Que reste t-il pour Linux ?

Durant les années 80-90, pendant l’ère MS-DOS, les utilisateurs de systèmes Unix se moquaient de la médiocrité technique de ce dernier : système toujours 16 bits, quand les architectures 32 bits étaient déjà démocratisées; système mono-tâche, l’utilisateur ne pouvant faire qu’une seule chose à la fois; système mono-utilisateur, la gestion des droits et la sécurité étaient inexistantes; ne disposait pas non plus de pile TCP/IP; et ne proposait qu’un shell particulièrement limité. Le système était pourtant déjà vendu pré-installé sur tous les PC, et la vente forcée fit le succès commercial de Microsoft.

En août 1995, l’éditeur sortit Windows 95. Le système passa enfin au 32 bits, apporta le multitâche préemptif, ainsi qu’une interface graphique relativement moderne pour l’époque, tout en facilitant nombre d’actions. Bien que très loin derrière les possibilités offertes par BeOS, encore une fois, la vente forcée aidant, ce fut un succès populaire. Et ce, malgré l’instabilité chronique du système, les utilisateurs subissant de nombreux et réguliers BSoD, ce qui les obligeait à redémarrer leur machine et perdre tout leur travail en cours.

Avec la sortie de Windows 2000, et surtout, Windows XP, Microsoft fit converger ses branches pro et grand public. Ce dernier bénéficia d’un tout nouveau noyau, enfin robuste, qui apporta une certaine stabilité au système. Il n’est désormais plus rare de trouver des Windows qui servent de stations de travail, avec plusieurs centaines de jours d’uptime. L’un des premiers avantages de Linux s’envola.

Microsoft continua son petit bonhomme de chemin, malgré certaines versions, telles Vista ou Windows 8, relativement boudées par le public. Mais vous connaissez la chanson. Avec la vente forcée, le système continua de se vendre comme des petits pains. Néanmoins, avec l’arrivée de Windows 8, ce ne sont plus les qualités techniques du système qui furent décriées, mais sa nouvelle interface. En février 2014, Steve Ballmer quitta la direction de l’entreprise, pour laisser la place à Satya Nadella. Avec lui, Microsoft fit preuve d’une plus grande ouverture, tout en étant plus à l’écoute des utilisateurs.

Durant les pré-versions de Windows 10, la presse se fait élogieuse à la sortie de chaque nouvelle build. Mais surtout, ce sont les nombreux avantages de Linux qui tombent un à un. Tout d’abord, l’apparition des bureaux virtuels, qui étaient demandés depuis de nombreuses années. Ensuite, avec OneGet, les administrateurs systèmes bénéficieront désormais d’un gestionnaire de paquets, capable d’installer, supprimer et gérer des applications depuis des dépôts. Microsoft décide également d’apporter le support de tous les codecs et conteneurs populaires à son lecteur multimédia, y compris ceux provenant du libre, comme FLAC ou Matroska. Les utilisateurs de Windows 10 n’auront donc plus besoin d’installer VLC pour pouvoir tout lire. Même chose du côté de la visionneuse d’images, qui va jusqu’à supporter les formats RAW.

Nous avons donc un système stable, avec bureaux virtuels, gestion des applications centralisée (Windows Store ou dépôts pour les administrateurs), tous les formats supportés par défaut… Mais en plus de rattraper son retard sur Linux et OS X, Microsoft prend également de l’avantage dans certains domaines. Tout d’abord, l’intégration. Microsoft vise une plateforme unique, aussi bien pour les PC, les tablettes, les smartphones ou sa console. Ainsi que des applications universelles qui pourront tourner partout. Les différents appareils devant également pouvoir communiquer et interagir entre eux. Du côté de Linux, c’est tout juste si nous avons les prémisses d’un projet permettant à une machine sous Linux de communiquer avec un smartphone sous Android. L’avantage qu’on pourrait avoir, ça serait de supporter aussi bien tous les systèmes, là ou Apple, Google ou Microsoft, préfèreront ne supporter que leur solution maison.

Cortana, l’assistant personnel de Microsoft, jusqu’à présent uniquement disponible sur Windows Phone, le sera également sous Windows 10. Que ce soit celui de Microsoft, ou ceux d’Apple ou Google, les assistants ne sont pas encore très évolués, et on peut se demander l’intérêt d’en avoir un sur PC, et l’air bête  qu’on aurait en parlant à sa machine. Mais je pense que le plus important, c’est de voir à quel point ils investissent sur l’intelligence artificielle, et tout ce que ça permettra dans le futur. Pour ceux qui ont regardé la série Extant, je pense qu’on peut avoir un aperçu plutôt plausible de ce que seront les maisons intelligentes et connectées de demain. On ne parlera plus à son PC, en devant se situer physiquement à proximité de ce dernier, mais on pourra parler naturellement à une entité intelligente, où que l’on soit dans le bâtiment.

GNOME, avec son shell, a permis de faciliter certaines actions. On peut taper le nom d’une ville pour obtenir l’heure locale; taper le nom d’un contact, et pouvoir plus rapidement accéder à sa fiche pour obtenir ses informations ou lui envoyer un email; pouvoir taper des opérations arithmétiques sans avoir besoin de lancer la calculatrice… mais sans intelligence artificielle, nous ne pourrons guère aller plus loin qu’économiser un ou deux cliques de souris.

Il y a bien le Projet Pensées Profondes, développé par des étudiants de l’ENS de Lyon, qui fait appel à des projets libres comme Wikidata ou OpenStreetMap, pour pouvoir répondre à des questions (pour le moment, uniquement en anglais). Mais ça reste un projet étudiant, là ou de gros acteurs tels que Canonical, Red Hat ou Mozilla, qui n’a aucun assistant personnel sous Firefox OS, auraient du investir sur un projet commun. Projet qui nécessite également des algorithmes de reconnaissance et de synthèse vocale, pour lesquels les concurrents propriétaires obtiennent des résultats de plus en plus naturels, là où le couple libre Orca / eSpeak, donne rapidement envie de se taper la tête contre les murs.

Bien entendu, nous ne pouvons pas compter uniquement sur les entreprises et organisations qui soutiennent le libre, et j’avais placé de grands espoirs dans les campagnes de financement participatif. Malheureusement, malgré quelques succès (OpenShot ou Builder) et ce, même si l’ensemble des paliers n’ont pas été atteints, j’ai l’impression de voir beaucoup plus d’échecs (Geary, GCompris ou Pitivi, pour ne citer qu’eux).

