Sortie de Synfig Studio 1.0

Synfig Studio 1.0

Synfig Studio est un logiciel d’animation 2D, conçu comme une solution de niveau industriel pour la création d’animations de qualité cinématographique utilisant des œuvres vectorielles et matricielles.

Parmi les grandes nouveautés, nous noterons l’arrivée d’une interface utilisateur complètement revue, qui propose désormais un mode fenêtre unique. Un système d’armatures pour créer des animations en découpage, en utilisant des images matricielles ou en contrôlant une œuvre vectorielle. La possibilité d’appliquer des déformations complexes sur une œuvre matricielle, en utilisant le nouveau calque Distortion squelettale. Un outil de découpage non destructif, permettant de découper des images matricielles directement dans Synfig. Un nouveau Calque son (avec intégration de JACK) offrant des fonctionnalités basiques de synchronisation de la piste sonore avec votre animation. Et pour finir, la possibilité d’améliorer votre animation avec des effets de friction automatiques, en utilisant le nouveau Convertisseur de dynamiques.

Pour un récapitulatif plus complet des différentes nouveautés, je vous invite à lire l’article de LinuxFr.

Présentation de GNOME Classique

GNOME propose deux modes distincts, accessibles depuis l’écran de connexion de l’utilisateur. GNOME, qui est la session par défaut, ainsi que GNOME Classique, qui propose un bureau plus traditionnel, avec une barre des tâches, un menu principal, des icônes sur le bureau, des boutons minimiser et maximiser pour les applications…

Il ne s’agit pas d’un environnement de bureau à part entière, mais d’une série d’extensions pour GNOME Shell, qui offrent une façon différente de travailler, tout en continuant de proposer toutes les fonctionnalités de GNOME Shell (le coin actif, la vue d’ensemble des activités, toutes les possibilités de recherche du Shell, le centre de notifications…)

Le mode Classique possède également quelques différences au niveau de la gestion des fenêtres. Le raccourci Alt-Tab ne regroupe pas les différentes fenêtres d’une même application, et l’utilisateur peut lancer autant d’instances d’une même application qu’il le souhaite, sans avoir à passer par un raccourci clavier ou une option.

Accéder au mode classique

L’écran de connexion de GNOME 3.16

Devant l’écran de connexion, cliquez sur la roue crantée pour pouvoir choisir entre GNOME et GNOME Classique.

Sans quitter votre session, à tout moment, vous pouvez basculer vers le mode Classique avec la commande :

gnome-shell –mode=classic -r &

Et revenir vers GNOME avec :

gnome-shell –mode=user -r &

Illustrations

Le bureau, avec la liste des applications ouvertes au bas de l’écran, la liste des espaces de travail dans le coin inférieur droit et les icônes sur le bureau
Le menu principal, avec les applications classées par catégories
Le calendrier et le centre de notifications

Les extensions

Le mode Classique dépend d’une série d’extensions, officiellement supportées par le projet GNOME, fournies au travers du paquet gnome-shell-extensions.

En tant qu’extensions officielles, elles seront toujours parfaitement supportées par chaque nouvelle version de l’environnement.

Logithèque Web

Version en cours de développement de la logithèque Web

Jozef Mlich a récemment publié un billet de blog annonçant le développement d’une version web de Logiciels.

Pour le moment propre à Fedora, le code étant disponible sous licence libre, il pourrait être par la suite facilement repris par les différentes distributions intéressées. En soit, l’idée n’est pas nouvelle, Ubuntu proposant déjà ce genre de site depuis quelques années.

Le but étant de pouvoir montrer aux utilisateurs, qu’ils soient sous Linux ou sous d’autres systèmes d’exploitation, toutes les applications disponibles dans la distribution.

Le développement n’en est encore qu’à ses débuts (le site est pour le moment hébergé sur un serveur de test, et ne dispose pas encore de sa propre adresse), mais nous pouvons d’ores et déjà lancer une recherche, naviguer parmi les différentes catégories, et afficher la fiche descriptive d’une application.

