Test d’Antergos 2015.04.12

Antergos est une distribution de type rolling release, basée sur Arch Linux, qui se différencie de cette dernière en proposant une installation simplifiée, un environnement de bureau et des applications pré-installés, ainsi que tout le nécessaire pour obtenir un système pleinement fonctionnel dès le départ.

À l’inverse de Manjaro, qui possède ses propres dépôts logiciels, qui font tampon avant de proposer les mises à jour en provenance d’Arch, histoire d’éviter de potentiels problèmes causés par des programmes trop récents et pas encore suffisamment testés, Antergos utilise directement les dépôts d’Arch. Vous vous retrouverez donc bel et bien avec Arch, et bénéficierez des mêmes mises à jour, au même moment.

Installation

Antergos démarre tout d’abord en mode live CD, ce qui permet de tester la compatibilité du matériel, et de se faire un premier avis avant de lancer l’installation.

La distribution utilise l’installeur Cnchi dans sa version 0.8.16 et, hormis quelques menus détails, comme les textes qui n’ont pas été entièrement traduits (même sans parler anglais, l’utilisateur ne devrait pas avoir trop de problèmes à s’en sortir), est finalement plutôt bien conçu. Il propose quelques fonctionnalités intéressantes, et ne m’a pas posé le moindre souci.

Sélection de l’emplacement

Bien que GNOME soit l’environnement de prédilection d’Antergos, d’autres environnements de bureau, tels que Cinnamon, KDE 4, MATE, Openbox ou Xfce, sont également proposés.

Choix de l’environnement de bureau

L’installeur propose ensuite de choisir éventuellement Firefox comme navigateur par défaut (dans le cas contraire, ça sera Chromium qui sera installé), d’installer ou non la suite bureautique LibreOffice et des polices additionnelles, un pare-feu, ainsi que le support de l’impression, du Bluetooth et des partages Windows.

Nous pouvons également choisir d’activer le dépôt communautaire AUR. Néanmoins, même sans avoir été activé durant l’installation, il l’était tout de même dans le gestionnaire de paquets une fois la distribution installée.

Sélection des fonctionnalités

Nous avons ensuite droit aux traditionnelles demandes concernant la langue, le fuseau horaire ou la disposition du clavier. En ce qui concerne le partitionnement du disque (automatique ou manuel), nous pouvons en profiter pour chiffrer la partition et utiliser LVM, ce qui permet de créer des instantanés ou de pouvoir modifier plus facilement la taille des partitions. Nous pouvons également placer le répertoire /home dans une partition ou un volume différent, ce qui permet de séparer nos données personnelles du reste du système.

Type d’installation

Il ne reste plus qu’à définir notre nom d’utilisateur, mot de passe, choisir si l’on souhaite se connecter automatiquement sans demande d’identification, et l’installation peut commencer. Les éventuelles mises à jour étant effectuées directement au moment de l’installation, une fois cette dernière terminée, vous aurez le système le plus à jour qui soit ;)

Système

À l’inverse d’une Manjaro qui préfère jouer la carte de la sécurité en proposant un noyau Linux avec support long (LTS), Antergos propose la même version que Arch, à savoir le 3.19.3 au moment d’écrire ces lignes. Il n’y a pas non plus de driver propriétaire pour les cartes graphiques nVidia, et pas non plus d’outil pour faciliter leur installation.

Je n’ai pas non plus remarqué la présence de logiciels propriétaires, tels que le plugin Flash ou Steam, ce qui n’est pas plus mal.

Pour l’installation des logiciels, c’est le gestionnaire de paquets Pamac qui est proposé.

Environnement

GNOME 3.16 avec les thèmes Numix Frost Light et Numix-Square

Antergos utilise par défaut le thème Numix Frost Light, ainsi que les icônes Numix-Square. C’est très coloré, mais faut aimer.

Si vous préférez le thème officiel de GNOME, Adwaita, ce dernier étant également installé, vous pourrez facilement basculer dessus depuis l’Outil de personnalisation.

L’extension Dash to Dock est également installée, et permet d’avoir le dock continuellement visible sur le côté gauche de l’écran, et plus uniquement dans le mode activités. Dock qui se cache néanmoins quand une application se rapproche du côté gauche, ou que l’on passerait en plein écran.

Au niveau des logiciels, on retrouve la plupart des applications GNOME, même si un certain nombre d’entre elles n’ont malheureusement pas été pré-installées (Agenda, Caractères, Horloges, Logiciels, Machines… et pas non plus de client mail). Par contre, nous avons bien Photos et Musique, même s’il m’a été impossible de démarrer cette dernière, toutes mes tentatives se soldant inlassablement par une Erreur de segmentation. Je ne saurais donc que trop vous conseiller de remplacer ces deux logiciels par gThumb et Lollypop.

Plus ennuyeux, l’aide en ligne des différents logiciels n’a pas non plus été installée. Et à ce niveau, je pense que le mieux à faire, c’est de compléter l’installation de GNOME, en installant les deux paquets gnome et gnome-extra, qui installeront tous les programmes manquants, ainsi que la documentation.

sudo pacman -Sy gnome gnome-extra

Et pour finir, même si ça peut paraître anecdotique, le gestionnaire de connexion de GNOME, GDM, a été remplacé par LightDM. Le bouton pour verrouiller l’écran n’est donc plus accessible dans le menu GNOME, mais à l’aide d’une extension dans la barre supérieure.