Pire encore. Non seulement nous avons de moins en moins d’avantages à faire valoir, mais surtout, j’ai l’impression que c’est nous qui courrons désormais derrière le monde propriétaire. Quand PulseAudio est sorti, il ne faisait que rattraper son retard sur les piles audio concurrentes. Il en sera de même pour la partie vidéo, quand nous passerons enfin à Wayland. Ou quand on pourra enfin isoler les programmes dans des sandbox, de façon plus simple et transparente. Mais quel autre gros projet avons-nous, à moyen terme ? De son côté, Microsoft arrive encore à surprendre, avec des projets comme HoloLens, ou la traduction audio à la volée, avec Skype Translator.

Certains seraient tentés de dire que le libre a de toute façon gagné, qu’on le retrouve partout. Oui, mais non. Le libre sert effectivement de base solide, qui fait gagner du temps et de l’argent aux industriels, mais c’est accompagné à chaque fois d’une surcouche propriétaire, comme c’est le cas d’Android, ChromeOS ou SteamOS. Ou se trouve être inaccessible à l’utilisateur, comme c’est souvent le cas dans l’embarqué.

On pourrait également penser qu’avec la démocratisation de Linux apportée par Ubuntu ou l’arrivée de Steam, on pourrait gagner en popularité. Effectivement, je pense que de plus en plus de gens vont bénéficier de machines sous Linux, Canonical et Dell ayant signés des accords pour une commercialisation en Inde et en Amérique du Sud. Mais si les utilisateurs ne sont pas éduqués au libre, Linux ne deviendra qu’une pâle copie des systèmes propriétaires. Même chose du côté des éditeurs de logiciels, qui ne respectent pas les bonnes pratiques, et commencent à pourrir le système de l’utilisateur. Gaming on Linux avait publié un article qui prenait en exemple des jeux qui effectuaient leurs sauvegardes directement à la racine du répertoire de l’utilisateur, ou dans son répertoire Documents…

Au final, que reste t-il pour Linux. Pour le moment, sa liberté. Cette même liberté, qui nous permet de garantir un système propre, sûr, et dans lequel nous pouvons avoir confiance, quand il est développé par une distribution soucieuse des libertés, et que l’utilisateur y accorde également une certaine importance.

Selon le développeur et activiste Matthew Garrett, « les gens n’ont pas besoin d’un meilleur environnement de bureau, ils ont besoin d’un environnement différent, où la sécurité serait une préoccupation prioritaire dans la conception du système. Un environnement qui serait ouvert et respectueux de leur vie privée » (People don’t need a better desktop, they need a different desktop, a desktop where security is a priority concern in OS design, which respects privacy and is open).

Bien évidemment, nous devons miser là-dessus. Mais si nous n’avons rien d’autre de plus sexy à proposer, en regard du peu de changements de comportement apportés par les révélations d’Edward Snowden, je doute que cela change grand-chose. Les gens continueront de préférer céder leurs libertés, pour un peu plus de confort.

Et non, le fait que Linux soit bidouillable à l’envi, et qu’il propose de nombreux environnements de bureau, n’y changera rien.

 

18 réflexions au sujet de « Que reste t-il pour Linux ? »

  1. bien morose ta réflexion…
    sacrifier sa liberté pour un peu de confort n’a toujours pas été le cas depuis plus de 40ans? je dirai quelque part tant mieux pour nous que la station de travail GNU/Linux ne perse pas du coté du grand publique, ça permet de ne pas attirer l’attention des vilains pirates et agences de renseignement à démonter le système que nous utilisons, de toujours avoir le contrôle sur lui et non l’inverse, cependant les dernières directions prises par canonical ou les autres gros environnements de bureau tendent à rendre compliqué voire difficile à tweaker par nos propres moyens à l’aide de simples scripts, nous devons attendre qu’un développeur propose une extension quand dans les window manager datant de plusieurs dizaines d’années il est simple d’aller au coeur du programme pour l’adapter à nos besoins sans avoir fait d’études en programmation

    1. Disons qu’il faut trouver un certain équilibre. Si Linux ne fait plus rêver, il aura moins d’utilisateurs, et par ricochet, de développeurs. Et moins de développeurs, ça signifie moins de matériels supportés par des drivers libres, moins d’applications libres, ou dont le développement avancerait plus lentement, moins de documentation de qualité…

  2. linux fait rêver, il reste le système le plus utilisé, dans plus de 90% des cas c’est linux qui fait tourner la machine, quoi qu’en disent les détracteurs avec leurs stations de travail propriétaires. qui fait tourner les serveurs des sites que l’on visite, les machinbox, les télévisions, les smartphones, les consoles de jeu… c’est linux, nos cafetières programmables, nos réfrigérateurs, nos bidules connectés… busybox, linux etc… il ne faut pas l’oublier

    je pense que tu te sent dépossédé parce que les industries ont utilisé le libre pour y coller une surcouche proprio, et c’est valable pour tout les pionniers dans leurs domaines, quand leur bébé se retrouve propulsé dans une industrialisation qu’ils ne maîtrisent pas, que les choix faits vont à l’encontre de la philosophie d’origine
    (je sais que t’aime pas le rap mais écoute les paroles https://www.youtube.com/watch?v=G6pibWGqdAQ )

  3. Les gens continueront de préférer céder leurs libertés, pour un peu plus de confort.

    Les gens ne cèdent pas leur libertés, ils n’en veulent pas.
    Les gens veulent vivre et avoir du bonheur, ou à défaut l’illusion du bonheur.
    Si ça doit passer par la liberté, ils voudront être libre.
    Si ça doit passer par une mort lente et douloureuse d’un autre humain, ils voudront une mort lente et douloureuse d’un autre humain.

    Je fais du libre pour ceux qui en veulent. Les autres m’ont assez fait comprendre qu’ils ne veulent pas de nous.

  4. bonjour,

    je pense que l’évolution de l’informatique rend la donnée plus importante que la partie logiciel.

    donc avoir des logiciels ouverts avec des FORMATS ouverts deviendra de plus en plus importants.par exemple des que tu mets le doigts dans les systèmes apple, tu deviens esclave de leurs produits vu le peu d’interopérabilité.

    Les gens veulent accéder à leurs données depuis plusieurs équipements (typiquement un pc sous windows et un smartphone sous android/ios) donc les « guéguerres » apple, google, microsoft peuvent/vont bénéficier au monde du logiciel libre car nous libérons les formats de données en plus des logiciels.