À terme, les développeurs souhaitent implémenter un système de notation, la possibilité de laisser des commentaires, et sans doute de pouvoir installer une application directement depuis le site.

Modifier le comportement des fenêtres modales

Une boîte de dialogue modale attachée à sa fenêtre parente

Pour reprendre Wikipédia, « Une fenêtre modale est, dans une interface graphique, une fenêtre qui prend le contrôle total du clavier et de l’écran. Elle est en général associée à une question à laquelle il est impératif que l’utilisateur réponde avant de poursuivre, ou de modifier quoi que ce soit. »

Ce qui est le cas des nombreuses boîtes de dialogue sous GNOME. Dans bien des cas, le fait que la boîte de dialogue soit liée à la fenêtre parente, ne pose pas problème. Mais parfois, la question peut nécessiter une réponse qui se trouve justement dans l’une de ces fenêtres qui n’est plus accessible.

Procédure

Pour désactiver ce comportement, il vous suffit de lancer l’Outil de personnalisation, de vous rendre dans le menu Fenêtres, puis de désactiver l’option Boîtes de dialogues modales attachées.

Désactivation des fenêtres modales depuis l’Outil de personnalisation

Ou, si vous préférez la ligne de commande :

gsettings set org.gnome.shell.overrides attach-modal-dialogs false

Ajouter de la couleur à vos dossiers

Fichiers 3.16 avec Folder Color 0.0.62

Folder Color est une extension pour Fichiers, qui permet d’ajouter un peu de couleur à vos dossiers, dans le but de pouvoir vous repérer plus facilement (dossiers importants, favoris, en cours, terminés…)

Une fois l’extension installée, un simple clique droit sur un dossier, vous donne accès à une nouvelle entrée dans le menu contextuel, Folder’s Color, qui vous permet de choisir rapidement parmi une dizaine de couleurs prédéfinies, ou de choisir une couleur personnalisée, grâce au sélecteur de couleur.

Le sélecteur de couleur

Folder Color offre également la possibilité d’ajouter quelques emblèmes (favori, terminé, important, en cours) en superposition de l’icône du dossier, mais ne semble pas pouvoir faire les deux simultanément. Il faudra donc faire un choix, entre la couleur ou l’emblème.

Néanmoins, les modifications semblent n’être que purement cosmétiques. De rechercher important, ne trouvera pas le répertoire sur lequel vous auriez pu apposer l’emblème, et encore moins son contenu.

Je trouve donc dommage qu’il faille passer par une telle extension, encore imparfaite, quand on voit que c’est présent par défaut sous OS X, ce qui permet de pouvoir effectuer facilement des recherches intelligentes avec le Finder.

Sortie d’Ubuntu GNOME 15.04

Installation d’Ubuntu GNOME 15.04

La dernière Ubuntu GNOME est sortie le 24 avril dernier, mais comme je ne porte pas particulièrement Canonical Ltd. et Ubuntu dans mon cœur, et qu’il n’y a finalement pas grand-chose à dire sur cette distribution, je n’ai pas jugé utile d’en faire un test approfondi.

Installation

L’installation se déroule sans problème. Ubuntu a longtemps excellé dans ce domaine, mais de nos jours, on retrouve désormais le même type d’installeur, tout aussi simple et ergonomique, sur un certain nombre d’autres distributions. Mais ça fait bien son boulot, et c’est bien là le principal.

Notons qu’après avoir choisi la langue souhaitée, dès le deuxième écran, on nous propose de cocher deux cases, pour télécharger les mises à jour pendant l’installation, mais surtout, pour installer un certain nombre d’éléments propriétaires (Flash, codecs multimédia, pilotes de périphériques pour cartes graphiques et Wi-Fi…), dans le cas où vous souhaiteriez une expérience utilisateur la plus fonctionnelle possible, sans avoir à batailler par vous-même.

Système

La distribution est livrée avec le noyau Linux 3.19.0, ainsi que systemd 219. Au niveau des pilotes de périphériques propriétaires, depuis le shell de GNOME, que vous recherchiez driver ou pilote, l’outil pour installer facilement des pilotes additionnels vous sera bien proposé, ce qui est une bonne chose. Par contre, au niveau du gestionnaire de paquets, c’est la vieille logithèque Ubuntu qui est proposée, et non Logiciels, que je trouve pourtant bien plus ergonomique.