Conclusion

Hormis le thème qui ne plaira pas à tout le monde, ou le fait que l’installation de GNOME ne soit pas des plus complètes, ces deux inconvénients se règlent finalement assez rapidement.

À l’arrivée, nous obtenons tout de même une distribution Arch que l’on peut qualifier d’authentique, et qui se trouve être désormais à la portée du plus grand nombre.

Arch étant pour moi, dans le cas d’une utilisation personnelle, l’une des meilleures distributions qui soit, je peux aisément conseiller cette Antergos à tous ceux qui seraient rebutés par l’installation d’Arch en ligne de commande.

Et contrairement à nombre de distributions dérivées, dont on se demande si elles existeront encore le mois prochain, en ayant les dépôts d’une distribution majeure, dont le développement se fait en continu, vous n’avez rien à craindre de ce côté :)

8 réflexions au sujet de « Test d’Antergos 2015.04.12 »

  1. Ce n’est qu’un installateur graphique qui propose une version lourdingue de lightdm.

    Et qui installe la moitié de Gnome, comme l’article le dit.

    J’avais fait un article un peu vachard en décembre 2014 (http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=12307) et l’impossibilité d’avoir un grub qui s’installe correctement avec la dernière ISO ne me fait pas changer d’avis sur cette distribution.

    1. Personnellement, je préfère me dire qu’aucune distribution n’est parfaite, et ne le sera jamais. Il y aura toujours quelque chose à redire. À partir de là, je regarde les différents problèmes, et me demande s’ils sont ou non rédhibitoires. S’ils ne sont pas trop nombreux et qu’ils se corrigent facilement, comme le fait de compléter l’installation de GNOME, alors je me dis que ça peut tout de même valoir le coup.

      Même si je préfère installer directement Arch, et que finalement, ce n’est pas si compliqué que ça à installer, je reconnais que nombre de personnes n’auront ni l’envie, ni la patience de se lancer dans l’aventure. J’essaie donc de me mettre à leur place, et de voir ce qui serait le mieux pour elles (autre qu’Ubuntu :)

    2. Mr Frederic Bezies, vous vous présentez sur votre blog comme un internaute aimant l’informatique libre, mais à voir le contenu de votre blog on à envie de dire, Non vous n’aimez pas l’informatique.
      C’est terrible à quel point vos arguments n’en sont pas, on peut ne pas aimer lightdm, fort bien, rien ne vous empêche de choisir un autre DM, c’est ça aussi le monde du libre.
      Concernant votre goût ou votre dégoût de tel ou tel set d’icônes, ce sont là de simples affaires de goût justement, c’est très subjectif. Là encore le monde du libre nous offre la possibilité de changer aisement de style, il en existe à profusion et pour tout les goûts. Dans votre bouche, prenons par exemple les design plat de Numix, vous allez nous dire que c’est de la merde, moche, etc. etc., limite le fait de proposer tel design, soit plat et coloré, semble représenter pour vous un bug, un dysfonctionnement, quelque chose qui n’aurait jamais du exister. Mais il y a aussi des gens qui apprécient ce type de design. Je n’arrive pas à saisir l’affront que vous pensez que certain logiciel, distribution ou autre icones vous font en existant…Parce qu’ils ne vous font aucun affront, c’est vous qui vous vous mettez dans cette position . b*rdel mais votre mère ne vous à t’elle jamais appris à dire « je n’aime pas, mais c’est mon avis personnel » au lieu du « C’EST DE LA MERDE » que vous balancer gracieusement par-ci par là. Donc voilà, vos critiques sur l »informatique libre » que vous proposez sont vides, creuses, vous ne passez votre temps qu’a faire votre grincheux, « Oh ça c’est forcément de la daube parce qu’il embarque le set d’icones faenza (ou Numix, c’est au choix) »
      Bref je vous dis au plaisir de ne pas retomber sur un de vos articles prétentieux et dédaigneux.

  2. Sur un vieux PC P4 Graphie openchrome intégrée (age de pierre :) )
    cette Antergos me dis pas d’écran détecte
    alors qu’avec Bridgelinux toute est OK ?
    par contre avec Bridgelinux c’est reiserfs
    est Wayland en auto mais tous est bon.

  3. Moi perso sur un PC de bureau core2duo 3.06 ghz avec une carte graphique Nvidia et 4 Go de ram, tout s’est bien passé !

    Je vais la tester d’ici peu sur un PC portable Uefi HP I5

    Seb

  4. Aucun soucis à l’installation pour moi sur 2 pc pas super récents un core2duo et un core i5, l’un avec une NVIDIA, l’autre une ATI, et 4go de RAM chacun. Venant de Mint (et sous linux depuis tout juste un an…), je voulais une distro avec des paquets plus récents. Pour le moment je suis assez satisfait. J’ai choisi cinnamon, j’ai essayé GNOME un paquet de fois mais j’arrive pas à m’y faire.

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