  5. Je vois pour ma part toujours le même conflit dans ta triste prose, celui de l’espoir déçu d’autres choses; Car lorsque Garrett parle de différence je ne crois pas qu’il parle de Licence. Or il n’est pas question de différence lorsque tu regardes ailleurs ce qui est déjà pour regretter que Linux ne le soit pas.
    Regretter quoi d’ailleurs ? un environnement de bureau offrant tout ce qu’offre un autre alors même que tout tend a les dématérialiser tout deux. Cet ailleurs me semble finalement derrière toi, tu vieillis ma couille ;)

  6. Par certains aspects tu as raison, mais juste par certains aspects (ils ne sont pas nombreux). Pour d’autres tu as tort :

    Que reste-t-il pour Linux ?

    Bon déjà on dit GNU/Linux quand on sait de quoi on parle :-)

    Mais surtout, ce sont les nombreux avantages de Linux qui tombent un à un. Tout d’abord, l’apparition des bureaux virtuels, qui étaient demandés depuis de nombreuses années. Ensuite, avec OneGet, les administrateurs systèmes bénéficieront désormais d’un gestionnaire de paquets, capable d’installer, supprimer et gérer des applications depuis des dépôts. Microsoft décide également d’apporter le support de tous les codecs et conteneurs populaires à son lecteur multimédia, y compris ceux provenant du libre, comme FLAC ou Matroska. Les utilisateurs de Windows 10 n’auront donc plus besoin d’installer VLC pour pouvoir tout lire. Même chose du côté de la visionneuse d’images, qui va jusqu’à supporter les formats RAW.

    Oui bon ben ils intègrent enfin des vraies fonctionnalités qui existent depuis des lustres sur GNU/Linux… mais ça reste(ra) fermé, et à mon avis ce ne sera pas aussi souple et configurable que sur un GNU/Linux.

    Pour le gestionnaire de paquets, qui dit que l’on pourra trouver autant que ressources que dans un dépôt de Debian par exemple ?
    Pour la sécurité des données perso, je pense que les plus avertis utiliseront quand même VLC
    Le gestionnaire de bureaux virtuels, configurable jusqu’à quel point ?
    Ca reste du monGro$oft → protection des données de l’utilisateur = 0 et ça reste aussi un OS ouvert aux attaques et aux virus et autres vers et troyens avec des backdoors (même si le Michu moyen s’en dort la couenne).

    Nous avons donc un système stable, avec bureaux virtuels, gestion des applications centralisée (Windows Store ou dépôts pour les administrateurs), tous les formats supportés par défaut

    Tous ?? Vraiment ? même le tar et le gz natif par exemple (pour ne citer qu’eux) ? j’en doute …

    *Microsoft vise une plateforme unique, aussi bien pour les PC, les tablettes, les smartphones ou sa console. *

    Moui ben ils n’inventent rien là encore, Apple l’a fait en premier (ou du moins quelque chose qui s’en rapproche) puis Canonical avec l’environnement Unity… ils ne font que suivre le mouvement

    Cortana, l’assistant personnel de Microsoft, jusqu’à présent uniquement disponible sur Windows Phone, le sera également sous Windows 10.

    Et encore un outil, comme l’assistant d’Android/Chrome, qui sait tout sur ta vie privée et qui fourni les infos à la firme de Redmond et sincèrement je n’en veut pas.

    je pense qu’on peut avoir un aperçu plutôt plausible de ce que seront les maisons intelligentes et connectées de demain.

    Oui ben une maison connecté, déjà j’en veux pas, et encore moins une sous Minidoux Fenêtre qui me dira “hey mec ton frigo est vide” (je suis assez grand pour le voir) ou risque de planté ou tout révéler de ma vie privée à Mongro$oft ou à tel ou tel tiers commercial (merci les pubs intempestives sur le frigo connecté

    mais on pourra parler naturellement à une entité intelligente, où que l’on soit dans le bâtiment.

    Et passer pour un schyzo … quel intérêt de parler à la maison… Pour moi ça joue un rôle dans la désocialisation du monde.

    GNOME, avec son shell, a permis de faciliter certaines actions.

    J’ai envie de dire presque toutes les actions comme toute interface qui se respecte. Une interface n’est qu’un moyen graphique de lancer des commandes textuelles.

    mais sans intelligence artificielle, nous ne pourrons guère aller plus loin qu’économiser un ou deux cliques de souris.

    Tu fais une fixette sur les IA ? Sans vouloir faire mon parano, je n’ai pas envie d’une IA qui me dira quoi faire … C’est moi qui doit avoir la main sur mon environnement, pas l’inverse ! Pour ça, il n’a rien compris à l’informatique et au libre. Une IA c’est bien, mais pas sur un outil de travail comme un PC ou un environnement comme une maison. Et puis une IA n’est pas la solution à la bonne utilisation de nos outil, j’ai même envie de dire que c’est une solution d’asservissement et de contrôle de l’utilisateur par l’éditeur propriétaire du système avec toutes les dérives et insécurités que ça comporte.

    Il y a bien le Projet Pensées Profondes, développé par des étudiants de l’ENS de Lyon, qui fait appel à des projets libres comme Wikidata ou OpenStreetMap, pour pouvoir répondre à des questions (pour le moment, uniquement en anglais). Mais ça reste un projet étudiant

    Les plus grands projets libres sont partis de rien et souvent étaient des projets étudiants, le plus connus est le noyaux Linux (oui là on peut retirer le GNU car on parle du noyau)

    Mozilla, qui n’a aucun assistant personnel sous Firefox OS

    A mon avis ça ne saurait tarder… mais encore là, ça sert à quoi ? Il y a un agenda qui fait ce qu’on lui demande : fournir un calendrier et permettre d’y mettre des évènements avec des notifications dont la fréquence est paramétrables… Pour moi c’est ça un assistant : Un outil qui te rappel des évènements de ton agenda et c’est marre.

    de gros acteurs tels que Canonical, Red Hat ou Mozilla,[…], auraient du investir sur un projet commun
    Mouais pas certain, ils ont des idées et philosophies différentes, on se serait retrouvé avec des merdouilles comme dans Ubuntu et avec un support payant comme sur Redhat et des idées abracadabrantesques comme les tuiles publicitaires sur FF, le tout en non-libre (mais là c’est un autre débat) Et puis il mélange des acteurs de distros (Canonical et RedHat) et un éditeur de logiciel orienté web qui émerge coté OS mobile (qui n’est pas un distro finalement).