Et c’est d’ailleurs une des raisons qui fait que je n’aime pas Canonical, qui a développé une logithèque qui ne peut être utilisée que par Ubuntu, comme à peu près tout ce qu’ils font. Et je ne parle pas uniquement du logiciel en lui-même, mais de toutes les données qui lui sont nécessaires (descriptions, captures d’écrans, notations…). Heureusement que Debian, Red Hat, GNOME, KDE… ont travaillé de façon conjointe pour créer la norme AppStream, dont les fichiers AppData seront fournis en amont, avec les sources des différentes applications. Ce qui permettra au final, de pouvoir être repris par toutes les logithèques (Logiciels sous GNOME, Muon sous KDE…), et ce, peu importe la distribution utilisée.

C’est tout de même mieux de jouer en équipe, de collaborer et de faire progresser le logiciel libre dans son ensemble.

Environnement

Il s’agit d’un « vieux » GNOME 3.14.4. Le bon point, c’est qu’après plusieurs versions à ne proposer que des applications GNOME d’un autre âge, hormis Contacts et GNOME Bluetooth qui sont étrangement restés en version 3.8, toutes les autres applications ont bien été mises à jour en version 3.14.

Néanmoins, bien que disponibles depuis la logithèque, un certain nombre d’entre elles ne sont pas installées par défaut : Horloges, Logiciels, Machines, Musique, Photos, Web… sont ainsi manquantes.

Vous aurez par contre droit au navigateur Firefox 37.0, le client de messagerie Evolution 3.12 (même si, à défaut de Geary, j’aurai sans doute préféré Thunderbird), la suite bureautique LibreOffice 4.4, le client de messagerie instantanée Empathy 3.12, le lecteur de musique Rhythmbox 3.1 et le gestionnaire de photos Shotwell 0.20.2

Au niveau du thème, c’est Adwaita, l’officiel de GNOME, qui est présent par défaut. Y compris pour le fond d’écran. Pour ceux qui préfèrent tout de même quelque chose de plus coloré, le thème Numix et les icônes Humanity sont également pré-installés. Le changement pouvant s’effectuer depuis l’Outil de personnalisation.

Conclusion

Puisque il ne s’agit pas d’une version LTS avec support long (il n’est que de neuf mois ici), et qu’elle n’a qu’une vieille version de GNOME à proposer, j’ai bien du mal à trouver un quelconque intérêt à cette Ubuntu.

Le seul auquel je pense, et je trouve bien triste qu’on en soit arrivé là, c’est que la plupart des gens n’aiment pas avoir trop de choix, et tout le monde s’est mis à installer la même chose.

Maintenant, à force de voir les médias ne parler que d’Ubuntu, de voir les éditeurs de logiciels propriétaires ne supporter qu’Ubuntu (paquets souvent disponibles uniquement pour Ubuntu, Steam qui ne liste qu’Ubuntu dans les configurations requises…), de voir les fabricants confondre Linux et Ubuntu, fait qu’au final, ça sera sans doute avec Ubuntu que monsieur tout le monde aura le moins de problèmes.

Donc voilà, si vous adorez les jeux et autres applications propriétaires, et que vous souhaitez un environnement un peu moins vieux que ce qui était présent dans la version LTS (pour rappel, GNOME 3.10.4), alors cette Ubuntu vous conviendra sans doute. Pour les autres, on trouve bien mieux ailleurs.

Transformer un site web en application avec… Web :)

L’application Gmail apparaît dans le shell

Web, le navigateur du projet GNOME, permet de « transformer » un site web en application, ce qui permet de pouvoir ensuite rechercher le site depuis le shell, ou de l’ajouter dans le dash, avec vos applications favorites.

On pense tout de suite aux véritables applications en ligne, telles que Gmail ou l’un des nombreux projets Framasoft, qui se prêtent particulièrement bien au jeu.

