les applications seront écrites à l’avenir pour une version de GNOME plus que pour une version de distribution, il va y avoir une tension sur les systèmes de paquets concurrents qui devrait aboutir à un système de paquets unifié dans les distributions basées sur GNOME ou sinon c’est une gâchis de moyens humains ?

    1. Je crois que même les développeurs n’ont pas encore une vision claire de ce que ça va devenir. Parce qu’au delà des applications sandboxées, le chantier est finalement beaucoup plus vaste.

      De ce que j’ai compris, ils ne souhaitent plus penser « assemblage de paquets » mais système d’exploitation et applications. On doit pouvoir installer en parallèle plusieurs systèmes d’exploitations de versions différentes, plusieurs bibliothèques ou frameworks de versions différentes, et bien évidemment, plusieurs applications de versions différentes. Le tout, accessible à un utilisateur en particulier, ou pour tout le monde.

      Ce qui devrait régler les problèmes de (rétro)compatibilité, puisque en ayant une vieille distribution ou une distribution complètement à jour, que ce soit pour utiliser une vieille application ou la toute dernière version, l’utilisateur est censé avoir la garantie de pouvoir installer tout le nécessaire.

      Les mises à jour doivent être atomiques, et on doit pouvoir revenir en arrière facilement et à tout moment. Une mise à jour foireuse ne doit donc jamais pouvoir casser le système. Côté utilisateur, l’installation et la mise à jour d’applications se feraient par OSTree.

      Pour en revenir au système de paquets, Lennart Poettering semblait dire que les DEB/RPM seraient encore utiles, mais plus comme système de base. Pour les applications utilisateur, je ne sais pas si ça aura encore du sens, puisque pour le développeur, le but serait de pouvoir normalement développer son application, puis d’en faire une image en spécifiant que c’est prévu pour fonctionner avec telle version de l’environnement de bureau. À l’autre bout, si c’était prévu pour GNOME / GTK+ 3.16 et que l’utilisateur n’a qu’une version 3.12, ça téléchargerait automatiquement l’image 3.16 chez GNOME (à moins que les distributions n’hébergent des copies de leur côté ?), et il obtiendrait tout le nécessaire pour que ça puisse fonctionner.

      Si tu lis l’anglais, il y a 2-3 articles intéressants : Revisiting how we put together Linux systems (Lennart Poettering), Fedora under construction? (Paul Frields, responsable du projet Fedora) et Sandboxed applications for GNOME (Matthias Clasen).

      Maintenant, si demain les différents environnements de bureau et développeurs d’applications se mettent à fournir des images de chaque version, aussitôt disponibles pour tout le monde, un certain nombre de distributions n’auront finalement plus grand intérêt. Je pense tout de suite aux cinquante versions d’Ubuntu :)

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