    Projet qui nécessite également des algorithmes de reconnaissance et de synthèse vocale, pour lesquels les concurrents propriétaires obtiennent des résultats de plus en plus naturels,

    ils ont plus de moyens donc plus de facilité à faire de la R&D
    ils travaillent dessus de puis plus longtemps
    ça sert à rien, c’est un gadget (et si t’es aphone, tu fais quoi ? ^^°)

    Bien entendu, nous ne pouvons pas compter uniquement sur les entreprises et organisations qui soutiennent le libre,

    Faux et archi faux, on peut le faire, mais il faut savoir être patient et se contenter parfois d’un minimum. En contrepartie on obtient des outils fiables et surs. Ça fait longtemps qu’autour de moi certaines personnes, mêmes profanes avec les outils informatiques, comptent principalement voir complètement sur les acteurs du libre et râlent (côté phone) sur Android ou Apple ou Windows. Ils ont tendance à vouloir passer sur FirefoxOs de plus en plus ou sur CyanogenMod/Fdroid et pour les PC passer à GNU/Linux (100% libre ou non). Et pour ma part, je n’attends plus rien du monde propriétaire et ne compte QUE sur le libre.

    j’avais placé de grands espoirs dans les campagnes de financement participatif.

    Quel rapport avec le sujet ? Le participatif n’est pas le Libre et encore moins GNU/Linux.

    Malheureusement, malgré quelques succès (OpenShot ou Builder) et ce, même si l’ensemble des paliers n’ont pas été atteints, j’ai l’impression de voir beaucoup plus d’échecs (Geary, GCompris ou Pitivi, pour ne citer qu’eux).

    Il faut regarder d’autres projets, voir l’ensemble des projets et ne pas se cantonner au participatif. Le libre par essence c’est du participatif (financier ou non) où toute une communauté met la main à la pâte (code, trads, gestion de projets, etc). Et puis les logiciels émergeant (libres ou non) c’est comme les startup, il y en a peu qui survivent… Même Google à foiré avec ses p#*ù:!^ de lunettes connectés (anti vie privée) alors que Google est un Géant du monde numérique avec des moyens capitaux considérables. Le truc c’est qu’il y a plus de logiciels libres qui sortent chaque jours que de logiciels propriétaires, en faisant un ratio, le nombre d’echecs est équivalent.

    Pire encore. Non seulement nous avons de moins en moins d’avantages à faire valoir, mais surtout, j’ai l’impression que c’est nous qui courrons désormais derrière le monde propriétaire.

    C’est ce qu’ils veulent nous faire croire, en fait le monde propriétaire a, depuis quelques années, souvent piqué les idées au monde libre. Deux exemples parmi tant d’autres :

    la transparence des fenêtres, ça existe depuis 2000 au moins sur GNU/Linux avec KDE ou XFCE, Microsoft ne l’a adopté nativement qu’avec Vista soit 7 ans plus tard !!). Et en passant, le bureau en 3D Compiz et toutes ses possibilités graphiques léchées et bien pensées, on ne l’a QUE sur les distro GNU/Linux (et ça tourne même niquel sur un vieux Dell C510 avec une carte graphique de 16Mo alors que Direct3D(à l’époque) peinait tourner sur windowsXP (expérience vécue, mon premier PC portable)
    La gestion des droits, de base, c’est ultra restreint dans Windows, même avec les dernières versions. S’il est possible d’avoir une gestion des droits sur les fichiers, répertoires et lecteurs dans Windows qui est relativement fine c’est juste parce que la firme avait acheté et ajouté un module qui permet de le faire, ce même module qui est inspiré globalement du monde libre, à savoir les ACL (pour moi en version plus complexe et juste copiée sur les droits UNIX → https://fr.wikipedia.org/wiki/Permissions_UNIX#Comparaison_avec_le_NTFS_de_Microsoft). La gestion des droits utilisateurs elle en revanche est ultra pauvre comparé à ce qui se fait sur GNU/Linux. Ne parlons pas de la gestion des droits sur le matériel ou les applications où là c’est un peu le tout ou rien et c’est vite une galère à mettre en place.

    Microsoft arrive encore à surprendre, avec des projets comme HoloLens, ou la traduction audio à la volée, avec Skype Translator.

    C’est vrai mais un outil de traduction informatique fait toujours des bourdes donc c’est inutile. Autant apprendre la langue ou faire appel à une personne qui connait la langue. Et puis c’est encore un moyen de rendre les utilisateurs dépendant d’un outil et développer un fainéantise latente. Et puis Skype … nid à saletés.

    Le libre sert effectivement de base solide, qui fait gagner du temps et de l’argent aux industriels, mais c’est accompagné à chaque fois d’une surcouche propriétaire, comme c’est le cas d’Android, ChromeOS ou SteamOS. Ou se trouve être inaccessible à l’utilisateur, comme c’est souvent le cas dans l’embarqué.

    Oui mais pas que, FirefoxOs n’a pas de couche propriétaire et est accessible, GNU/Linux c’est idem avec les moult environnements graphique, il est très accessible pour le Michu moyen. Ceux qui disent le contraire c’est ceux qui sont cloisonnées dans leurs habitudes et sont perdues lorsque le bouton bleu n’est pas à droite mais au centre.

    Linux ne deviendra qu’une pâle copie des systèmes propriétaires.

    Non, C’est encore une fois l’inverse. Les distributions GNU/Linux permettent l’avancée de l’informatique car permet, de par sa philosophie, la créativité et l’innovation. Le monde propriétaire n’invente rien, il achète, il copie. Je fais 10x plus de choses avec mon GNU/Linux Trisquel qu’avec un Wondiws7, et ce, avec une machine dite “obsolète”.

    Même chose du côté des éditeurs de logiciels, qui ne respectent pas les bonnes pratiques, et commencent à pourrir le système de l’utilisateur. Gaming on Linux avait publié un article qui prenait en exemple des jeux qui effectuaient leurs sauvegardes directement à la racine du répertoire de l’utilisateur, ou dans son répertoire Documents…

    A la racine, ça ne me choque pas, surtout sous GNU/Linux, il y a beaucoup de logiciels libres qui usent de fichiers/répertoires cachés dans le répertoire utilisateur pour y placer les confs, temps et sauvegardes… en revanche dans le répertoire Document, en effet c’est étrange. Mais ce genre d’article permet justement de corriger le tir.

    Au final, que reste t-il pour Linux. Pour le moment, sa liberté. Cette même liberté, qui nous permet de garantir un système propre, sûr, et dans lequel nous pouvons avoir confiance, quand il est développé par une distribution soucieuse des libertés, et que l’utilisateur y accorde également une certaine importance.