Mais ça peut être également utile pour pré-configurer, et faciliter l’accès, aux quelques sites préférés de personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil informatique. Tout comme on peut également imaginer des cas d’application où une école, une entreprise ou autre, n’autoriseraient qu’un certain nombre limité de sites à leurs usagers.

Il faut savoir qu’en mode application, l’utilisateur est cantonné à ce site et ne peut pas en changer. Le navigateur possède également un certain nombre d’options dconf (avec dconf-editor, voir les différentes clés de org.gnome.Epiphany.lockdown) pour empêcher de se servir de la barre d’url, de pouvoir quitter l’application, d’imprimer, de sauvegarder des fichiers… ce qui peut être intéressant dans certaines situations, comme la création d’un site / application en mode kiosque, où les gens ne pourraient plus que consulter ce qui est proposé. Tout en étant également plus simple à relancer, en cas de plantage.

Procédure

Pour ce faire, il vous suffit de vous rendre sur le site web qui vous intéresse, puis de sélectionner le menu dans le coin supérieur droit de la fenêtre, et de choisir Enregistrer en tant qu’application Web…

Une fenêtre surgissante vous demandera ensuite de choisir un nom pour votre application, plutôt que le nom de domaine proposé par défaut.

Changer d’icône

Par défaut, c’est la favicon du site web qui est utilisée. Ces dernières ne faisant que 16×16 pixels, la qualité est plutôt mauvaise. Vous pouvez néanmoins la remplacer manuellement, en vous rendant dans le répertoire correspondant à l’application nouvellement créée, pour y remplacer le fichier app-icon.png

/home/votre_utilisateur/.config/epiphany/app-epiphany-le_nom_de_votre_application-chaîne_de_caractères

Dans le répertoire .config/epiphany de votre répertoire personnel, le navigateur créé un sous-répertoire pour chaque application. En choisissant par exemple de nommer mon application Framasphère, un répertoire app-epiphany-framasphere suivi d’une chaîne de caractères, a été créé, tout en minuscules et sans caractères spéciaux (accents, cédilles…). Une fois dans le répertoire, vous pouvez remplacer le fichier app-icon.png par l’image de votre choix.

Le navigateur utilise le fichier app-icon.png par défaut, mais vous pouvez très bien changer de nom ou de format, en optant par exemple pour du SVG. Mais de changer le nom ou l’extension, implique d’éditer le fichier  .desktop qui se trouve dans le répertoire, puis de modifier la ligne Icon= pour y indiquer le nom et le chemin absolu vers votre nouvelle image.

Si le shell continue d’afficher l’ancienne version, il suffira de le relancer avec le raccourci clavier Alt-F2 puis r.

Supprimer une application

Dans la barre d’URL du navigateur, tapez about:applications pour lister les différentes applications qui ont été créées. Il suffit ensuite de cliquer sur le bouton Delete associé, pour voir l’application supprimée.

Démonstration

Extension Coverflow Alt-Tab

Coverflow Alt-Tab 1.0

Coverflow Alt-Tab est une extension GNOME qui remplace le raccourci Alt-Tab par une représentation tridimensionnelle de type Cover Flow, en affichant les fenêtres des différentes applications, plutôt qu’une liste d’icônes.

Utilisation

Cette extension utilise les raccourcis clavier suivants (vous pouvez les modifier ou les désactiver depuis les paramètres de GNOME) :

  • Changer d’application (généralement Alt+Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’espace de travail courant
  • Bascule parmi les différentes fenêtres d’une même application (généralement Ctrl-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de l’application courante, présentes sur tous les espaces de travail
  • Change les contrôles système (généralement Ctrl-Alt-Tab) : fait défiler toutes les fenêtres de tous les espaces de travail

Tous les raccourcis avec la touche Majuscule enfoncée, permettent de revenir en arrière.

  • Échap permet d’annuler
  • q permet de fermer la fenêtre sélectionnée
  • d permet de masquer toutes les fenêtres et d’afficher le bureau

Vous pouvez également utiliser les flèches du clavier ou la molette de la souris pour faire défiler les fenêtres.

Démonstration