    Oui et pas que … il lui reste aussi :

    la possibilité de pouvoir s’abstraire de l’obsolescence materiel
    la sécurité (une attaque sur le poste n’aura les droits que de l’utilisateur connecté, et comme par défaut on ne se connecte pas en Root et que le mot de passe est dans un fichier chiffré … il y a toujours moyen de nettoyer/réparer la machine sans aller en mode sans echec, juste avec le compte root et en faisant un peu attention)
    la fiabilité : exemple parmi tant d’autre : le format ext4 permet de s’abstraire de la fragmentation du disque et donc des ralentissement ou perte d’espace.
    la possibilité d’installer autant de machine pour autant d’utilisateur que l’on veut sans restriction de licences
    la possibilité d’installer la distro sur un clé et travailler dessus sur n’importe quel poste de travail sans le parasiter
    des innovations constantes
    la possibilité de choisir son/ses environnement(s) de bureau
    la possibilité de configurer facilement et rapidement la distribution pour qu’elle corresponde à 100% à la personne (environnement de bureau, applications, apparences, comportement, etc)
    la possibilité de géré très finement (plus encore que sous la bouse fenêtrée de Redmond) les droits d’accès des utilisateurs et groupes d’utilisateurs aux fichiers/répertoires/matériels pour mettre en place une vraie stratégie de groupe d’utilisateurs.
    L’intér-opérabilité et dans la majeure partie des cas, la rétro-compatibilité
    etc (la liste est longue)

    Mais si nous n’avons rien d’autre de plus sexy à proposer, en regard du peu de changements de comportement apportés par les révélations d’Edward Snowden, je doute que cela change grand-chose. Les gens continueront de préférer céder leurs libertés, pour un peu plus de confort.

    Actuellement c’est vrai mais les choses changent. En tant que gens avertis nous devons aider les utilisateurs à prendre conscience de cela et donc à évoluer. Pour le côté sexy, GNU/Linux le devient de plus en plus.

    Et non, le fait que Linux soit bidouillable à l’envi, et qu’il propose de nombreux environnements de bureau, n’y changera rien.

    Ben si, car :

    Bidouillage à l’envie, tout dépend du niveau de bidouille, ça peut aller de la bidouille (paramétrage) qui permet de customiser finement à la bidouille de code souvent rébarbatif au Michu moyen (et là ok, ce type de bidouillage programmatique ne change rien à la donne)
    Changer l’environnement c’est très important, et là je parle d’expérience face à des utilisateurs complètement néophytes. Pouvoir proposer différents environnement qui parleront et permettront à l’utilisateur de d’avoir une réelle expérience utilisateur et de faire un choix par rapport à leurs attentes et logique de fonctionnement est presque vital pour une utilisateur, au lieu de se cantonner à un et un seul environnement qui t’oblige à penser comme le veut la firme.

    1. L’impression que tu me donnes, c’est que tu es intransigeant sur le libre. Ce n’est pas un reproche, mais je trouve ton avis biaisé et absolument pas représentatif de la population.

      Par exemple, j’ignore si les archives Unix seront supportées par défaut sous Windows 10. Mais autant c’est commun sous Linux, autant on ne doit pas en rencontrer souvent sous Windows. Tant que l’utilisateur peut enfin lire facilement les fichiers qu’il rencontrera souvent (MP3, FLAC, MP4, MKV…) il sera heureux.

      Même chose pour le degré de configuration permis (bureaux virtuels ou autre). À mon avis, ça conviendra sans problème au gros de la population. Et quand ce n’est pas le cas, les utilisateurs confirmés trouveront toujours un programme tiers pour corriger le tir.

      « ils ont plus de moyens donc plus de facilité à faire de la R&D. ils travaillent dessus de puis plus longtemps »

      L’utilisateur s’en fout. Ce qui lui importe, c’est le résultat qu’on lui propose.

      « ça sert à rien, c’est un gadget (et si t’es aphone, tu fais quoi ? ^^°) »

      Je trouve cette remarque représentative de l’ensemble de ton commentaire. Tu penses la même chose de l’IA, des assistants personnels… Le fait que pour toi, ça ne sert à rien, et que ça peut avoir un effet néfaste sur les gens (perte de la vie privée, feignantise de l’utilisateur…), c’est ton droit. Mais encore une fois, tu ne peux pas dire aux gens ce dont ils ont besoin ou non, ce qui est bien pour eux. Tu peux les informer des dangers, mais au final, la décision leur appartient. S’ils en ont besoin (et même si ce n’est qu’un gadget pour délirer cinq minutes), que tu n’as rien à proposer, mais qu’on le retrouve chez les concurrents, ce sont ces derniers qui seront attractifs à leurs yeux.

      Ensuite, je ne fais pas une fixette sur l’IA, et je ne pense pas qu’il faille regarder ce que les assistants personnels proposent aujourd’hui, mais ce qu’ils permettront demain : pour de la traduction fiable, de la reconnaissance de caractères sans erreurs, pour un correcteur grammatical sans faille (ce qu’on ne possède toujours pas de façon libre sous Linux) il faudra une IA. Et bien au delà, pour de l’aide à la décision, pour faire faire les tâches chiantes à notre place, il faudra encore une IA. Et je suis sûr qu’on pourrait trouver des milliers de nouvelles idées qu’on peut difficilement faire aujourd’hui, avec les moyens actuels.

      « A mon avis ça ne saurait tarder… mais encore là, ça sert à quoi ? Il y a un agenda qui fait ce qu’on lui demande : fournir un calendrier et permettre d’y mettre des évènements avec des notifications dont la fréquence est paramétrables… Pour moi c’est ça un assistant : Un outil qui te rappel des évènements de ton agenda et c’est marre. »

      C’est basique, et ça te convient. Ce qui se dessine, c’est que c’est bientôt l’anniversaire de ta fille, et qu’elle aimerai bien ce cadeau. Ton assistant t’indiquera l’endroit le plus rapide ou le moins cher où le trouver, quel itinéraire suivre… Alors bien sûr, tu peux éplucher tout un tas de sites manuellement, et trouver l’itinéraire par toi même. Mais le but d’un assistant, c’est d’assister, de faire gagner du temps, ce qui devient un bien de plus en plus précieux.

      « Quel rapport avec le sujet ? Le participatif n’est pas le Libre et encore moins GNU/Linux »

      Quand je parle de financement participatif, je parle d’aider des développeurs, ergonomes, infographistes ou ce que tu veux, à pouvoir travailler à temps plein sur un projet libre, plutôt qu’une heure ou deux une fois de temps en temps, quand ils arrivent difficilement à trouver un peu de temps libre (quand on a un emploi, puis ensuite une vie de famille, ce n’est pas évident).

      Par exemple, si The Gimp arrivait à se faire financer par ses utilisateurs, le développement serait infiniment plus actif, et ils ne sortiraient pas une nouvelle version tous les cinq ans. Ils pourraient même devenir une solution sérieuse, envisageable par les professionnels. Tandis que là, l’écart se creuse en notre défaveur. Ça manque de polissage, de fonctionnalités, parfois présentes, qui demanderaient à être retravaillées. Et d’autres qui sont complètement manquantes. Alors oui, tu me diras qu’un bon infographiste peut obtenir le même résultat sous Gimp qu’avec Photoshop. Sans doute. Mais s’il met infiniment moins de temps à faire le même travail sous Photoshop, pour pouvoir respecter les délais qu’on lui impose, et pour ne pas se prendre la tête, il choisira ce dernier.

      « Faux et archi faux, on peut le faire, mais il faut savoir être patient et se contenter parfois d’un minimum. »

      Les gens ne sont pas patients. Encore une fois, si tu ne proposes pas aussi bien, sinon mieux que le concurrent, ils iront voir ailleurs. Encore une fois, le fait que ce soit libre est pour toi prioritaire, mais les gens sont beaucoup plus pragmatiques. Ils veulent quelque chose de simple, qui fonctionne bien et qui réponde à leur besoin. Et ils s’en foutent que ce soit libre, et qu’en attendant quelques années, nous aussi nous pourront répondre à leurs besoins. D’ici-là, ils en auront de nouveaux.

      « la transparence des fenêtres, ça existe depuis 2000 au moins sur GNU/Linux avec KDE ou XFCE, Microsoft ne l’a adopté nativement qu’avec Vista soit 7 ans plus tard !!). »
      « Moui ben ils n’inventent rien là encore, Apple l’a fait en premier (ou du moins quelque chose qui s’en rapproche) puis Canonical avec l’environnement Unity… ils ne font que suivre le mouvement »

      Malheureusement, l’utilisateur s’en fout de qui a inventé telle ou telle fonctionnalité. Quand ils découvriront les bureaux virtuels sous Windows 10, ils trouveront ça génial, ne sauront même pas que c’était disponible ailleurs depuis bien longtemps. Puis de toute façon, ils s’en foutent. Ils se diront que maintenant, eux aussi y ont droit, et que c’est bien là le principal. Le fait est qu’avec Windows 10, sans doute pour rattraper l’échec de la version 8 dans les entreprises, Microsoft semble beaucoup plus à l’écoute de ses utilisateurs.

      « Il faut regarder d’autres projets, voir l’ensemble des projets et ne pas se cantonner au participatif. Le libre par essence c’est du participatif (financier ou non) où toute une communauté met la main à la pâte (code, trads, gestion de projets, etc). »

      Dans un monde idéal, sans doute. Mais je ne veux pas regarder d’autres projets. Égoïstement, je veux que mes besoins soient satisfaits. Par exemple, j’aimerai ajouter de la vidéo sur mon blog. J’ai donc jeté un oeil à Pitivi, qui est l’éditeur préconisé pour l’environnement GNOME. J’ai rencontré plusieurs plantages de l’application, fait des rapports de bugs, sans réussir à faire ce que je voulais. J’ai donc tenté OpenShot, qui ne m’a pas non plus convaincu. Et on en revient donc à ce que je disais précédemment. Si la campagne de financement participatif de Pitivi avait été un succès (de tête, ils visaient au départ les 110 000 euros, sont redescendus à 35 000, et ont difficilement obtenus 22 000 euros), ils auraient pu mettre une équipe à temps plein, tout serait allé plus vite, les versions se seraient enchaînées, et on aurait fini par obtenir un logiciel professionnel, robuste, performant, avec une foultitude d’options.

      On en est loin. Donc oui, j’attends. Je n’ai que ça à faire. Et pendant ce temps, les gens sont satisfaits de ce qu’ils trouvent sous Windows ou OSX :)

      Parce qu’au delà du système, finalement, ce qui compte le plus, c’est la logithèque que t’as à offrir.

    1. Non, j’explique juste qu’au milieu des années 90, quand j’étais encore ado, Linux me faisait rêver : système fiable et robuste, libre, dépôts centralisés, choix de l’environnement, bureaux virtuels… Puis à l’époque, les stations Unix, onéreuses et permettant des folies, faisaient encore baver. C’est ce qui m’avait poussé à migrer. Mais de nos jours, qu’est-ce qui pousserait un jeune à tenter Linux ? Il rêve sûrement plus qu’on lui offre un MacBook. Je me suis peut être mal exprimé dans l’article, mais l’impression que j’en ai, c’est qu’on ne fait plus rêver. Que nous n’avons plus rien de réellement innovant à proposer, que les autres n’auraient pas déjà.

      Alors bien sûr, il restera toujours le côté libre, respectueux, bidouillable, personnalisable à l’envie, mais ça n’intéresse finalement pas grand monde, et nous n’arrivons pas à communiquer dessus. Au final, on reste entre nous, et rien ne change.

      1. On doit être de la même génération, j’étais en fin d’adolescence en 2000, j’ai commencé avec une Redhat 5.1 trouvée sur un CD de magazine PC en 98.
        Je suis passé à GNU/Linux, non pas pour le libre, la stabilité ou je ne sais quoi, mais juste car je croyais qu’il n’existait que Windows à ce moment là. Et depuis je n’utilise que GNU/Linux. J’ai finalement apprécier ce dernier (après un paquet d’aller-retour sous windows) , car finalement Windows, même dans sa dernière version, n’a strictement rien avoir avec une Ubuntu par exemple, même au niveau de l’interface. Donc l’argument majeur pour moi, c’est le changement, le libre, le système de paquet, les bureaux virtuels etc… ça vient après.

  7. GNU/Linux, pas juste Linux !!

    Certes j’ai un avis tranché et je le reconnais, sauf que je parle d’expérience face à des profanes, lorsque je leur explique tout ça, ben ils font de grands yeux et se rendent compte de la réalité et nombre d’entre eux choisissent d’entrer dans le libre qu’ils soient de ma famille, de mes amis, des connaissances de voyage ou de parfais inconnus (si si, j’ose, et ça paie).

    Je comprends mieux ton point de vue pour le participatif. Mais bon, souvent les gens qui font avancer le libre ne le font pas pour vivre mais par conviction et ont dans la majeur partie des cas, un emploi, une vie de famille, etc. D’où le fait de mon incompréhension. Mais bon pourquoi pas…

    Si les gens avertis, comme nous, ne montrent pas le chemin aux néophytes et utilisateurs lambda (qui se moquent de qui a inventé quoi en premier ou se moquent de la personnalisation (en fait non, ils ne s’en moquent pas tant que ça, je peux te l’assurer pour l’avoir vu)) alors ils resteront cloisonnés dans un monde qu’ils pensent être le seul à exister, alors que si on leur montre une ouverture, ils iront voir et feront leur choix (idem je parle d’expérience). Et c’est ça l’important, leur donner le choix. Et crois moi, ils feront un tour vers GNU/Linux, reviendront surement vers Windos (qui a maintenant un pied d’égalité avec GNU/Linux) puis reviendront surement vers GNU/Linux (encore une fois je parle d’expérience, je l’ai vu et vécu de la part de mon entourage et sans que j’ai besoin de les y pousser, Microsoft et Apple les ont refroidi naturellement)

    Le temps où chaque utilisateur utilise inconsciemment une machine en se disant « de toute manière il n’existe que ça » est révolu. Souvent ils pestent après l’OS, la politique de la firme, les prix exorbitants ou encore les problèmes de sécurité dévoilés par Snowden et toute sa suite. Lorsque tu leur propose une alternative plus sécurisé, plus légère, plus personnalisable (même s’ils le font une et une fois), plus interopérable, avec une licence libre et gratuite, qui peut faire vivre leur machine encore au moins 5 ans, avec des mises à jour sur l’ensemble de leur écosystème informatique et ce en pouvant choisir ou non de faire la ou les mises à jours, et j’en passe, (sans y aller comme un bourrin qui installe sans demander son avis à l’utilisateur mais plutôt en y allant petit à petit pour les habituer) ils y vont, ils sont intéressé (c’est du vu et du vécu ce que je te dis là).

    Alors bien sûr, il restera toujours le côté libre, respectueux, bidouillable, personnalisable à l’envie, mais ça n’intéresse finalement pas grand monde, et nous n’arrivons pas à communiquer dessus. Au final, on reste entre nous, et rien ne change.

    Ta vision est trop pessimiste et renfermée.
    GNU/Linux et le libre ne s’arrête absolument pas à ça, preuve que tu n’y a pas tout compris.

    En gros, et d’après mon expérience, ce qui manque cruellement à GNU/Linux c’est des jeux à la mode et très récent. Pour tout le reste tu t’y retrouves.
    Pour l’éditeur vidéo, Il y en a tellement d’autres que Pitivi ou OpenShot (Cinelerra, Kino, Kdenlive, Avidemux, plus ici http://coagul.org/drupal/node/500/) Alors oui certains sont plus orientés KDE mais fonctionnent bien sous Gnome ou XFCE. J’ai utilisé Cinelerra et Kdenlive (sur Gnome et Xfce) j’ai du avoir en tout et pour tout 3 plantages (arret soudain) en une 30ene d’utilisations en moyenne mais je retrouvais mon projet où je l’avais arrêté…

    Pour le fait de faire rêver, de toute manière c’est peine perdu quelque soit l’OS tout simplement car globalement on en a tellement plein les mirettes que la société est une société de désabusé… donc bon. Et en passant je connais pas mal de gens (non informaticiens, non geek) qui ne sont absolument pas rêveur par rapport à Apple (et matos associé) ou par rapport à Microsoft (phone, windows10, etc)

    Pour le coup des assistants et autres gadget, oui en effet c’est mon avis et beaucoup seront d’un avis contraire au mien et je le comprends, chacun trouve son bonheur où il peut. Sauf que le fait est là, ce sont des outils qui affirment plus l’assistanat des utilisateurs qui sont inconscient de ce qui se passent derrière (et contrairement à ce que tu penses, si tu leurs parles de protection des données personnelles (ou d’intimité car ça parle plus encore), ils réfléchiront à deux fois avant de l’utiliser et demanderont comment faire pour protéger leur vie privée)

    Aller, j’arrête là sinon il faudra une base de donnée juste pour mes explications :D

  8. concernant « ceux qui font avancer le libre » il ne faut pas se leurrer, aujourd’hui le libre est une industrie comme les autres et ceux qui pisse le plus gros de la doc comme du code sont payés, directement ou indirectement pour ça.

    un utilisateur de Linux garantie GNU free :)

  9. Je vais prendre une expérience toute récente.
    Je travail dans une fondation qui s’occupe de personnes ayant des troubles psychiques.
    Nous avons un centre de jour avec un espace informatique.
    Deux PC Windows 10 et deux PC Linux Mint.

    Pourquoi Linux ? Simplement que les machines avaient XP et fin de maintenance.
    On a acheté deux nouvelles machines et recyclé deux autres.

    Les personnes qui fréquente le lieu se sont retrouvé à devoir rapprendre les deux OS.
    Première réaction, si un jour j’achète un PC il y aura Windows, donc tous le monde veut les machines Windows….et le coté logiciel libre ne les intéressent pas.
    Hier je suis allé remplacer l’imprimante (HP) et faire des mises à jours.
    Windows, je lance les mise à jours et télécharge l’exécutable, ras tous ce passe bien en très peut de temps.
    Linux Mint. J’installe hplip, configure l’imprimante et le scanner, cela fonctionne sauf le recto verso.
    Je passe Mint en 17.2. Relance l’utilitaire HP. Il veux mettre à jour le drivers et paf message d’erreur.
    Après une balade sur le web je trouve une version plus récente de hplip que j’installe. Monsieur tout le monde ne l’aurait pas fait.
    AU final machines Windows vite faite tous fonctionnent. Linux pas de recto verso pour le scanner et un après midi de maintenance. Alors OK je me prend pas la tête avec l’antivirus….et la aussi c’est grâce à l’impopularité de Linux, si Linux était plus populaire il faudrait un antivirus…. Donc oui, au final pourquoi mettre Linux…… Même si à la maison mon PC est sous Linux…..
    Linux c’est le serpent qui se mort la queue ou comme dit dans certains commentaire, de plus en plus le wagon qui court après le train…. Pour que Linux soit populaire il faudrait le trouver partout avec des drivers, etc….et pour cela il faudrait une réelle demande.
    Linux n’a pas sur profité de l’abandon d’XP pour devenir populaire, Linux n’a pas sut profité de Windows 8 qui plaisait pas pour devenir populaire.

  10. Un article qui est bien triste. Il omet tout de même des détails de taille.
    Tout d’abord la gratuité. OK ça ne fait pas tout mais, lorsque le système anti-piratage de Windows sera (trop ?) au point, beaucoup de gens n’iront pas acheter de multiples licences. Or, Windows 8/10 verrouillent beaucoup vis à vis du 7. Oui la mise à jour vers windows 10 est gratuite mais elle ne le sera qu’un temps. Passé ce délai … Oui c’est vendu en OEM, mais si on achète sa machine en pièce, c’est wallou.
    Et puis linux a une gratuité des utilitaires qu’on ne trouve pas sous Windows.

    Un autre détail, ce sont les progrès de Linux en eux-même et surtout ces dernières années sur la gestion du matériel et la fiabilité du système graphique (mis à part, toujours, avec les drivers propriétaires graphiques !). On a besoin aujourd’hui de moins de drivers pour les linux que pour un Windows.

    Ce qui fait encore défaut à Linux c’est surtout son manque de jeux (il faut tout se coder en openGL, plus compliqué comparé à directX), mais là aussi ça s’améliore. De plus en plus d’éditeurs (en dehors des très gros) proposent sur plusieurs plateformes et Wine s’améliore de versions en versions.

    Pour finir, je ne pense pas que Linux soit « à la traine » sur beaucoup de choses. Au contraire, Microsoft n’invente plus rien, car il n’y a plus beaucoup à créer. Ils font juste commerce de ce qu’ils trouvent, comme ils l’ont toujours fait depuis 30 ans.
    Les bureaux virtuels sont une chose, on ne juge pas un OS là dessus, les demandeurs étaient principalement les linuxiens, les windowsiens ayant d’autres priorités.

    Si Linux arrive à jouer la carte des jeux et rendre plus facile la gestion des plugins pour les navigateurs web par défaut (je ne compte pas « Chrome » qui est de google), alors il rivalisera parfaitement avec Windows pour le grand public, voire être mieux.
    Je précise, j’utilise Windows ET Linux, sans préjugés (bien que plus expérimenté techniquement sous Linux/Unix). Les deux sont bien, complémentaires, mais il ne suffit d’un rien coté Linux pour remporter haut la main et séduire le grand public.

  11. Pour moi cet article est un peu réducteur…
    Linux n’a jamais eu pour réel objectif de remplacer windows… Mais de proposer une solution à ceux qui étaient déçue par la conception, le fonctionnement, ou l’idéologie de microsoft ou apple…
    Linux à encore bien des avantages devant windows, particulièrement sa stabilité et sa vitesse au niveau de la pile applicative… Le simple fait que le code linux soit ouvert permet d’avoir une meilleur stabilité de cette même couche applicative…
    Je vois constamment des pc sur windows avec des bugs lié à l’adaptation à l’os qui n’existent pas chez nous…
    Après, tu parles beaucoup de services liés à la mise en centralisation du système windows… L’IA tel que tu la décris fonctionne par le biais de bases de données centralisées et d’algorithmes de recherches qui n’ont pas à la base été lancés pour les os, mais par les moteurs de recherche… Une fois stabilisés et optimisés, elles ont été mises en place sur windows… Mais chez nous, ça impliquerait d’avoir des services web gérés par la communauté avec des quantités massives de données stockées des requêtes colossales, etc…
    Je ne suis pas sur qu’actuellement ce soit un prix que la communauté soit prête à payer pour un service au final à l’objectif des lambdas qui ne savent pas utiliser un moteur de recherche…
    Je préfère largement avoir un moteur sémantique local comme sur kde qui permette de s’y retrouver dans ses propres données, plutôt qu’une IA qui va reconnaître ma voix…
    Maintenant, si windows reconquiert des parts de marché grâce à ça, tant mieux pour eux… S’ils en arrivent à faire un système vraiment stable et vraiment concurrentiel à linux, tant mieux pour les utilisateurs windows… Mais ce n’est plus une question de performances, mais bien d’idéologie qui fait que notre manchot préféré avance… Torvald et Stallman ne sont pas des personnes qui visent des « clients » mais qui considère que linux et l’open-source sont un bénéfice pour l’humanité…
    Le simple fait de comparer windows à linux en terme de popularité montre qu’une partie de tout cet esprit à été perdu et perverti par de basses considérations de fonctionnalités qui font surtout joli sur le papier, mais qui pour le moment, n’ont strictement aucun réel intérêt final pour l’utilisateur…
    Pour moi, c’est à peu près comme le cube de compiz, c’est beau, mais ça sert a rien…

  12. Je suis ingénieur environnement de formation, programmeur par passion, j’espère peut-être un jour avoir une petite entreprise ou qqch comme cela pour vivre de mes passions.

    Et je travail sous linux, et je peux vous garantir qu’il y a plein d’avantage que ni windows ni osx ne risquent d’obtenir (en tout cas pas sans changer de business model):

    – Premièrement je n’ai pas peur que microsoft (pour apple c’est trop tard, ils l’ont déjà fait) verrouille l’accès à la plateforme et m’impose d’acheter leurs outils propriétaire pour développer pour ma plate-forme de référence. De plus en utilisant des librairie libres j’ai la garantie que je garde le contrôle de mes codes, on est loin de pouvoir dire la même choses de win32 ou de cocoa.

    – La concurrence peut jouer, si ma distrib linux ne me plaît pas je passe à une autre et je retrouve la plupart de mes applications, tout à fait compatible. Si apple et microsoft avaient rendus leurs système interpollables je n’aurais pas râlé mais ils font des efforts pour que justement l’utilisateur ne puissent pas se passer d’eux.

    Vous me direz, ce ne sont que des choses qui concerne les entreprises, qui sont souvent contentes de travailler avec microsoft. Alors oui, cela ne concerne pas l’utilisateur lambda mais j’ose espérer que les entreprises seront aussi un moteur de changement. Ou a défaut le droit, histoire que les gains de nombreuses personnes ne soient pas conditionné au bon vouloir de quelques grandes entreprises.

    Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que StarOffice, Netscape et/ou Blender ont rejoint le monde de l’open source… ce sont des programmes initialement propriétaire qui ont souffert du même manque de concurrence, orchestré par microsoft dans le cas des deux premier. Ce sont maintenant LibreOffice, Firefox et… ben blender, et ce sont des logiciels qui font plus que compter sur leurs marché.

    Linux arrivera à toucher le grand publique quand le marché en aura besoin pour échapper à la mainmise de microsoft et apple.

    P.S. Mis à part ça je trouve que j’ai encore bien assez de choses sur mon bureau linux pour rigoler face au utilisateurs windows.

    Quand au assistants vocaux je penses qu’il faut se résoudre au fait que cela requière surtout masse de serveurs et une capacité de traitement démesuré… je penses même qu’il s’agit d’une des manière future de faire payer les logiciel: vendre la puissance des serveurs que les particuliers

    Quand aux IA, les gens déchanterons le jours où ils verront que leurs jobs de traducteurs, vendeurs et/ou hôtes d’accueil seront remplaçables par des IA, peut-être voudrons-ils avoir un linux open-source pour reprendre le contrôle de leur informatique !

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